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Lac de Sainte-Marguerite (2227m)

Les Orres

Embrunais

Hautes-Alpes

 

Latitude  44° 27' 12'' N
Longitude 6° 33' 31'' E
Altitude 2 227 m

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



  Itinéraires d'accès au lac
Mis à jour en juillet 2021

RANDONNÉE FAMILIALE SUR SENTIER BALISÉ

      Le lac de Sainte-Marguerite (2 227 m) se situe au SUD de la station des Orres (1 650 m) (carte), qui se trouve elle-même au SUD-EST et à une quinzaine de kilomètres d'Embrun (Embrunais, Hautes-Alpes) (accès routier n°1).

      Dans la station des Orres 1800, départ de la randonnée, on peut garer sa voiture au parking de Pra Païsset ou parking de Bois Méan ou encore parking de la via ferrata, très grand parking devant une barrière et avant un virage en tête d'épingle (1 660 m). (carte)

      L'accès routier à la station des Orres peut se faire depuis Embrun (accès routier n°1), Guillestre (accès routier n°2), Gap (accès routier n°3) ou Briançon (accès routier n°4), par exemple.

      Voici les itinéraires de randonnée :

  N°1 d’après le site communautaire Bivouak.net www.bivouak.net, Copyright ©

  N°2 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©

  N°3 d’après le site perso www.oduch.fr de Christine et Olivier DUCHEMIN, Copyright ©

 

  Contexte géologique du lac

      Le lac de Sainte-Marguerite (2 227 m), bien qu'à proximité et au SUD de la station des Orres (1 650 m), se trouve entre mélézins et alpages, dans un environnement calme et verdoyant, exempt de toute infrastructure liée au tourisme hivernal. Comme les pistes de ski, plus au NORD, le lac est établi dans le flysch"De l’allemand fließen, « couler », le flysch est un faciès géologique qui a la particularité de glisser facilement sur les pentes. Typiquement un flysch est constitué par une alternance de bancs de grès (en bas) et de schistes argileux (en haut). Les flyschs se forment par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Ils proviennent de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers eaux plus profondes. Ces boues et ces sables se redéposent au fond de l’océan par décantation : gros grains dessous, petits grains dessus. On parle de granuloclassement, d'où la présence d’une stratification." à helminthoïdes"Le flysch du Crétacé à helminthoïdes se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes sur la roche, faisant penser à des vers (grec elmins « ver », d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »).
Ce type de trace fossile ou ichnofossile ou ichnofossile correspond probablement au déplacement d'un animal. Ce dernier n'est pas connu."
de la nappe du Parpillon (1'). Ces roches sont les marqueurs d'un ancien océan, aujourd'hui disparu : la Téthys ligure ou océan liguro-piémontais, un océan profond d'au moins 3 000 m, il y a 150 millions d'années. Le flysch, composé de roches relativement tendres, a permis la genèse de reliefs peu accusés et sensibles à l'érosion : de nombreuses coulées boueuses tapissent des combes et des versants où ont pris place de nombreux cônes d'éboulis, ravines torrentielles et dépôts glaciaires. (1'')

      Le flysch"De l’allemand fließen, « couler », le flysch est un faciès géologique qui a la particularité de glisser facilement sur les pentes. Typiquement un flysch est constitué par une alternance de bancs de grès (en bas) et de schistes argileux (en haut). Les flyschs se forment par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Ils proviennent de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers des eaux plus profondes. Ces boues et ces sables se redéposent au fond de l’océan par décantation : gros grains dessous, petits grains dessus. On parle de granuloclassement, d'où la présence d’une stratification. Ces dépôts ont eu lieu juste avant la disparition de la Téthys Ligure ou océan liguro-piémontais, il y a 65 millions d’années environ." à helminthoïdes"Le flysch du Crétacé à helminthoïdes se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes sur la roche, faisant penser à des vers (grec elmins « ver », d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »).
Ce type de trace fossile ou ichnofossile correspond probablement au déplacement d'un animal. Ce dernier n'est pas connu."
, qu'on trouve aux alentours du lac de Sainte-Marguerite,
désigne à l'origine un faciès"Du latin "facies", signifiant "forme, aspect", un faciès géologique comprend toutes les roches d'une certaine localité ou région qui se sont formées ou transformées dans les mêmes conditions physiques et chimiques. (D'après https://www.aquaportail.com/definition-7554-facies-geologique.html)" lithologique, c'est-à-dire un ensemble de roches, pouvant être différentes les unes des autres dans une région donnée, et qui ont effectué le même voyage tectonique"De l'allemand "Tektonik", du grec "tektonikê", art du charpentier, art du bâtisseur, la tectonique désigne l'expression géologique de l'activité géophysique interne de la Terre.", dans les mêmes conditions physiques et chimiques. Ce faciès a la particularité de glisser facilement sur les pentes, d'où le nom de flysch, de l’allemand fließen, « couler ».

      Typiquement le flysch se forme par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Il provient de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers les plaines abyssales où ils se redéposent.

      Lorsqu'un océan se referme, la lithosphère"La lithosphère (du grec "lithos", pierre et "sphaera", sphère) désigne l'enveloppe rigide et externe de la Terre. Avec une épaisseur de 100 km, elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle se subdivise en plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. La lithosphère, rigide, repose directement sur l'asthénosphère, solide mais ductile." océanique passe sous la lithosphère continentale : c'est une subduction"La subduction (latin subductio, action de tirer sur le rivage) est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparait sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse)." et une fosse océanique"Une fosse océanique est une longue et profonde dépression sous-marine qui longent des continents ou des archipels volcaniques. Elle résulte de la subduction ou de la divergence engendrée par la collision ou l'expansion de plaques tectoniques." se forme juste devant le prisme d'accrétion"Un prisme d'accrétion océanique est une accumulation de sédiments et de fragments de croûte océanique tout le long de la bordure de la fosse de subduction. Cette structure résulte de l'effet "bulldozer" exercé par le bord de la plaque supérieure qui vient racler la surface de la plaque inférieure en cours de subduction. L'accumulation de matériaux forme progressivement un relief et acquiert une section relativement triangulaire, d'où le nom de "prisme" qui lui est donné.". Soumises à des contraintes mécaniques énormes, la lithosphère continentale, c'est-à-dire la plaque""lithos", pierre et "sphaera", sphère) désigne l'enveloppe rigide et externe de la Terre. Avec une épaisseur de 100 km, elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle se subdivise en plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. La lithosphère, rigide, repose directement sur l'asthénosphère, solide mais ductile." non-subduite, subit une déformation et se soulève tout le long de la marge continentale"Une marge continentale est une bordure immergée d'un continent. Elle est constituée de lithosphère continentale en contact avec de la lithosphère océanique. On distingue les marges continentales passives dues à une rupture de la lithosphère continentale par arrachement (processus de rifting et d'océanisation) et les marges continentales actives dues à une subduction de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale.". Un relief tend à se créer avec pour corollaire une érosion accrue. (Seuls les reliefs sont érodés. Un continent complètement plat ne subit pas l'érosion.) Le granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche).
C'est grâce aux granites et roches apparentés, relativement légères, que la lithosphère continentale flotte d'une part sur l'asthénosphère et d'autre part sur la lithosphère océanique toutes deux plus denses. Le granite est une véritable bouée pour les continents ! ! !"
continental (sur le continent donc !), c'est à dire la fameuse "bouée de granite" qui fait flotter les plaques""lithos", pierre et "sphaera", sphère) désigne l'enveloppe rigide et externe de la Terre. Avec une épaisseur de 100 km, elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle se subdivise en plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. La lithosphère, rigide, repose directement sur l'asthénosphère, solide mais ductile." continentales au-dessus de l'asthénosphère"L'asthénosphère (du grec : astheneia, sans force, sans résistance et sphaera, sphère) est une partie "sans force", "sans résistance", c'est à dire ductile, du manteau terrestre. Elle se situe juste sous la lithosphère et se prolonge jusqu'au manteau inférieur. Elle commence à l'isotherme 1 350°C, vers 100 km de profondeur, où la température est nécessaire et suffisante pour rendre ductile les péridotites qui la composent. Elle s'achève vers 660 km au-dessous de la surface de la Terre, où la température atteint 1 630°C. Par la présence de ce gradient thermique et des températures supérieures ou égales à 1 350°C, l'asthénosphère est animée de lents courants de convection, associés aux mouvements des plaques de la lithosphère." et aussi au-dessus des plaques océaniques, est érodé. Claude KERCKHOVE, professeur émérite des universités, ajoute que « l'érosion remobilise aussi des sédiments calcaréo"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3."-argileux"Du latin «argilla», argile, l'argile désigne une famille de minéraux, les silicates SiO44-, ou une particule dont la granulométrie (dimension) est inférieure à 4 microns." encore meubles déposés en bordure des terres émergées. »

      Tout ce matériel sédimentaire, siliceux"Du latin « silex », la silice désigne la forme naturelle du dioxyde de silicium (SiO2) qui entre dans la composition de nombreux minéraux." d'une part (dégradation de granite) et calcaire d'autre part, est entraîné, par une succession d'avalanches sous-marines, dans la fosse océanique et les plaines abyssales où il s'étale. Le dépôt sédimentaire se fait au moyen de courants de densité"Kneller et Buckee définissent un courant de densité ou de gravité comme « un écoulement induit par l'action de la gravité sur un mélange trouble de fluide et de sédiments (en suspension), en raison de la différence de densité entre le mélange et le fluide ambiant ». Un courant de turbidité est un courant de suspension dans lequel le fluide interstitiel est un liquide (généralement de l'eau).
Kneller, B. & Buckee, C. 2000, "The structure and fluid mechanics of turbidity currents : A review of some recent studies and their geological implications", Sedimentology, vol. 47, no. SUPPL. 1, pp. 62–94."
(ou courants gravitaires) : les matériaux les plus grossiers (galets, sable) se déposent en premier (ils formeront, selon le cas, des bancs de grès"Le grès est une roche sédimentaire détritique, issue de l’agrégation et de la cimentation (ou diagenèse) de grains de sable composés de silice (quartz)." [silice"Du latin « silex », la silice désigne la forme naturelle du dioxyde de silicium (SiO2) qui entre dans la composition de nombreux minéraux."] ou des bancs calcaires), puis les éléments les plus fins se déposent à leur tour (particules calcaires, argiles). C'est un granuloclassement, d'où la présence d’une stratification. Selon la proportion de silice ou de calcaire, le flysch sera plutôt gréseux ou plutôt calcaire. La "séquence granoclassée" est d’épaisseur variable : de quelques centimètres, à plus d'une dizaine de mètres !

      Le flysch est probablement le dernier sédiment déposé, au Crétacé"Du latin « cretaceus », « qui contient de la craie », le Crétacé est ainsi nommé en se référant aux vastes dépôts crayeux marins datant de cette époque et que l’on retrouve en grande quantité en Europe, notamment dans le Nord de la France. Le Crétacé (entre -145 et -66 Ma) est la dernière Période du Mésozoïque ou Ère secondaire." supérieur (entre -100 et -66 millions d'années), dans la Téthys ligure ; c'est-à-dire "juste avant" la fermeture dudit océan, il y a 65 millions d'années. Ce flysch n’a pas subi de métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá, au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010"
, car il aurait échappé à la subduction"La subduction (latin subductio, "action de tirer sur le rivage") est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparaît sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse)." alpine. (2)

      Pourtant Claude KERCKHOVE nous enseigne que « les belles théories ne sont pas toujours directement applicables aux situations réelles, comme c’est le cas pour la chaîne alpine dont la genèse se révèle particulièrement complexe. En particulier les modalités de la fin de vie du domaine océanique téthysien au Crétacé supérieur restent mal comprises. Le Flysch à helminthoïdes devrait nous apporter des éclaircissements : malheureusement il est totalement exotique, décollé au toit d’une formation de "black shales" albo-cénomanienne elle même allochtone mais qui recèle des blocs de matériel ophiolitique au Peyron de Serenne en Ubaye. »

      Le flysch"De l’allemand fließen, « couler », le flysch est un faciès géologique qui a la particularité de glisser facilement sur les pentes. Typiquement un flysch est constitué par une alternance de bancs de grès (en bas) et de schistes argileux (en haut). Les flyschs se forment par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Ils proviennent de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers eaux plus profondes. Ces boues et ces sables se redéposent au fond de l’océan par décantation : gros grains dessous, petits grains dessus. On parle de granuloclassement, d'où la présence d’une stratification." à helminthoïdes"Le flysch du Crétacé à helminthoïdes se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes sur la roche, faisant penser à des vers (grec elmins « ver », d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »).
Ce type de trace fossile ou ichnofossile ou ichnofossile correspond probablement au déplacement d'un animal. Ce dernier n'est pas connu."
désigne une variété de flysch relativement riche en lits calcaires, qui affleure sur de grandes surfaces, notamment en Embrunais et en Ubaye.

      Le dépôt de calcaire en milieu abyssal peut paraître étonnant, car les carbonates (CO32-) sont dissous par les fortes pressions exercées par l’eau de mer au-delà d’une certaine profondeur, nommée "profondeur de compensation de la calcite" (en anglais CCD : Calcite Compensation Depth). Cette profondeur, variable selon les latitudes et les apports en carbonates, est de l’ordre de 4 800 à 5 000 m dans les océans actuels (10). Elle avoisinait probablement les 3 000 à 4 000 m dans la Téthys ligure (10). Claude KERCKVOVE nous explique que de tels dépôts sont possibles car « l’apport par avalanche sous-marine est quasi instantané, contrairement à la chute lente des particules planctoniques"Du grec « planktos », « errant », le plancton est un regroupement d’organismes, le plus souvent microscopiques, qui dérivent passivement ou nagent faiblement près de la surface des eaux douces, saumâtres ou salées.
« Le plancton marin est constitué de tous les organismes vivants qui se laissent dériver à grande distance dans l’océan, même si beaucoup d’entre eux, comme les Méduses, peuvent se déplacer activement sur de courtes distances. Cela inclut donc les Virus, les Bactéries et Archées, les Protistes (c’est-à-dire les Eucaryotes unicellulaires tels que les Protozoaires et les microalgues), le zooplancton, constitué d’animaux pluricellulaires dont la taille va d’environ 0,1 mm à plusieurs centimètres, et le phytoplancton (le plancton végétal). »
Éric KARSINTI (2019)
Plusieurs milliers d’espèces de plancton repérées par Tara Oceans sont inconnues.
Pour la science, Hors-série n°104 : Océans, le dernier continent à explorer. Pages 28-31."
générées dans la zone euphotique"Du grec "eu", bien ou vrai et "photos", lumière, la zone euphotique d'un lac ou d'un océan est la zone supérieure où l’illumination permet la photosynthèse.". Mais on observe assez souvent une croûte siliceuse sombre épaisse de quelques millimètres à la surface des bancs calcaires à helminthoïdes attestant d’un début de dissolution après dépôt. »

      Le flysch à helminthoïdes de la nappe du Parpillon est une formation sédimentaire détritique du Crétacé supérieur constituée d’un empilement, sur une épaisseur de l’ordre du kilomètre (avant plissement), de séquences de dépôts résultant d’avalanches sous-marines qui se sont étalées dans des plaines abyssales (bathymétrie estimée à 4 000 m). Le matériel provient de l’érosion d’un continent "sud-alpin" avec du matériel siliceux (granito-gneissique), et de la remobilisation de sédiments calcaréo-argileux encore meubles déposés en bordure des terres émergées. Ce flysch se trouve ainsi sous deux faciès (calcaires et gréseux), qui coexistent à la fois latéralement et sur une même verticale.

      Le flysch à helminthoïdes du Parpillon a été déposé par une nappe de charriage"Une nappe de charriage est un grand ensemble cohérent de roches, de plusieurs centaines ou milliers de kilomètres cubes, qui, lors d'une orogenèse (formation de montagnes), ont été décollées du socle sur lequel elles reposaient, puis déplacées sur de grandes distances (plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres) et enfin déposées par-dessus un autre ensemble rocheux. Les roches charriées sont qualifiées d'allochtones, et les roches non-déplacées, d'autochtones." (transport tectonique"De l'allemand "Tektonik", du grec "tektonikê", art du charpentier, art du bâtisseur, la tectonique désigne l'expression géologique de l'activité géophysique interne de la Terre.") qui a parcouru plusieurs milliers de kilomètres, depuis un domaine marin lointain situé à l'EST ou au SUD-EST. Elle a été par la suite isolée par l'érosion : elle recouvre ainsi les montagnes de Vars, de Risoul, de Furfande et de l'Embrunais. Le flysch à helminthoïdes témoigne, de cette façon, du charriage qui a eu lieu par-dessus la zone briançonnaise, juste avant son soulèvement final. (4) (5) Dans l'Embrunais et en Ubaye, la nappe du Parpillon est constituée de flysch à prédominance de bancs calcaires vers le haut. Vers le bas et aussi au NORD et à l'OUEST de la nappe, ce sont les bancs de grés qui prédominent. La nappe, qui repose sur une semelle stratigraphique de schistes"La schistosité est la texture feuilletée caractéristique, formée par une succession de plaques très fines, que prennent les roches après avoir subit un métamorphisme." argileux"Du latin « argilla », argile, l'argile désigne une famille de minéraux, les silicates SiO44-, ou une particule dont la granulométrie (dimension) est inférieure à 4 microns." noirs et dont l'épaisseur est d'environ 1 km, a été charriée au tout début du Miocène"Du grec meioon, "moins" et kainos, "nouveau", c'est à dire "moins récent", car cette période comporte moins d'invertébrés marins modernes que le Pliocène, le Miocène est la première époque du Néogène et la quatrième de l'ère Cénozoïque. Il s'étend de -23 à -5 millions d'années." (entre -23 et -5 Ma), il y a plus de 20 Ma, c'est à dire plus de 40 Ma après la fin de la sédimentation à l'origine de la formation de flysch à helminthoïdes. (5) (6) (7) (8) (9) (11) (12)

      Le flysch à helminthoïdes se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes, qu'on observe sur la roche dans l'intervalle calcaire, faisant penser à des vers (grec elmins, d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »). Ce type de trace fossile ou ichnofossile"Du grec « íkhnos », « trace, piste » et « fossilis », « tiré de la terre », un ichnofossile est une empreinte ou une trace d’activité d’organisme fossilisée dans les sédiments." correspond probablement au déplacement d'un animal sur le fond abyssal, pendant la chute lente de particules calcaires. En recherche systématique de nourriture, il parcourait la surface d'une vase en décrivant des sillons ordonnés équidistants (3). Cet animal n'a pas été identifié (probablement un gastéropode). Aux alentours du lac de Sainte-Marguerite, ces traces fossiles sont particulièrement nombreuses. (Voir les traces fossiles ici, ici et )

      Nous remercions Claude KERCKHOVE, géologue, professeur émérite des universités, pour la gentillesse avec laquelle il a bien voulu répondre à nos questions sur le flysch à helminthoïdes pour rédiger ces quelques lignes.
 

  N°1 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°1' d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°1'' d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

  N°2 Jacques DEBELMAS, Pierre ANTOINE, Hubert ARNAUD, Maurice GIDON (2011)
L'exploration géologique des Alpes franco-italiennes
Éditeur : Presses de l'École des mines ; page 16

  N°3 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°4 Pierre TRICART, Marcel LEMOINE (2013)
À la découverte de la géologie des sentiers du Queyras
Éditions du BRGM

  N°5 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°6 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°7 Christian CARON, Reinhard HESSE, Claude KERCKHOVE, Peter HOMEWOOD, Jan van STUIJVENBERG, Norman TASSE, et Wilfried WINKLER (1981)
Comparaison préliminaire des flyschs à Helminthoïdes sur trois transversales des Alpes
Eclogae geol. Helv. Vol. 74/2 Pages 369-378

  N°8 Claude KERCKHOVE (1969)
La Zone du flysch dans les nappes de l’Embrunais-Ubaye (Alpes occidentales)
Géologie Alpine, t. 45, 1969, p. 5-204
Thèse de doctorat

  N°9 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°10 Marcel LEMOINE, Raymond CIRIO, Yves LAGABRIELLE (2014)
Le Massif du Chenaillet, Montgenèvre (Alpes franco-italiennes)
Éditions du CBGA (Centre Briançonnais de Géologie Alpine)

  N°11 KERCKHOVE C., GIDON M., PAIRIS J.L.
Notice explicative de la feuille Embrun-Guillestre à 1/50 000
2ème édition, coupure spéciale 2005
Éditions du BRGM, Service géologique national
pages 73-74
d'après le site InfoTerre du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), Copyright ©


N°12 TASSÉ Normand (1982)
Sédimentologie du flysch a helminthoïdes de la nappe du Parpaillon, Embrunais-Ubaye, Hautes-Alpes, France
Université McGill
Département des sciences géologiques
Thèse de doctorat

 

  Contexte écologique du lac

      Situé dans la partie SUD-EST du département des Hautes-Alpes, au SUD-EST d'Embrun, le large secteur qui héberge le lac de Sainte-Marguerite (2 227 m) prend place dans la zone biogéographique intra-alpine dauphinoise (carte). Il est soumis à un climat montagnard de type continental marqué. Le mélézin (Larix decidua) constitue la formation forestière dominante. Il est parfois associé au Pin sylvestre (Pinus sylvestris), comme à l'entrée de la vallée de Crévoux, au Sapin (Abies alba) et à l'Épicéa (Picea abies) à l'ubac du vallon de Vachères (au NORD-EST de la station des Orres) et au Pin cembro (Pinus cembra) dans les parties supérieures. Le site est composé aussi de landes, de prairies, de pâturages subalpins et de pelouses alpines à dominante calcicole. Se trouvent aussi des rocailles, des éboulis et quelques zones humides.

      Quatre habitats déterminants sont présents sur cet espace naturel :
- les bas-marais"Partie la plus basse d'un marais." cryophiles d'altitude des bords de sources et suintements à Laîche des frimas (Carex frigida) qui apparaissent ponctuellement dans de nombreux secteurs de ce site,
- les sources pétrifiantes d'eau dure (les sources et cascades pétrifiantes de la Muande en aval de Crévoux) qui engendrent d'importantes concrétions de tuf ruisselant le long du versant,
- les pinèdes fraîches d'ubac sur calcaire de Pin à crochets (Pinus uncinata) et de Pin sylvestre (Pinus sylvestris),
- les éboulis calcaires fins, représentés notamment par des formations à Liondent des montagnes (Leontodon montanus) et à Bérardie laineuse (Berardia subacaulis).

      De nombreux autres habitats remarquables sont également présents. Ce sont :
- les bas-marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana),
- les bas-marais acides,
- les formations végétales des rochers et falaises calcaires,
- les éboulis calcaires alpins,
- les mélézins"Forêt de Mélèzes."-cembraies"Forêt de Pins cembro ou Arole." ou forêts de Mélèze (Larix decidua) et de Pin cembros (Pinus cembra),
- les landes épineuses oro-méditerranéennes à Astragale toujours verte (Astragalus sempervirens),
- les prairies de fauche d'altitude,
- les mégaphorbiaies"Une mégaphorbiaie (du grec mega, grand et phorbē, paturage) est une formation végétale luxuriante, constituée de grandes herbes, de 1,5 m à plus de 2 m de hauteur, se développant sur des sols riches, frais, non-acides et humides." montagnardes et subalpines, formations opulentes de hautes herbes des combes humides et fraîches.

      Le site renferme sept espèces végétales déterminantes :
- Deux sont protégées au niveau national :
   - l'Androsace pubescente (Androsace pubescens),
   - la Laîche bicolore (Carex bicolor), rare Cypéracée des marécages arctico-alpins froids d'altitude.
- Une est protégée en région Provence Alpes Côte d'Azur :
   - le Jonc arctique (Juncus arcticus), autre plante arctico-alpine rare des marécages et bords de ruisselets.
- Quatre espèces n'ont pas de statut de protection :
   - la Gentiane asclépiade (Gentiana asclepiadea),
   - la Laîche très noire (Carex atrata var. aterrima),
   - le Pied d'alouette douteux (Delphinium dubium), spectaculaire Renonculacée des mégaphorbiaies subalpines, des aulnaies"Forêt d'Aulne." vertes et des prairies fraîches,
   - la Potentille des neiges (Potentilla nivalis).

      Ce large espace naturel comprend aussi six espèces végétales remarquables :
- Quatre sont protégées au niveau national :
   - la Bérardie laineuse (Berardia subacaulis), Composée archaïque endémique des Alpes du Sud occidentales, typique des éboulis calcaires à éléments fins,
   - la Primevère marginée (Primula marginata), spectaculaire plante des parois calcaires,
   - le Scirpe alpin (Trichophorum pumilum), rare Cypéracée circumboréale des bas-marais froids d'altitude,
   - l'Ancolie des Alpes (Aquilegia alpina).
- Une est protégée en région Provence Alpes Côte d'Azur :
   - la Minuartie des rochers (Minuartia rupestris subsp. rupestris).
- Une espèce n'a pas de statut de protection :
   - le Genépi noir (Artemisia genipi).

      Les Mammifères sont représentés par :
- le Bouquetin des Alpes (Capra ibex), espèce déterminante emblématique des Alpes,
- le Lièvre variable (Lepus timidus).

      Parmi les Oiseaux nicheurs se trouvent :
- l'Aigle royal (Aquila chrysaetos),
- le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), Rapace diurne rupestre assez rare et déterminant mais aujourd'hui en augmentation en tant que nicheur,
- l'Autour des palombes (Accipiter gentilis),
- le Tétras lyre (Tetrao tetrix), Galliforme remarquable fragile emblématique des Alpes,
- le Lagopède des Alpes (Lagopus lepus), autre Galliforme emblématique, relique glaciaire qui vit dans des milieux variés au-dessus de la limite des forêts, qui fréquente les reliefs de croupes et de crêtes fréquemment balayés par le vent (reliefs qui de ce fait sont à la fois déneigés [l'animal y trouve sa nourriture] et enneigés [l'animal peut s'y enfouir pour se protéger]),
- la Chevêchette d'Europe (Glaucidium passerinum), espèce euro sibérienne déterminante et rare de la taïga et des forêts claires de résineux dans les Alpes (mélézins"Forêt de Mélèzes.", sapinières"Forêt de Sapins.", pessières"Forêt d'Épicéas.", cembraies"Forêt de Pins cembro ou Arole."),
- la Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) autre espèce de Chouette forestière déterminante,
- le Pic noir (Dryocopus martius),
- le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), nicheur remarquable peu fréquent, d'affinité montagnarde, inféodé aux alpages (où il vient s'alimenter) situés à proximité de falaises où il niche,
- le Tichodrome échelette (Tichodroma muraria),
- le Sizerin flammé (Carduelis flammea), nicheur localisé et assez peu fréquent, que l'on rencontre dans les aulnaies vertes, les ripisylves"Du latin « ripa », rive et « silva » forêt,la ripisylve "forêt riveraine" désigne l'ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d'un cours d'eau.", les mélézins et les rhodoraies"Une rhodoraie est une lande à Rhododendron.",
- le Tarin des aulnes (Carduelis spinus), nicheur rare et remarquable, lié aux forêts de conifères,
- le Venturon montagnard (Carduelis citrinella), espèce paléomontagnarde remarquable, typique des boisements de conifères semi-ouverts,
- la Niverolle alpine (Montifringilla nivalis), espèce paléomontagnarde remarquable, caractéristique des pelouses avec escarpements rocheux des étages alpin et subnival des massifs montagneux les plus élevés.

      Les insectes sont quant à eux représentés par quatre espèces déterminantes de Lépidoptères :
- l'Alexanor (Papilio alexanor), protégée au niveau européen, rare et dont l'aire de répartition est morcelée, inféodée aux éboulis et pentes rocailleuses jusqu'à 1 700 m d'altitude où croît sa plante hôte locale Ptychotis saxifraga,
- le Moiré aveugle (Erebia pharte), espèce alpine de la sous-famille des Satyrinés liée aux prairies subalpines humides et aux pelouses entre 1 500 et 2 000 m et sensible au surpâturage,
- le Moiré piémontais (Erebia aethiopellus), Lépidoptère endémique franco-italien cantonné aux Alpes occidentales, inféodé aux pelouses alpines sèches à Fétuque paniculée (Festuca paniculata),
- l'Isabelle (Actias isabellae), espèce emblématique des Alpes du Sud, protégée au niveau européen, de répartition ouest-méditerranéenne morcelée (en France : Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence et Pyrénées-Orientales), principalement inféodée aux peuplements de Pin sylvestre des versants abrités entre 600 et 1 800 mètres d'altitude.

      Ces quatre espèces de Lépidoptères (Papillons) sont accompagnées de plusieurs espèces remarquables :
- l'Apollon (Parnassius apollo), espèce d'affinité montagnarde, protégée au niveau européen, peuplant les rocailles, pelouses et éboulis à Crassulacées et Saxifragacées entre 500 et 2 500 m d'altitude,
- le Petit Apollon (Parnassius corybas sacerdos), espèce protégée en France, des bords des torrents et autres zones humides des étages subalpin et alpin, dont la chenille est inféodée au Saxifrage faux aizoon (Saxifraga aizoides),
- le Céphalion (Coenonympha gardetta macromma), sous espèce de la sous famille des Satyrinés, endémique du centre et de l'OUEST des Alpes, à aire de répartition disjointe, inféodée aux pelouses et fourrés de l'étage subalpin,
- l'Hespérie du pas d'âne (Pyrgus cacaliae), espèce de la famille des Hespéridés, dont la répartition est limitée aux Alpes avec deux isolats"L'isolat désigne une espèce complètement isolée, au sein de laquelle n'existe aucun échange génétique avec le reste du monde, et qui se trouve être ainsi menacée par son confinement." en Bulgarie et Roumanie, liée à des potentilles dans les pelouses subalpines, surtout en bordure de zones humides.    

(En savoir plus).

      Inventaire de la faune et de la flore: INPN
 

  N°1 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

 

 

Photo n°202107048
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Sainte-Marguerite (2227m).
Vue direction NORD sur :

- le Mont-Pelvoux (3946m), à gauche tout au loin,
- la Tête de Vautisse (3156m), sur la gauche au second plan.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107061
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Sainte-Marguerite (2227m).
Vue direction SUD sur la Montagne de la Cabane.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107064
Flysch à helminthoïdes (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
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Flysch à helminthoïdes calcaire aux alentours du lac de Sainte-Marguerite (2227m).
(Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)

Le flysch à helminthoïdes désigne une variété de flysch relativement riche en lits calcaires, qui affleure sur de grandes surfaces, notamment en Embrunais-Ubaye. Il se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes sur la roche, faisant penser à des vers (grec elmins, d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »). Ce type de trace fossile ou ichnofossile correspond probablement au déplacement d'un animal qui parcourait la surface d'une vase en décrivant des sillons ordonnés équidistants. Cet animal n'a pas été identifié.

Photo n°202107060
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Sainte-Marguerite (2227m).
Vue direction SUD sur la Montagne de la Cabane.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107051
Flysch à helminthoïdes (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Flysch à helminthoïdescalcaire  aux alentours du lac de Sainte-Marguerite (2227m).
(Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)

Le flysch à helminthoïdes désigne une variété de flysch relativement riche en lits calcaires, qui affleure sur de grandes surfaces, notamment en Embrunais-Ubaye. Il se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes sur la roche, faisant penser à des vers (grec elmins, d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »). Ce type de trace fossile ou ichnofossile correspond probablement au déplacement d'un animal qui parcourait la surface d'une vase en décrivant des sillons ordonnés équidistants. Cet animal n'a pas été identifié.

Photo n°202107063
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Sainte-Marguerite (2227m).
Vue direction SUD sur la Montagne de la Cabane.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107058
Flysch à helminthoïdes (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Flysch à helminthoïdes calcaire aux alentours du lac de Sainte-Marguerite (2227m).
(Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)

Le flysch à helminthoïdes désigne une variété de flysch relativement riche en lits calcaires, qui affleure sur de grandes surfaces, notamment en Embrunais-Ubaye. Il se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes sur la roche, faisant penser à des vers (grec elmins, d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »). Ce type de trace fossile ou ichnofossile correspond probablement au déplacement d'un animal qui parcourait la surface d'une vase en décrivant des sillons ordonnés équidistants. Cet animal n'a pas été identifié.

Photo n°202107062
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Sainte-Marguerite (2227m).
Vue direction SUD sur la Montagne de la Cabane.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107049
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
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Strates de Flysch à helminthoïdes calcaire aux alentours du lac de Sainte-Marguerite (2227m).

Photo n°202107059
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
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Lac de Sainte-Marguerite (2227m).
Vue direction EST sur :

- le point 2864, au centre gauche,
- l’Aupillon (2916m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107054
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
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Strates de Flysch à helminthoïdes calcaire aux alentours du lac de Sainte-Marguerite (2227m).

Photo n°202107057
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
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Lac de Sainte-Marguerite (2227m).
Vue direction EST-NORD-EST sur :

- la Tête du Vallon Rémolon (2769m), au centre gauche,
- le point 2864, à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107055
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
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Strates de Flysch à helminthoïdes calcaire aux alentours du lac de Sainte-Marguerite (2227m).

Photo n°202107053
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
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Lac de Sainte-Marguerite (2227m).
Vue direction NORD-NORD-EST sur :

- le Pic Saint-André (2863m), à gauche au loin,
- le Mont Tailland (2938m), sur la gauche au loin,
- le Pic de Boussolenc (2832m), au centre au second plan.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107056
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
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Strates de Flysch à helminthoïdes calcaire aux alentours du lac de Sainte-Marguerite (2227m).

Photo n°202107052
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Sainte-Marguerite (2227m).
Vue direction NORD-EST sur :

- le Pic de Boussolenc (2832m), sur la gauche,
- la Tête du Vallon Rémolon (2769m), au centre droit.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107050
Lac de Sainte Marguerite (2227m) (Les Orres, Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Sainte-Marguerite (2227m).
Vue direction NORD sur Embrun, à gauche dans la vallée.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

 

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