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Lac Sainte-Anne (2415m)

Queyras

Hautes-Alpes

 

Latitude  44° 37' 01'' N
Longitude 6° 48' 43'' E
Altitude 2 415 m

 

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



  Itinéraires d'accès au lac

RANDONNÉE FAMILIALE SUR LARGE SENTIER BIEN ENTRETENU ET HYPER-FRÉQUENTÉ

      Le lac Sainte-Anne (2 415 m) (Queyras, Hautes-Alpes) se situe à une dizaine de kilomètres au SUD-EST de Ceillac, et au pied de la face NORD du massif de la Font Sancte (3 385 m) (carte).

      L'accès routier le plus simple passe par le village de Ceillac et remonte la vallée du Mélezet par la D 60 jusqu'à son terminus : le grand parking de Chaurionde (accès routier n°1). L'accès en voiture jusqu'au parking de Chaurionde (1 967 m), départ du sentier qui conduit au lac Sainte-Anne (2 415 m), peut se faire depuis Guillestre (accès routier n°2), Briançon (accès routier n°3) ou Gap (accès routier n°4), par exemple. (Randonnée N°1)

      Un autre accès routier remonte lui aussi la vallée du Mélezet par la D 60, mais le parking de départ est bien avant le terminus de la D 60 : il s'agit du grand parking du Pied du Mélezet (1 692 m) (départ des remontées mécaniques) (accès routier n°5). L'accès en voiture jusqu'au parking du Pied du Mélezet (1 692 m), départ du sentier qui conduit au lac Sainte-Anne (2 415 m), via le lac Miroir ou lac des Prés Soubeyrand (2 214 m), peut se faire depuis Guillestre (accès routier n°6), Briançon (accès routier n°7) ou Gap (accès routier n°8), par exemple. (Randonnée N°2)

      Voici les itinéraires de randonnée :

  N°1 d’après le site communautaire Bivouak.net www.bivouak.net, Copyright ©

  N°2 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©

 

  Contexte géologique du lac

      Suspendu au-dessus et en rive gauche de la vallée du Mélezet, le lac Sainte-Anne (2 415 m) est logé au fond d'un cirque de falaises calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3.", au pied des faces NORD et NORD-EST du Pic NORD de la Font-Sancte (3 385 m) et du Pic des Heuvières (3 271 m). Sa profondeur maximale connue était de 18 m en 1948 (2). Il se trouve dans un environnement de calcschistes"Schiste métamorphique calcaire, où la calcite CaCO3 est associée à du mica. Avant le métamorphisme, c'était un mélange de calcaire et d'argile, c'est à dire de marne." planctoniques"Du grec « planktos », « errant », le plancton est un regroupement d’organismes, le plus souvent microscopiques, qui dérivent passivement ou nagent faiblement près de la surface des eaux douces, saumâtres ou salées.
« Le plancton marin est constitué de tous les organismes vivants qui se laissent dériver à grande distance dans l’océan, même si beaucoup d’entre eux, comme les Méduses, peuvent se déplacer activement sur de courtes distances. Cela inclut donc les Virus, les Bactéries et Archées, les Protistes (c’est-à-dire les Eucaryotes unicellulaires tels que les Protozoaires et les microalgues), le zooplancton, constitué d’animaux pluricellulaires dont la taille va d’environ 0,1 mm à plusieurs centimètres, et le phytoplancton (le plancton végétal). »
Éric KARSINTI (2019)
Plusieurs milliers d’espèces de plancton repérées par Tara Oceans sont inconnues.
Pour la science, Hors-série n°104 : Océans, le dernier continent à explorer. Pages 28-31."
(schistes"La schistosité est la texture feuilletée caractéristique, formée par une succession de plaques très fines, que prennent les roches après avoir subit un métamorphisme." calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3.") ou plus exactement de "marbres en plaquettes"Le terme "Marbres en plaquettes" était traditionnellement employé en Briançonnais pour désigner des calcschistes faiblement métamorphiques, d'âge néocrétacé-éocène (entre -100 et -34 millions d'années)."", c'est-à-dire de calcschistes faiblement métamorphiques"Le métamorphisme (du grec metá, au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010."
, datant du Crétacé"Du latin « cretaceus », « qui contient de la craie », le Crétacé est ainsi nommé en se référant aux vastes dépôts crayeux marins datant de cette époque et que l’on retrouve en grande quantité en Europe, notamment dans le Nord de la France. Le Crétacé (entre -145 et -66 Ma) est la dernière Période du Mésozoïque ou Ère secondaire." supérieur (entre -100 et -66 millions d’années). Ces calcschistes"Schiste métamorphique calcaire, où la calcite CaCO3 est associée à du mica. Avant le métamorphisme, c'était un mélange de calcaire et d'argile." sont présents sur toute la rive gauche de la vallée du Mélezet. Ces roches proviennent de dépôts pélagiques"Du grec «pelágikós» et du latin «pelagicus», de la haute mer." (mer profonde). Elles témoignent ainsi d'un fond océanique ancien : c'était l'océan Téthys ligure ou océan liguro-piémontais, un océan profond de plus de 3 000 m, il y a 150 millions d'années.

      Le lac est retenu derrière un verrou"Un verrou est un ressaut qui marque l'endroit où le glacier a moins profondément affouillé qu'à l'aval et à l'amont. Souvent constitué de roches plus dures, il forme ainsi un point haut où la vallée est plus étroite : c'est un barrage." rocheux de calcschistes surmonté d’un barrage morainique"Emprunté au savoyard morêna, «renflement qui se forme à la lisière inférieure d'un champ en pente par suite de la descente de la terre», une moraine désigne un amas de blocs et de débris rocheux entraîné par le mouvement de glissement d'un glacier (moraine mouvante), et apparaissant lors de son retrait ou s'accumulant sur les bords, le centre ou l'extrémité inférieure de celui-ci (moraine déposée).". C'est un lac glaciaire d'origine mixte : surcreusement glaciaire"Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde que s’il avait été causé par de l’eau liquide : c'est la raison pour laquelle on parle de surcreusement." et barrage morainique"Emprunté au savoyard morêna, «renflement qui se forme à la lisière inférieure d'un champ en pente par suite de la descente de la terre», une moraine désigne un amas de blocs et de débris rocheux entraîné par le mouvement de glissement d'un glacier (moraine mouvante), et apparaissant lors de son retrait ou s'accumulant sur les bords, le centre ou l'extrémité inférieure de celui-ci (moraine déposée).".

      Lorsqu’un verrou, constitué par des roches plus dures, plus résistantes à l’abrasion, tend à bloquer l’écoulement d’un glacier, la glace qui continue à s’accumuler en amont, creuse, affouille"Du latin «fodiculare», fouir, creuser, affouiller signifie attaquer en creusant et comme en fouillant le sol ou la base d'une roche, en parlant de l'action de l'eau et/ou de la glace.", érode dans les roches les plus tendres. Les débris rocheux dus à l’érosion sont évacués en remontant la pente dans le sens de l’écoulement du glacier. (Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde [on parle de surcreusement] que s’il avait été causé par de l’eau liquide). Une dépression se forme dans la zone SUR-creusée : on la nomme OMBILIC GLACIAIRE"L'ombilic pour la zone déprimée, surcreusée, situé en amont du verrou glaciaire. Après le retrait du glacier, cette dépression est généralement occupée par un lac.". Le barrage naturel, qui est à l’origine de la formation de cet ombilic, porte quant à lui le nom de VERROU GLACIAIRE"Un verrou est un ressaut qui marque l'endroit où le glacier a moins profondément affouillé qu'à l'aval et à l'amont. Souvent constitué de roches plus dures, il forme ainsi un point haut où la vallée est plus étroite : c'est un barrage.". Lorsque le glacier fond, un lac occupe l’ombilic. Dans le cas du lac Sainte-Anne, l’ombilic et le verrou sont tous deux constitués de calcschistes"Schiste métamorphique calcaire, où la calcite CaCO3 est associée à du mica. Avant le métamorphisme, c'était un mélange de calcaire et d'argile.".

      De plus, le glacier, qui est à l’origine du lac, a érodé et transporté des débris rocheux qu’il a déposés en amas. C’est ce qu’on appelle une MORAINE GLACIAIRE"Emprunté au savoyard morêna, «renflement qui se forme à la lisière inférieure d'un champ en pente par suite de la descente de la terre», une moraine désigne un amas de blocs et de débris rocheux entraîné par le mouvement de glissement d'un glacier (moraine mouvante), et apparaissant lors de son retrait ou s'accumulant sur les bords, le centre ou l'extrémité inférieure de celui-ci (moraine déposée).". Cette moraine a été déposée autour du lac et notamment sur le verrou, où elle forme un barrage non-étanche. Le lac ne possède pas d'émissaire visible. L'eau s'évacue néanmoins par infiltration au travers même de cette moraine et ressort par une résurgence, 600 m au NORD de la Chapelle Sainte-Anne (2 415 m), au bas du versant SUD de la Tête de Coste Belle (2 552 m). (2)
 

  N°1 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°2 BOURGIN André (1948).
Lacs d'altitude des Alpes françaises. In: Revue de géographie alpine. 1948, Tome 36 N°1. pp. 161-167.

d'après le site Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales www.persee.fr , Copyright ©

 

  Glaciers rocheux du cirque de Sainte-Anne
 

      Au-dessus du lac Sainte-Anne (2 415 m) et au pied de la face NORD de la Font-Sancte (3 385 m), point culminant du massif sud-alpin éponyme, se trouvent trois glaciers rocheux. Logés dans un cirque exposé NORD, ils dominent la vallée du Mélezet, au SUD-EST de Ceillac (Hautes-Alpes), dans le Parc régional du Queyras. Des mouvements, d'interprétation délicate, ont été mis en évidence sur la moraine"Emprunté au savoyard morêna, «renflement qui se forme à la lisière inférieure d'un champ en pente par suite de la descente de la terre», une moraine désigne un amas de blocs et de débris rocheux entraîné par le mouvement de glissement d'un glacier (moraine mouvante), et apparaissant lors de son retrait ou s'accumulant sur les bords, le centre ou l'extrémité inférieure de celui-ci (moraine déposée)." de l'un d'entre eux, dans la seconde moitié du XXème siècle. La vitesse moyenne annuelle de déplacements a été de 0,36 m /an entre 1948 et 1971.

      En 1978, W. Haeberli a mis en évidence la présence d’un pergélisol"Mot-valise formé par les mots « permanent », « gel » et « sol », le pergélisol, (en anglais, « permafrost », « permanent frost », « gelé en permanence ») désigne la partie d'un sol gelée en permanence, au moins pendant deux ans, et de ce fait imperméable." discontinu dans ces glaciers rocheux du cirque de Sainte-Anne (1). Ce pergélisol se forme lorsque la neige et la glace, qui se trouvent à la surface des glaciers, fondent et regèlent localement en profondeur. Il en est ainsi dans la zone où les températures annuelles sont inférieures ou égales à -2°C, c'est-à-dire aux altitudes supérieures à 2 680 m.
Les travaux de Évin et coll. (1983) ont confirmé la présence de glace à l'intérieur les glaciers rocheux du cirque de Sainte-Anne, mais les parties actives de ces glaciers, celles qui se déplacent, se situent au-dessus de 2 680 m d’altitude. (
2)
Qu’en est-il en 2020 ?

Photo n°201707082
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Glacier rocheux au-dessus du lac Sainte-Anne

Qu'est-ce qu'un glacier "vrai" ou glacier "blanc" ?

      Comme nous l'avons déjà écrit (ici) la molécule d'eau, par ses propriétés physico-chimiques bien particulières, est dotée de qualités extraordinaires. Ainsi l'eau solide est un matériau viscoplastique"De « visqueux » et de « plastique », la viscoplasticité décrit la déformation inélastique d’un matériau sous l’effet d’une contrainte continue. Le matériau se comporte comme s’il était composé d'un solide plastique et d'un fluide visqueux où l'écoulement serait dépendant de certains paramètres." qui s’écoule par déformation, c'est-à-dire qui flue"Du latin « fluo », couler, le fluage caractérise la déformation lente d'un solide soumis à de fortes pressions qui le fait se comporter comme un liquide visqueux." juste sous l’effet de son propre poids. La glace peut être comparée à un liquide très visqueux capable de s'écouler le long d'une pente. Sa viscosité"Du latin « viscum », gui, glu, la viscosité représente la résistance d’un fluide ou d’un solide à l’écoulement.", très élevé, est dépendante de la température : 1,5 x 1013 Pascals.seconde à -13°C. C'est à dire 1016 fois plus que celle de l'eau liquide à 0°C ! La glace se déplace non pas parce qu'elle fond, mais parce qu'elle se comporte à la manière d'un liquide.

      Lorsque la température annuelle est inférieure à 0°C, la neige qui s’amasse au cours du temps se tasse sous le poids des dépôts successifs et se transforme en glace. L'épaisseur de la couche ainsi formée, pourrait atteindre plus d'une dizaine de kilomètres, au fils des millénaires, si la glace restait figée ! Mais cette eau solide répond aux lois de la rhéologie"Du grec « rheo », couler et « logos », étude, la rhéologie est l'étude de la déformation et de l'écoulement de la matière sous l'effet d'une contrainte appliquée. La matière étudiée peut être liquide ou solide. Pour un solide, la déformation peut être cassante ou ductile." et s'écoule généralement le long d'une pente : c'est un glacier.

      Le glacier se forme dans une partie de l'appareil glaciaire nommée "zone d’accumulation". Des processus d’écoulement entrent alors en jeu et amènent l’excès de glace sous la limite des neiges persistantes (température annuelle ≥ 0°C). La glace fond dans ce secteur nommée "zone d’ablation". L'eau solide peut aussi être conduite dans une zone permettant le détachement de fragments du glacier, comme dans le cas des glaciers alpins suspendus. Généralement retenus par un verrou qui surplombe des pentes rocheuses escarpées, ces derniers ne possèdent pas de zone de fusion. L’ablation se fait par vêlage"Le vêlage est la perte de fragments par un glacier, sous forme d'icebergs qui se retrouvent dans une étendue d'eau (mer, lac proglaciaire, etc...)." de séracs"Du latin populaire « seraceum », « sérums », « petit-lait », le sérac est un fromage blanc fabriqué à partir de petit-lait (lactosérum). Par leur ressemblance à ce fromage, les blocs de glace provenant d’un glacier portent eux aussi ce nom.".

      Deux processus prédominent dans l’écoulement d’un glacier.
1) La déformation de la glace.
Comme écrit ci-dessus, la glace est un matériau viscoplastique"De « visqueux » et de « plastique », la viscoplasticité décrit la déformation inélastique d’un matériau sous l’effet d’une contrainte continue. Le matériau se comporte comme s’il était composé d'un solide plastique et d'un fluide visqueux où l'écoulement serait dépendant de certains paramètres." qui s’écoule par déformation, c'est-à-dire qui flue"Du latin « fluo », couler, le fluage caractérise la déformation lente d'un solide soumis à de fortes pressions qui le fait se comporter comme un liquide visqueux." sous l’effet de son propre poids. Ce mécanisme d’écoulement est nécessaire et suffisant pour que la glace se déplace. Les glaciers des régions polaires, ainsi que les glaciers suspendus qui se trouvent dans les Alpes fonctionnent uniquement de cette façon. La température de la base de ces glaciers est inférieure au point de fusion : la base reste immobile, mais les glaciers s’écoulent. Ils sont appelés glaciers de base froide.
2) Le glissement sur le lit rocheux.
Ce mécanisme d’écoulement par glissement s’ajoute au précédant lorsque la glace basale atteint son point de fusion. Un film liquide très ténu (< 0,2 mm) (10) (identifié récemment comme plutôt un mélange d'eau glacée et de glace pilée [11]), se forme entre la glace et le lit rocheux, facilitant ainsi le déplacement de la glace par écoulement d’eau liquide et érosion du socle rocheux. Dans les Alpes, presque tous les glaciers de vallée, fonctionnent de cette façon. Ils sont appelés glaciers de base tempérée.

      Le fluage"Du latin « fluo », couler, le fluage caractérise la déformation lente d'un solide soumis à de fortes pressions qui le fait se comporter comme un liquide visqueux." de la glace intéresse aussi la formation des crevasses glaciaires. Celles-ci ne restent ouvertes qu’en surface ou proche de la surface et ne dépassent pas la trentaine de mètres en profondeur. Haut-delà, la glace flue sous la pression de son poids, refermant tout début de fracturation. Cependant, dans la zone d’accumulation, la profondeur des crevasses peut atteindre le double de celle de la zone d’ablation. Ainsi la profondeur de la rimaye"Du latin « rimari », « fendre, ouvrir, fouiller », la rimaye est une large et profonde crevasse qui marque la frontière supérieure entre le rocher (ou la glace qui y adhère) et la glace en mouvement." atteint jusqu’à 60 m. (10)

      Trois sortes de glacier peuvent être dénombrés :
- le glacier "vrai", "blanc", formé de glace, comme décrit ci-dessus,
- le glacier noir, formé lui aussi de glace, mais recouvert de débris rocheux,
- le glacier rocheux.
 

Qu'est-ce qu'un glacier rocheux ?

          Un glacier rocheux ne doit pas être confondu avec un glacier noir. Bien qu'ils soient tous les deux recouverts de débris rocheux et qu'ils se déplacent le long d'une pente, le glacier noir est simplement constitué de glace alors que le glacier rocheux est formé d'un mélange glace-pierrailles et contient des interstices assez grands. Avec une vitesse de quelques centimètres à quelques décimètres par an, la très lente progression d'un glacier rocheux est bien inférieure à celle d'un glacier classique (3).

          Le glacier rocheux est actif lorsqu'il possède, un noyau gelé, aussi nommé pergélisol"Mot-valise formé par les mots « permanent », « gel » et « sol », le pergélisol, (en anglais, « permafrost », « permanent frost », « gelé en permanence ») désigne la partie d'un sol gelée en permanence, au moins pendant deux ans, et de ce fait imperméable." ou permafrost"Mot-valise formé par les mots « permanent », « gel » et « sol », le pergélisol, (en anglais, « permafrost », « permanent frost », « gelé en permanence ») désigne la partie d'un sol gelée en permanence, au moins pendant deux ans, et de ce fait imperméable.", de plusieurs dizaines de mètres de profondeur protégé par 2 à 5 m de blocaille, un front raide (>35°) avec des blocs instables et une végétation quasiment absente (4) (5). En outre, dans les Alpes du Sud, ce type de glacier nécessite la présence de hauts vallons d'exposition NORD ou NORD-EST, avec des versants suffisamment raides et constitués de roches susceptibles de se débiter en blocs par gélifraction"La gélifraction (du latin gelu, « gelée, glace, grand froid » et fractio, « action de briser ») ou gélivation (du lation gelare, « geler ») ou cryoclastie (du grec kruos, « froid », et klasis, « briser, rompre ») est un processus géomorphologique d'altération des roches, provoqué par les cycles de gel et de dégel de l'eau. D’où l’expression « geler à pierre fendre ».
La glace occupe un volume de 9% supérieur à celui de l’eau liquide. À volume constant, la pression engendrée par cette dilatation de la glace dans ce qui la contient (roche, tuyau, bouteille,...) est énorme : elle atteint 220 GPa (soit 2 200 bars, soit 2,2 tonnes/cm2) !"
(ou gélivation"La gélifraction (du latin gelu, « gelée, glace, grand froid » et fractio, « action de briser ») ou gélivation (du lation gelare, « geler ») ou cryoclastie (du grec kruos, « froid », et klasis, « briser, rompre ») est un processus géomorphologique d'altération des roches, provoqué par les cycles de gel et de dégel de l'eau. D’où l’expression « geler à pierre fendre ».
La glace occupe un volume de 9% supérieur à celui de l’eau liquide. À volume constant, la pression engendrée par cette dilatation de la glace dans ce qui la contient (roche, tuyau, bouteille,...) est énorme : elle atteint 220 GPa (soit 2 200 bars, soit 2,2 tonnes/cm2) !"
ou cryoclastie"La gélifraction (du latin gelu, « gelée, glace, grand froid » et fractio, « action de briser ») ou gélivation (du lation gelare, « geler ») ou cryoclastie (du grec kruos, « froid », et klasis, « briser, rompre ») est un processus géomorphologique d'altération des roches, provoqué par les cycles de gel et de dégel de l'eau. D’où l’expression « geler à pierre fendre ».
La glace occupe un volume de 9% supérieur à celui de l’eau liquide. À volume constant, la pression engendrée par cette dilatation de la glace dans ce qui la contient (roche, tuyau, bouteille,...) est énorme : elle atteint 220 GPa (soit 2 200 bars, soit 2,2 tonnes/cm2) !"
ou "geler à pierre fendre") (6). De plus, pour que le noyau gelé d'un glacier rocheux ne fonde pas et que son activité soit ainsi conservée, la température moyenne annuelle de l'air doit impérativement rester inférieure à -2 °C (6) (7) (8).

          Le glacier rocheux est inactif lorsque le noyau gelé, indispensable à son fonctionnement, a fondu. Les masses pierreuses se sont affaissées. Le front de ce glacier est alors moins incliné avec des blocs stabilisés et une couverture végétale clairsemée. Il a toutefois conservé son aspect de langue (4) (6).
 

Comment fonctionne un glacier rocheux ?

          La température du mélange glace-pierrailles est inférieure à 0°C. Lorsque le manteau neigeux fond, au printemps, de l'eau s'infiltre entre les blocs et gèle en profondeur. Le volume du mélange glace-pierrailles augmente : le glacier s'écoule alors plus rapidement, sous l'effet de son propre poids. Un glacier rocheux fonctionne ainsi, à vitesse maximale, pendant une quinzaine de jours en fin de printemps, avant de retrouver son volume initial théorique (9).
          À noter qu'un glacier rocheux ne réagit pas aux fluctuations climatiques de la même manière qu'un glacier «vrai» qui connait successivement des périodes d'avancées et de reculs : le glacier rocheux ne peut qu'avancer ! (8).

 

  N°1 Haeberli W. (1978) (PDF de 108 Mo)
« Special aspects of high mountain permafrost methodology and zonation in the Alps »
Compte rendu de la troisième Conférence Internationale sur le Pergélisol (Edmonton, Alberta, Canada). Vol. 1, pp. 379-384.

  N°2 ÉVIN Michèle, ASSIER A. (1983)
«
Mise en évidence de mouvements sur la moraine et le glacier rocheux de Sainte-Anne (Queyras, Alpes du Sud - France) : le rôle du pergélisol alpin »
In: Revue de géographie alpine. 1983, Tome 71 N°2. pp. 165-178

  N°3 d’après le site LA GÉOMORPHOLOGIE GLACIAIRE http://www.geoglaciaire.net de Claude BEAUDEVIN Copyright ©

  N°4 Regula FRAUENFELDER et Isabelle ROER (Traduction et adaptation française : Reynald DELALOYE) (2007)
« Les glaciers rocheux et leurs mouvements »
Les Alpes 9/2007 page 34 à 37

  N°5 PERRUCHOUD Eric (2007)
«
Suivi par GPS des déformation de glaciers rocheux et moraines de poussées dans les Alpes valaisannes »
Mémoire de master

  N°6 Pierre COSTE, Michèle ÉVIN (1990)
« ALPES Haute Ubaye - Parc national du Mercantour : Balades et randonnées »
Éditeur : Association pour le développement de la randonnée en Haute-Provence 42 Bd Victor Hugo, 04000 Digne-les-Bains ; p.91-92

  N°7 ÉVIN Michèle, ASSIER A. (1983)
«
Mise en évidence de mouvements sur la moraine et le glacier rocheux de Sainte-Anne (Queyras, Alpes du Sud - France) : le rôle du pergélisol alpin »
In: Revue de géographie alpine. 1983, Tome 71 N°2. pp. 165-178

  N°8 ÉVIN Michèle, de BEAULIEU Jacques Louis (1985)
«
Nouvelles données sur l'âge de la mise en place et les phases d'activité du glacier rocheux de Marinet I (Haute-Ubaye, Alpes du Sud françaises). »
In: Méditerranée, Troisième série, Tome 56, 4-1985. pp. 21-30

  N°9 FISCHESSER Bernard (2009)
« La vie de la montagne »
Éditions de la Martinière

  N°10 RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018)
« 
Éléments de Géologie » ; 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod, p. 161

  N°11 CANALE L, COMTET J, NIGNÈS A, COHEN C, CLANET C, SIRIA A, and BOCQUET L (2019)
Nanorheology of Interfacial Water during Ice Gliding
Physical Review X 9, 041025 – Published 4 November 2019

 

  Contexte écologique du lac

      Situé au NORD-EST du département des Hautes-Alpes, dans la partie SUD-OUEST du Parc Naturel Régional du Queyras, le site naturel qui héberge le lac Sainte-Anne (2 415 m), le lac Miroir ou lac des Prés Soubeyrand (2 214 m) et le lac des Rouites (2 413 m), s'insère en rive gauche, au fond de la vallée du Mélezet (carte). Cet espace naturel est bordé à l'OUEST et au SUD par des sommets culminants à plus de 3 000 m. La prédominance d’imposantes falaises et de vastes éboulis, confère un aspect globalement minéral au paysage. Ce site s'inscrit dans les Alpes internes et bénéficie d'un climat de type continental sec.

      Compris entre 2 050 m et 3 385 m d'altitude, cet espace naturel englobe les étages subalpin supérieur, alpin et nival, où se répartit la végétation. Outre les plantes spécifiques d'éboulis et de falaises, ce lieu présente des pelouses alpines d'aspect souvent écorché et, aux altitudes inférieures, des forêts de Mélèze (Larix decidua).

      Trois habitats déterminants sont recensés sur le site :
- les éboulis calcaires fins, représentés notamment par des formations à Liondent des montagnes (Leontodon montanus) et à Bérardie laineuse (Berardia lanuginosa),
- les bas-marais"Partie la plus basse d'un marais." cryophiles d'altitude des bords de sources et suintements à Laîche des frimas (Carex frigida),
- les ceintures péri-lacustres des lacs froids et des mares d'altitude à Linaigrette de Scheuchzer (Eriophorum scheuchzeri).

      Cet espace naturel comprend aussi cinq habitats remarquables :
- les mégaphorbiaies"Une mégaphorbiaie (du grec mega, grand et phorbē, paturage) est une formation végétale luxuriante, constituée de grandes herbes, de 1,5 m à plus de 2 m de hauteur, se développant sur des sols riches, frais, non-acides et humides." montagnardes et subalpines, formations opulentes de hautes herbes des combes humides et fraîches,
- les mélézins"Forêt de Mélèzes."-cembraies"Forêt de Pins cembro ou Arole." ou forêts de Mélèze (Larix decidua) et de Pin cembro (Pinus cembra),
- les bas-marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana),
- les bas-marais acides à Laîche noire (Carex nigra),
- les formations végétales des rochers et falaises calcaires.

      Le site renferme huit espèces végétales déterminantes :
Quatre sont protégées au niveau national :
- le Cystoptéris des montagnes (Cystopteris montana), Fougère plus fréquente dans les Alpes du Nord, n'occupant que de rares stations dans les Alpes du Sud où elle affectionne les chaos de blocs,
- le Saule à feuilles de myrte (Salix breviserrata),
- la Laîche faux Pied-d'oiseau (Carex ornithopoda subsp. ornithopodioides), petite Cypéracée affectionnant les rocailles longuement enneigées de l'étage alpin,
- la Laîche bicolore (Carex bicolor), rare Cypéracée des marécages arctico-alpins froids d'altitude.
Deux sont protégées en Provence-Alpes-Côte-d'Azur :
- le Jonc arctique (Juncus arcticus), plante arctico-alpine rare des marécages et des bords de ruisselets,
- le Saxifrage fausse diapensie (Saxifraga diapensioides).
Deux n'ont pas de statut de protection particulier :
- le Pied-d'alouette douteux (Delphinium dubium), spectaculaire Renonculacée des mégaphorbiaies"Une mégaphorbiaie (du grec mega, grand et phorbē, paturage) est une formation végétale luxuriante, constituée de grandes herbes, de 1,5 m à plus de 2 m de hauteur, se développant sur des sols riches, frais, non-acides et humides." subalpines, des aulnaies vertes et des prairies fraîches,
- le Saxifrage à tige dressée (Saxifraga adscendens).

      Le site abrite également une espèce remarquable protégée au niveau national :
- la Primevère marginée (Primula marginata), spectaculaire plante des parois calcaires.

      Seulement quatre espèces animales remarquables ont été recensées dans cette zone, ce qui mériterait des inventaires complémentaires (novembre 2017).

      Les Oiseaux sont représentés par :
- le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), Corvidé remarquable peu fréquent, inféodé aux alpages (où il se nourrit) situés à proximité de falaises (où il niche),
- le Tarin des aulnes (Carduelis spinus).

      Parmi les Insectes de cet espace naturel, se trouvent :
- la Piéride de la roquette (Euchloe simplonia), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable à aire disjointe des Alpes occidentales, des Pyrénées et des monts Cantabriques, inféodé aux pelouses subalpines où croissent ses plantes hôtes, des Brassicacées.
- le Petit Apollon (Parnassius corybas sacerdos), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable et protégé en France, des bords des torrents et autres zones humides des étages subalpin et alpin, dont la chenille est inféodée au Saxifrage faux-aïzoon (Saxifraga aizoides).

(En savoir plus).

      Inventaire de la faune et de la flore: INPN
 

  N°1 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

 

  Contexte historique du lac

      Le lac Sainte-Anne doit son nom au pèlerinage qui à lieu régulièrement depuis 1751, le 26 juillet, jour de la fête de la Sainte-Anne, mère de la Vierge Marie pour les chrétiens de confession catholique. Auparavant, le lac portait le nom de "lac Dous", "Ladous", "Ladoux", "La Doux".

      Les pèlerinages aux fontaines saintes et aux lacs sont largement répandus dans les Alpes. Même si les dates des tout premiers pèlerinages au lac Sainte Anne ne sont pas connues, elles pourraient être antérieures à la chrétienté. En tout cas, on ne trouve des traces écrites qu'à partir du XVIIème siècle.

      On ignore la date de construction de la première chapelle Sainte-Anne, mais on sait qu'une chapelle fut réparée le 15 novembre 1743 par Chaffrey FOURNIER pour 17 livres.

      Bien qu'avant le 26 juillet 1751, les pèlerinages ne se faisaient pas à date fixe, comme de nos jours, mais uniquement pour demander de la pluie lors d'une période de sécheresse, il est intéressant de noter qu'ils avaient lieu essentiellement au mois de juillet, comme l'attestent les livres consulaires : le 9 juillet 1699, le 14 juillet 1722, le 17 juillet 1725, le 7 juillet 1729, le 31 juillet 1736, le 1 juillet 1739. (Exceptions : le 29 août 1726, le 29 avril 1734).

      Originellement, le pèlerinage était composé de deux processions : les paroissiens de CEILLAC et ceux de MAURIN.

  N°1 TIVOLLIER Jean (1926)
« Monographie de Ceillac » ; Éditions Alzani (réédition de mars 2004).

 

 

Photo n°201407038
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD-SUD-OUEST sur notamment :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), au centre,
- le Pic des Heuvières (3271m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407036
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD-SUD-OUEST sur notamment :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), au centre,
- le Pic des Heuvières (3271m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407036
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD-SUD-OUEST sur notamment :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), au centre,
- le Pic des Heuvières (3271m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407034
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD-SUD-OUEST sur notamment :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), au centre.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407033
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD-SUD-OUEST sur notamment :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), sur la droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407037
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD-SUD-OUEST sur notamment :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), au centre,
- le Pic des Heuvières (3271m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407035
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD-SUD-OUEST sur notamment :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), au centre,
- le Pic des Heuvières (3271m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407039
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD-SUD-OUEST sur notamment :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), au centre,
- le Pic des Heuvières (3271m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707084
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD, depuis la Tête de Coste Belle (2552m), sur :

- la Tête de Girardin (2876m), à gauche,
- le Col de Girardin (2699m), au centre,
- l'Aiguille de Chambeyron (2699m), au loin,
- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m),
- le Pic des Heuvières (3271m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707085
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD-SUD-OUEST, depuis la Tête de Coste Belle (2552m), sur :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), au centre,
- le Pic des Heuvières (3271m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707083
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m) dominé par la Font Sancte.
Vue direction SUD, depuis la Tête de Coste Belle (2552m), sur :

- le Col de Girardin (2699m), à gauche,
- l'Aiguille de Chambeyron (2699m), au loin,
- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), à droite,
- le Pic des Heuvières (3271m), à l'extrême droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707082
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Un des glaciers rocheux du cirque de Sainte-Anne possédait, en 1983, un noyau gelé, aussi nommé pergélisol ou permafrost. La présence de celui-ci était discontinue.
(L'emplacement d'un glacier rocheux s'affiche au survol de l'image par le curseur de la souris)

(En savoir plus sur les glaciers rocheux)

Photo n°201707081
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Le lac Sainte-Anne (2415m), dominé par la Font Sancte, laisse entrevoir un de ses glaciers rocheux.
Vue direction SUD, depuis la Tête de Coste Belle (2552m), sur :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m).

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201807095
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD sur :

- la Tête de Coste Belle (2552m), au centre et derrière le lac,
- la chapelle Sainte-Anne, à l'autre bout du lac.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201807088
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD sur :

- la Tête de Coste Belle (2552m), au centre et derrière le lac,
- la chapelle Sainte-Anne, à l'autre bout du lac.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201907011
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD sur :

- la Tête de Coste Belle (2548m), au centre droit,
- la Chapelle Sainte-Anne, au centre droit,
- Rochebrune (3320m), sur la droite et au fond,
- la Pointe de Rasis (2844m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201907012
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD sur :

- la Tête de Coste Belle (2548m), au centre droit,
- la Chapelle Sainte-Anne, au centre droit,
- Rochebrune (3320m), sur la droite et au fond,
- la Pointe de Rasis (2844m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201907013
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD-NORD-OUEST sur :

- la Tête de Coste Belle (2548m), sur la droite,
- la Chapelle Sainte-Anne, sur la droite,
- Rochebrune (3320m), à droite et au fond.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201907014
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD sur :

- la Tête de Coste Belle (2548m), au centre gauche,
- la Pointe de Rasis (2844m), au centre,
- la Chapelle Sainte-Anne, au centre,
- le Marcous (2685m), au centre droit,
- le Queyrellet (2776m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201807094
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD sur :

- la Tête de Coste Belle (2552m), au centre et derrière le lac,
- la chapelle Sainte-Anne, à l'autre bout du lac.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201807087
Chapelle Sainte-Anne du Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Chapelle Sainte-Anne.

Photo n°201807086
Chapelle Sainte-Anne du Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Chapelle Sainte-Anne.

Photo n°201807085
Chapelle Sainte-Anne du Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Chapelle Sainte-Anne.

Photo n°201807100
Chapelle Sainte-Anne du Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Chapelle Sainte-Anne.

Photo n°201807105
Messe à la Chapelle Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Messe à la chapelle Sainte-Anne (2415m), le 26 juillet 2018.

      Une procession séculaire commune aux paroisses de Ceillac et de Maljasset a lieu chaque année à la chapelle du lac Sainte Anne, le 26 Juillet, jour de la Sainte Anne. (En savoir plus)
Deux groupes de pèlerins se rejoignent, après une courte randonnée :
- ceux du Queyras (habitants des vallées du Cristillan et Mélezet) montent directement à la chapelle située à 2 415 m d’altitude,
- ceux de l'Ubaye (habitants de la vallée de Maurin), doivent d'abord passer le Col Girardin, situé à 2 699 m d'altitude.

      Le 26 juillet 2018, une messe avait lieu à 11H00 à la Chapelle du lac, en présence de Monseigneur Xavier Malle, évêque de Gap.

Photo n°201807103
Messe à la Chapelle Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Photo n°201807097
Bannière de procession représentant Sainte Anne (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Bannière de procession représentant Sainte Anne, mère de la Vierge Marie,
lors de la montée à la Chapelle Sainte-Anne le 26 août 2018.                          

Photo n°201407022
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Face SUD de la Tête de Coste Belle (2552m).
Au loin : le massif des Écrins

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407023
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction OUEST-SUD-OUEST sur :

- le Pic des Heuvières (3271m), au centre.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407027
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Coté OUEST de l'ancien poste optique de la Tête de Favière (2866m).
Construit en 1900 et rénové en 2007.
Vue direction EST.

Photo n°201407028
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Coté OUEST de l'ancien poste optique de la Tête de Favière (2866m).
Construit en 1900 et rénové en 2007.
Vue direction EST sur :

- le Pic du Pelvat (3220m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407029
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Coté EST de l'ancien poste optique de la Tête de Favière (2866m).
Construit en 1900 et rénové en 2007.
Vue direction OUEST sur :

- le Pic Nord de la Font Sancte (3385m), à gauche,
- le Pic des Heuvières (3271m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407024
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction OUEST-NORD-OUEST sur :

- le Pic des Heuvières (3271m), à gauche,
- un bout de la Pointe de la Saume (3043m), au centre,
- le massif des Écrins, sur la droite et au loin.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407025
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- un bout de la Pointe de la Saume (3043m), au centre gauche,
- le massif des Écrins, au centre et au loin,
- la Tête de Coste Belle (2552m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407026
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- un bout de la Pointe de la Saume (3043m), à gauche,
- le massif des Écrins, au loin.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407032
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Depuis le col Girardin (2699m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le lac Sainte-Anne (2415m), devant,
- le lac Miroir (2214m) ou lac des Prés Soubeyrand, beaucoup plus bas sur la droite,
- la Pointe de la Saume (3043m), au centre,
- le massif du Pelvoux - Écrins, au fond et à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407031
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le Pic des Heuvières (3271m), à gauche,
- la Pointe de la Saume (3043m), à droite,
- le massif des Écrins, à l'extrême droite et au loin.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201407030
Lac Sainte-Anne (2415m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Sainte-Anne (2415m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le Pic des Heuvières (3271m), à gauche,
- la Pointe de la Saume (3043m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201807084
Torrent au Fond de Chaurionde (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Torrent au Fond de Chaurionde vers 2040m, au début de la montée au lac Sainte-Anne depuis Chaurionde.

 

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