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Lac de la Blanche (2499m)

Queyras

Hautes-Alpes

 

Latitude  44° 39' 58'' N
Longitude 6° 56' 30'' E
Altitude 2 499 m

 

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



 

Itinéraires d'accès au lac

PROMENADE FAMILIALE PAR EXCELLENCE

      Le lac de la Blanche (2 499 m) se situe au fond de la vallée de l'Aigue Blanche, à la frontière italienne et au SUD-EST de Saint-Véran, qui possède l'église à la plus haute altitude en Europe (2 042 m) (Queyras, Hautes-Alpes) (carte).

      L'accès routier le plus simple passe par le village de Saint-Véran et remonte la vallée de l'Aigue Blanche par une piste carrossable très dangereuse, dont l'accès est réglementé en période estivale (navette payante). Le terminus de cette voie est la Chapelle de Clausis (accès routier n°1).

      L'accès en voiture jusqu'à Saint-Véran, départ raisonnable pour la randonnée pédestre, peut se faire depuis Guillestre (accès routier n°2), Briançon (accès routier n°3) ou Gap (accès routier n°4), par exemple. Après, il faut prendre la navette payante ou continuer à pied (accès routier n°5).

      L'accès au village de Saint-Véran est réglementé l'été : parkings payants avant l'entrée du village. (Renseignements : Office de tourisme, tél. 04 92 45 82 21).

      Voici les itinéraires de randonnée :

  N°1 d’après le site commercial Envie-de-queyras.com www.envie-de-queyras.com, Copyright ©

  N°2 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©
Le lac de la Blanche est au début de cet itinéraire.

 

 

Contexte géologique du lac

      Le lac de la Blanche (2 499 m) se situe au fond de la vallée de l'Aigue Blanche, à la frontière italienne et au SUD-EST de Saint-Véran, qui possède l'église à la plus haute altitude en Europe (2 042 m) (Queyras, Hautes-Alpes). Des cols et des sommets, dont certains dépassent les 3 000 m, forment un cirque qui délimite au NORD-EST la vallée de l’Aigue Agnel, à l’EST l’ITALIE et au SUD-OUEST la Haute Ubaye.

      Les roches qui caractérisent le plancher d’un océan"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km." (ophiolites"Du grec ophis, serpent : associations de roches [essentiellement gabbro, serpentinite, basalte] ayant la texture d'écailles de serpent.": association de serpentinite"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite.", de gabbro"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique." et de basalte"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." essentiellement) (Fig. 1), ainsi que les sédiments qui recouvrent ce plancher (argiles"Du latin «argilla», argile, l'argile désigne une famille de minéraux, les silicates SiO44-, ou une particule dont la granulométrie (dimension) est inférieure à 4 microns." non-pures et calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3." métamorphisés"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010"
respectivement en schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) vers - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
et en marbres"Du latin «marmors», marbre, le marbre est formé de sédiments calcaires, relativement purs et homogènes, recristallisés par métamorphisme. Le marbre jurassique (marbre blond) a été formé à partir des sédiments calcaires océaniques qui se sont déposés au Jurassique et qui ont été métamorphisés bien plus tard au Tertiaire." jurassique"Le Jurassique (entre -201 et -145 Ma) est une Période géologique du Mésozoïque ou Ère Secondaire qui doit son nom au Jura où des calcaires caractéristiques ont été trouvés.
Le système jurassique se subdivise en trois séries géologiques :
- Jurassique inférieur ou Lias,
- Jurassique moyen ou Dogger,
- Jurassique supérieur ou Malm."
[marbre blond] sous l'effet conjugué des hautes températures et pressions qui régnaient lors de la formation des Alpes) affleurent dans ce paysage actuel de la haute vallée de l’Aigue Blanche. Ces nombreuses formations géologiques remarquables attestent qu’un océan profond de plusieurs kilomètres était présent il y a 150 millions d'années ! Ainsi les cols, les sommets et les pentes du cirque de la haute Aigue Blanche témoignent de la présence de la croûte océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km." de la Téthys ligure ou océan liguro-piémontais.

      Les schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) entre - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante. Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès"Les faciès (du latin « facies », aspect) et gradients métamorphiques couvrent l’ensemble des conditions de température et de pression possibles pour des roches à l’état solide sur Terre. Selon le diagramme P=f(T), le gradient métamorphique est la succession des faciès métamorphiques rencontrés le long d’un gradient géothermique donné. On distingue notamment :
- le gradient HP-BT, Haute Pression - Basse Température, typique de la subduction (Alpes), et dont la glaucophane Na2(Fe,Mg)3Al2[Si8O22](OH) est le minéral caractéristique (faciès des schistes bleus),
- le gradient PI-TI, Pression Intermédiaire - Température Intermédiaire, typique de la chaîne varisque (Vosges, Massif Armoricain, Massif Central),
- le gradient HT-BP, Haute Température - Basse Pression, typique du rifting Crétacé des Pyrénées."
des schistes bleus"Les schistes bleus ou schistes à glaucophane forment un ensemble de roches métamorphiques caractérisées par la présence d'un minéral bleu, la glaucophane. Les schistes bleus sont les marqueurs d'un métamorphisme de «  Haute Pression - Basse Température » (HP-BT) typiques de la partie élevée des zones de subduction.") vers -60 Ma (millions d'années) puis ont été rétromorphosées (rétrométamorphisme"Le rétrométamorphisme, ou « rétromorphose », ou encore métamorphisme « régressif » ou « rétrograde », correspond à un réajustement minéralogique d’une roche métamorphique auparavant enfouie à grande profondeur, au cours d'un processus d'exhumation. La roche qui avait été métamorphisée en s’enfonçant dans les profondeurs de la Terre, subit une sorte de métamorphisme à l’envers lors de son retour vers la surface. Comme la pression et/ou la température diminuent, la roche repasse en sens inverse les étapes de cristallisation franchies lors de la phase d'enfouissement. Elle conserve cependant, sous forme d'associations minéralogiques, la mémoire des conditions de température et/ou de pression plus élevée.") dans le faciès"Les faciès (du latin « facies », aspect) et gradients métamorphiques couvrent l’ensemble des conditions de température et de pression possibles pour des roches à l’état solide sur Terre. Selon le diagramme P=f(T), le gradient métamorphique est la succession des faciès métamorphiques rencontrés le long d’un gradient géothermique donné. On distingue notamment :
- le gradient HP-BT, Haute Pression - Basse Température, typique de la subduction (Alpes), et dont la glaucophane Na2(Fe,Mg)3Al2[Si8O22](OH) est le minéral caractéristique (faciès des schistes bleus),
- le gradient PI-TI, Pression Intermédiaire - Température Intermédiaire, typique de la chaîne varisque (Vosges, Massif Armoricain, Massif Central),
- le gradient HT-BP, Haute Température - Basse Pression, typique du rifting Crétacé des Pyrénées."
des schistes verts"Le faciès des schistes verts correspond à une zone de températures et de pressions moins élevées que le faciès des schistes bleus. Il est caractérisé par la présence de chlorite et d’épidote (verdâtres) qui confèrent une couleur verte à ces schistes." (T<300°C) entre - 39 et -31 Ma. (3) (Fig. 4)

      En termes de nomenclature et de vocabulaire, les roches métamorphiques sont nommées par leur nom originel (nature du protolithe"Du grec protos, « premier » et lithos « pierre », c'est-à-dire « première pierre » ou « pierre originelle », le protolithe désigne la roche d’origine d’une roche métamorphique : le protolithe d’un métabasalte est un basalte."), précédé du préfixe « méta- ». Comme les gabbros et les basaltes du Queyras ont subi un métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá, au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010"
dans le faciès"Les faciès (du latin « facies », aspect) et gradients métamorphiques couvrent l’ensemble des conditions de température et de pression possibles pour des roches à l’état solide sur Terre. Selon le diagramme P=f(T), le gradient métamorphique est la succession des faciès métamorphiques rencontrés le long d’un gradient géothermique donné. On distingue notamment :
- le gradient HP-BT, Haute Pression - Basse Température, typique de la subduction (Alpes), et dont la glaucophane Na2(Fe,Mg)3Al2[Si8O22](OH) est le minéral caractéristique (faciès des schistes bleus),
- le gradient PI-TI, Pression Intermédiaire - Température Intermédiaire, typique de la chaîne varisque (Vosges, Massif Armoricain, Massif Central),
- le gradient HT-BP, Haute Température - Basse Pression, typique du rifting Crétacé des Pyrénées."
des schistes bleus"Les schistes bleus ou schistes à glaucophane forment un ensemble de roches métamorphiques caractérisées par la présence d'un minéral bleu, la glaucophane. Les schistes bleus sont les marqueurs d'un métamorphisme de «  Haute Pression - Basse Température » (HP-BT) typiques de la partie élevée des zones de subduction." (3), tout comme les schistes lustrés, ces roches doivent donc être nommées, en toute rigueur, respectivement métagabbros"Gabbros métamorphisés." et métabasaltes"basaltes métamorphisés.".

 

      Le lac de la Blanche (2 499 m) et le refuge éponyme baignent dans des schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) vers - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
, au pied d’une falaise de marbres"Du latin «marmors», marbre, le marbre est formé de sédiments calcaires, relativement purs et homogènes, recristallisés par métamorphisme. Le marbre jurassique (marbre blond) a été formé à partir des sédiments calcaires océaniques qui se sont déposés au Jurassique et qui ont été métamorphisés bien plus tard au Tertiaire." jurassique"Le Jurassique (entre -201 et -145 Ma) est une Période géologique du Mésozoïque ou Ère Secondaire qui doit son nom au Jura où des calcaires caractéristiques ont été trouvés.
Le système jurassique se subdivise en trois séries géologiques :
- Jurassique inférieur ou Lias,
- Jurassique moyen ou Dogger,
- Jurassique supérieur ou Malm."
(marbre blond). L’émissaire de ce lac donne son nom à la vallée de l'Aigue Blanche.

      Au NORD du lac de la Blanche, le Rouchon (2 929 m) est un énorme bloc de gabbro"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique." entouré de schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) vers - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
. Ce roc est interprété comme un fragment de falaise sous-marine écroulé au fond de l’océan Téthys ligure où se déposaient des sédiments au Crétacé"Du latin « cretaceus », « qui contient de la craie », le Crétacé est ainsi nommé en se référant aux vastes dépôts crayeux marins datant de cette époque et que l’on retrouve en grande quantité en Europe, notamment dans le Nord de la France. Le Crétacé (entre -145 et -66 Ma) est la dernière Période du Mésozoïque ou Ère secondaire." , il y a 130 millions d’années (1) (1') (4).

      Du NORD-EST au SUD-EST du lac de la Blanche, le col de Chamoussière (2 884 m), le Pic de Caramantran (3 025 m), le col de Saint-Véran (2 844 m) et le col Blanchet (2 897 m) sont formés de schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) vers - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
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      À l'EST, Rocca Bianca (3 059 m) est formé de gabbros"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique.", constituant principal de la couche inférieure des croûtes océaniques. (Fig. 1)

      Juste au-dessus et à l’EST du lac de la Blanche, les abords des deux lacs Blanchet (Inférieur [2 746 m] et Supérieur [2 810 m]) sont constitués de basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." et plaqués de marbres"Du latin «marmors», marbre, le marbre est formé de sédiments calcaires, relativement purs et homogènes, recristallisés par métamorphisme. Le marbre jurassique (marbre blond) a été formé à partir des sédiments calcaires océaniques qui se sont déposés au Jurassique et qui ont été métamorphisés bien plus tard au Tertiaire." jurassique"Le Jurassique (entre -201 et -145 Ma) est une Période géologique du Mésozoïque ou Ère Secondaire qui doit son nom au Jura où des calcaires caractéristiques ont été trouvés.
Le système jurassique se subdivise en trois séries géologiques :
- Jurassique inférieur ou Lias,
- Jurassique moyen ou Dogger,
- Jurassique supérieur ou Malm."
(marbre blond) (1'). Ces derniers sont des sédiments calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3." océaniques qui se sont déposés au Jurassique"Le Jurassique (entre -201 et -145 Ma) est une Période géologique du Mésozoïque ou Ère Secondaire qui doit son nom au Jura où des calcaires caractéristiques ont été trouvés.
Le système jurassique se subdivise en trois séries géologiques :
- Jurassique inférieur ou Lias,
- Jurassique moyen ou Dogger,
- Jurassique supérieur ou Malm."
et qui ont été métamorphisés bien plus tard au Tertiaire. L’environnement immédiat des ces plans d’eau offrent une juxtaposition de bosses arrondies. Ce sont des roches moutonnées"Affleurements rocheux en forme de bosses qui portent les traces de leur modelage par le passage d'un glacier, comme les stries d'abrasion." qui révèlent ainsi le passage ancien de glaciers. Ceux-ci ont laissés des cuvettes de surcreusement, aujourd’hui occupés par les lacs. Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde que s’il avait été causé par de l’eau liquide : c’est la raison pour laquelle on parle de surcreusement.

      Au SUD-SUD-EST du lac de la Blanche, la Tête des Toillies, qui culmine à 3 175 mètres d'altitude, est un autre témoin de la présence d'un plancher océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.". En effet, ce sommet est constitué de basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." en coussins, empilement de "coussins" ou d'"oreillers" dont le diamètre varie de quelques décimètres à environ 1 mètre. Or cette structure en coussins est typique des laves émises par des volcans sous-marins (pillow-lava, en anglais) (Fig. 3). Au fond de la Téthys ligure, à plus de 3 km de profondeur, de la lave en fusion s'étalait sur la croûte océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.", il y a 150 millions d'années; ce fond marin se situe maintenant 3 km au-dessus du niveau de la mer !
      De plus, les basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." de la Tête des Toillies racontent l'histoire de cet océan, de son expansion à sa disparition complète, par subduction"La subduction (latin subductio, action de tirer sur le rivage) est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparait sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse)." de sa lithosphère"La lithosphère (du grec lithos, pierre et sphaera, sphère) désigne l'enveloppe rigide et externe de la Terre. Avec une épaisseur de 100 km, elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle se subdivise en plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. La lithosphère, rigide, repose directement sur l'asthénosphère, solide mais ductile.". Ils permettent aussi de reconstituer la collision continentale qui a suivi et qui a ainsi donné naissance à la chaîne alpine.
      Ces basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." ont été éjectés tout le long de la crête d'une dorsale océanique"Une dorsale océanique est un relief sous-marin composé d'une crête axiale, qui culmine vers -2 500 m et de pentes très douces qui conduisent, en plusieurs centaines de kilomètres, vers des plaines abyssales dont la profondeur se situe aux alentours de -4 000 m. Tout le long de l'axe de la dorsale, de la lithosphère océanique nouvelle se forme par apport de basalte MORB (Middle Oceanic Ridge Basalt, basalte issu du milieu de l'arrête océanique) et transformation de péridotite asthénosphérique (ductile) en péridotite lithosphérique (rigide)." (Fig. 3), vers 2 500 à 3 000 m de profondeur, alors même que l'océan était en expansion. Ils se sont ensuite enfoncés par subsidence"La subsidence (latin subsidere, s'enfoncer) est l'abaissement de la croûte terrestre résultant d'un étirement-amincissement de cette dernière. Elle entraine un dépôt progressif de sédiments sous une profondeur d'eau constante." sur les flancs de cette dorsale"Une dorsale océanique est un relief sous-marin composé d'une crête axiale, qui culmine vers -2 500 m et de pentes très douces qui conduisent, en plusieurs centaines de kilomètres, vers des plaines abyssales dont la profondeur se situe aux alentours de -4 000 m. Tout le long de l'axe de la dorsale, de la lithosphère océanique nouvelle se forme par apport de basalte MORB (Middle Oceanic Ridge Basalt, basalte issu du milieu de l'arrête océanique) et transformation de péridotite asthénosphérique (ductile) en péridotite lithosphérique (rigide)." jusqu'aux plaines abyssales vers 3 500 ou 4 000 m au-dessous du niveau de la mer. Après l'expansion de cet océan, son raccourcissement par subduction"La subduction (latin subductio, action de tirer sur le rivage) est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparait sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse)." a fait plonger les basaltes sous le continent africain, où la majeure partie a été engloutie à jamais dans les profondeurs de l'asthénosphère"L'asthénosphère (du grec: astheneia, sans force, sans résistance et sphaera, sphère) est une partie "sans force", "sans résistance", c'est à dire ductile, du manteau terrestre. Elle se situe juste sous la lithosphère et se prolonge jusqu'au manteau inférieur. Elle commence à l'isotherme 1 350°C, vers 100 km de profondeur, où la température est nécessaire et suffisante pour rendre ductile les péridotites qui la composent. Elle s'achève vers 660 km au-dessous de la surface de la Terre, où la température atteint 1 630°C. Par la présence de ce gradient thermique et des températures supérieures ou égales à 1 350°C, l'asthénosphère est animée de lents courants de convection, associés aux mouvements des plaques de la lithosphère.". Seule une petite partie a pu s'enfoncer jusqu’à 50 km au-dessous de la surface terrestre avant d’être exhumée, puis déformée, plissée, charriée"Le charriage est un mouvement tectonique qui transporte de grands ensembles de roches au-dessus d'une autre masse rocheuse, sur plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres." sur la marge continentale"Une marge continentale est une bordure immergée d'un continent. Elle est constituée de lithosphère continentale en contact avec de la lithosphère océanique. On distingue les marges continentales passives dues à une rupture de la lithosphère continentale par arrachement (processus de rifting et d'océanisation) et les marges continentales actives dues à une subduction de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale." européenne durant la collision Europe-Afrique. Avec les fortes températures et pressions qui règnent à ces profondeurs, ces roches ont subi un métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010"
.

      Au SUD du lac de la Blanche, le col de la Noire (2 955 m) et son lac éponyme (2 887 m) se trouvent dans un environnement immédiat de serpentinites"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite.", roches vertes caractéristiques des planchers océaniques"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km." (Fig. 1). Selon les différentes espèces minérales de serpentines qui les constituent, la couleur de ces roches varie du vert au noir. Mais lorsqu'elles subissent une oxydation, elles se recouvrent d'une patine rouille. De plus, ces blocs ont un aspect "peau de serpent", d'où les noms de serpentines (minéraux), de serpentinites (roche) et ophiolites (du grec ophis, serpent: associations de roches (essentiellement gabbro, serpentinite, basalte) ayant la texture d'écailles de serpent). Dans ce secteur, certaines serpentinites"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite." paraissent vitrifiées; d’autres présentent des inclusions d’amiante"Minéral fibreux de la famille des silicates, formé naturellement au cours du métamorphisme des roches. La chrysotile est tristement connue.".

      Plus bas dans la vallée de l’Aigue Blanche, au-dessous de la Chapelle de Clausis et à environ 5 km du village de Saint-Véran, se trouvent les vestiges d’une mine de cuivre (2 260 m – 2 495 m) ainsi que ceux d’une carrière de « marbre vert » (2 300 m). Ces deux anciennes exploitations montrent, là encore, qu’un océan était présent du Jurassique"Le Jurassique (entre -201 et -145 Ma) est une Période géologique du Mésozoïque ou Ère Secondaire qui doit son nom au Jura où des calcaires caractéristiques ont été trouvés.
Le système jurassique se subdivise en trois séries géologiques :
- Jurassique inférieur ou Lias,
- Jurassique moyen ou Dogger,
- Jurassique supérieur ou Malm."
au Crétacé"Du latin « cretaceus », « qui contient de la craie », le Crétacé est ainsi nommé en se référant aux vastes dépôts crayeux marins datant de cette époque et que l’on retrouve en grande quantité en Europe, notamment dans le Nord de la France. Le Crétacé (entre -145 et -66 Ma) est la dernière Période du Mésozoïque ou Ère secondaire." .
En effet, le « marbre vert » est une ophicalcite (ophiolites"Du grec ophis, serpent : associations de roches (essentiellement gabbro, serpentinite, basalte) ayant la texture d'écailles de serpent." associées généralement à de la calcite"La calcite est un minéral composé de carbonate naturel de calcium CaCO3." ou à de la dolomite"Minéral constitué de carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2."). Cette roche sédimentaire"Les roches sédimentaires proviennent de l'accumulation de sédiments qui se déposent le plus souvent en couches ou lits superposés, appelés strates." (constituée de débris de roches) est intercalée entre les roches constitutives du plancher océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km." avec des serpentinites"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite." et des gabbros"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique." (au-dessous) et des basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." et des sédiments océaniques (au-dessus). (2) (Fig. 2)
Le « marbre vert » de la vallée de l’Aigue Blanche à Saint-Véran, qui n'est pas du marbre, puisque d'un point de vue géologique le marbre est un calcaire qui a subit un métamorphisme, est constitué de serpentinite"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite." fragmentée. De la calcite"La calcite est un minéral composé de carbonate naturel de calcium CaCO3." remplit les espaces formés par la fragmentation de la roche (serpentine veinée de calcite"La calcite est un minéral composé de carbonate naturel de calcium CaCO3."). Ainsi ce « marbre vert » est en fait une brèche"Conglomérat dont les fragments sont anguleux.
Un conglomérat est une roche sédimentaire détritique cimentée, constituée de l'accumulation de cailloux. S'ils sont arrondis, le conglomérat est nommé poudingue; s'ils sont anguleux, le conglomérat est appelé brèche."
sédimentaire à fragments de serpentinite"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite." cimentés par de la calcite"La calcite est un minéral composé de carbonate naturel de calcium CaCO3.". (Fig. 2)

Photo n°201707133
Ancienne carrière de « marbre vert » de Clausis, dans la vallée de l’Aigue Blanche (2300m), à 7 km de Saint-Véran. (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
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Ancienne carrière de « marbre vert » à 2 300 m d'altitude dans la vallée de l’Aigue Blanche, au-dessous de la Chapelle de Clausis et à environ 5 km du village de Saint-Véran.

Il arrive parfois que ces ophicalcites"Ophiolites, du grec ophis, serpent, associées généralement à de la calcite ou à de la dolomite" soient associées à une couche minéralisée de sulfures de cuivre et de fer, ainsi que de cuivre natif. C’est justement le cas de l’ancienne mine de cuivre de Saint-Véran. De tels gisements sont localisés sous le plancher océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.", exactement à l’interface entre le sommet du manteau dénudé et les premiers sédiments déposés (Fig. 2). Ils proviennent très probablement d’anciens « souffleurs noirs », sources hydrothermales"Du grec húdrios, « d’eau, aqueux » et du latin thermae, « bains publics chauds », emprunté au grec thermos, « chaud », l’hydrothermalisme se définit comme le cycle convectif de l'eau de mer qui pénètre par les fissures du plancher axial d’une dorsale, se réchauffe en lessivant les basaltes, puis remonte chargée de minéraux et d’oxydes métalliques (Fe, Mn, Zn, Cu, Ba, Ca, Si…). Ces derniers précipitent à des températures différentes, en formant des cheminées ou des dômes." qu’on trouve à proximité des dorsales"Une dorsale océanique est un relief sous-marin composé d'une crête axiale, qui culmine vers -2 500 m et de pentes très douces qui conduisent, en plusieurs centaines de kilomètres, vers des plaines abyssales dont la profondeur se situe aux alentours de -4 000 m. Tout le long de l'axe de la dorsale, de la lithosphère océanique nouvelle se forme par apport de basalte MORB (Middle Oceanic Ridge Basalt, basalte issu du milieu de l'arrête océanique) et transformation de péridotite asthénosphérique (ductile) en péridotite lithosphérique (rigide)." des océans actuels. (2) (Fig .3)
En effet, l’axe d’une dorsale océanique est le lieu d’une activité sismique, tectonique, volcanique et hydrothermale. L’hydrothermalisme se définit comme le cycle convectif de l'eau de mer qui pénètre par les fissures du plancher axial d’une dorsale, se réchauffe en lessivant les basaltes, puis remonte chargée de minéraux et d’oxydes métalliques (Fe, Mn, Zn, Cu, Ba, Ca, Si…). Ces derniers précipitent à des températures différentes, en formant des cheminées ou des dômes. (3)
Ainsi la carrière de "marbre vert" et la mine de cuivre attestent elles aussi la présence passée de la Téthys ligure.


Fig. 1
Représentation schématique de la croûte océanique


Fig. 2
Représentation schématique de la croûte océanique :
localisation des ophicalcites et du cuivre


Fig. 3
Représentation schématique de la coupe transversale d'une dorsale océanique

Diagramme Pression-Température des faciès métamorphiques
Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Fig. 4
Diagramme Pression - Température des faciès et gradients métamorphiques
(très simplifié d'après 3)
 

      Les faciès (du latin « facies », aspect) et gradients métamorphiques couvrent l’ensemble des conditions de température et de pression possibles pour des roches à l’état solide sur Terre. Sont regroupées en faciès, les roches qui ont subi un métamorphisme dans des conditions physiques voisines (pressions, profondeurs, températures) et ceci quelle que soit la composition en minéraux de ces roches. Selon le diagramme P = f (T), le gradient métamorphique est la succession des faciès métamorphiques rencontrés le long d’un gradient géothermique"La température s'élève avec la profondeur en moyenne de 1°C tous les 30 m, soit 30°C/km : c'est le gradient géothermique. Mais dans les zones de subduction, où les roches enfouies transportent du « froid », ce gradient descend jusqu’à 6°C/km. Inversement, dans les zones d’accrétion (dorsales, rifts), où les roches exhumées transportent du « chaud », il s’élève jusqu’à 50°C/km." donné. On distingue notamment :
- le gradient HP-BT, Haute Pression - Basse Température, typique de la subduction (comme dans le Queyras), et dont la glaucophane Na2(Fe,Mg)3Al2[Si8O22](OH) est le minéral caractéristique (faciès des schistes bleus),
- le gradient PI-TI, Pression Intermédiaire - Température Intermédiaire, typique de la chaîne varisque (Vosges, Massif Armoricain, Massif Central),
- le gradient HT-BP, Haute Température - Basse Pression, typique du rifting Crétacé des Pyrénées.

       Ce diagramme montre clairement que dans les zones de subduction"La subduction (latin subductio, action de tirer sur le rivage) est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparait sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse).", où les roches ensevelies transportent du « froid », l'enfouissement doit être profond pour que les températures soient très hautes (gradient HP-BT). A contrario, dans les zones d’accrétion (dorsales"Une dorsale océanique est un relief sous-marin composé d'une crête axiale, qui culmine vers -2 500 m et de pentes très douces qui conduisent, en plusieurs centaines de kilomètres, vers des plaines abyssales dont la profondeur se situe aux alentours de -4 000 m. Tout le long de l'axe de la dorsale, de la lithosphère océanique nouvelle se forme par apport de basalte MORB (Middle Oceanic Ridge Basalt, basalte issu du milieu de l'arrête océanique) et transformation de péridotite asthénosphérique (ductile) en péridotite lithosphérique (rigide).", rifts"Un rift (anglais rift, crevasse) se compose d’un fossé d’effondrement allongé (graben, en allemand), bordé par deux « épaules ». Ses dimensions atteignent quelques dizaines de kilomètres de large pour plusieurs centaines de kilomètres de long. C’est un lieu d’amincissement crustal (croûte) et de subsidence. Comme la lithosphère s'amincit, le rifting peut être le stade initial qui conduira à la rupture lithosphérique, puis à la formation d'une dorsale et à la naissance d'un océan. Les deux moitiés du rift deviendront alors les deux marges continentales du nouvel océan.
Souvent les rifts se disposent en bordure ou à l’aplomb de points chauds (Afars, Islande). La subsidence initiale est souvent très importante. Pour l’exemple, le lac Baïkal, en Sibérie, contient en plus de la couche d’eau de 1 800 m, une couche de sédiments d’une épaisseur de plusieurs kilomètres. Au niveau d’un rift, qui est une zone d’accrétion le gradient géothermique peut atteindre 50°C/km (5°C/100m)."
), où les roches exhumées transportent du « chaud », les températures sont très élevées, même à faible profondeur  (gradient HT-BP).

      Les schistes lustrés, les gabbros, les basaltes du Queyras ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma (millions d'années) puis ont été rétromorphosés dans le faciès des schistes verts (T<300°C) entre - 39 et -31 Ma (3). En toute rigueur, ces gabbros et basaltes ainsi métamorphisés doivent être nommés respectivement métagabbros et métabasaltes.

 

  N°1 Marcel LEMOINE, Pierre TRICART (1988)
« Queyras: un océan il y a 150 millions d'années » ; Éditions du BRGM

  N°1' Pierre TRICART, Marcel LEMOINE (2013)
« À la découverte de la géologie des sentiers du Queyras » ; Éditions du BRGM

  N°2 Marcel LEMOINE, Pierre de GRACIANSKY, Pierre TRICART (2000)
« 
De l'océan à la chaîne de montagnes. Tectonique des plaques dans les Alpes » ; Édition Gordon breach, Collection Géosciences

  N°3 RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018)
« Éléments de Géologie » ; 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod

  N°4 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°5 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°6 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

 

  Contexte écologique du lac

      Localisé dans la partie EST du département des Hautes-Alpes et au SUD-EST du Parc Naturel Régional du Queyras, le site naturel qui héberge le lac de la Blanche (2 499 m), présente de nombreux affleurements de roches vertes (ophiolites, serpentinites, gabbros) et même des filons de minerais (anciennement exploités par des mines). Il se situe dans la partie orientale schisteuse (schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subit un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante." de la zone piémontaise) du massif du Queyras, à la limite frontalière avec l'Italie (carte). Les versants exposés SUD-OUEST ont des pentes relativement douces au regard des versants exposés NORD-EST qui eux sont abrupts.

      Bien que de type montagnard continental plutôt sec, le climat de la haute vallée de l’Aigue Blanche subit l’apport de masses d’air humide en provenance de l’Adriatique. Celles-ci remontent la plaine du Pô et la Lombardie vers les reliefs du Piémont et de la frontière franco-italienne où elles se refroidissent. La condensation qui s’ensuit provoque des précipitations abondantes dans les hautes vallées du Piémont et du Queyras, ainsi que la formation de mers de nuages sur les pentes des versants italiens. On donne le nom de "nebbia" (italien nebbia : brouillard) à ces nuages qui débordent de temps en temps depuis la frontière italienne. Les pluies et la "nebbia" entretiennent une certaine humidité qui contribue à l’enrichissement biologique de cette zone naturelle.

      Débutant à l'étage de végétation subalpin à 1 900 m d'altitude, le site culmine à 3 175 m à la Tête des Toillies. Il est inclus dans les étages de végétation subalpin, alpin et nival. Entouré de crêtes ébouleuses et de barres rocheuses infranchissables, il est caractérisé par de grandes étendues herbeuses comprenant des pâturages, des prairies subalpines et des pelouses alpines, de vastes éboulis et quelques forêts de mélèzes sur les ubacs. Plusieurs lacs d'altitude s'égrènent dans le fond du vallon de l'Aigue Blanche. Relativement enclavé, l'espace naturel n'offre que peu de connexions avec les vallons voisins français et italiens par l'intermédiaire de quelques hauts cols, crêtes ébouleuses et entrées de vallon. Cela a favorisé le développement de l'endémisme"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." floristique et le maintien d'un certain nombre de taxons"Du grec taxis « classement », « ordre », le taxon correspond à un rang de classification des êtres vivants, quel qu'en soit le niveau : Espèce, Genre, Famille, Ordre, Classe, Embranchement, Règne, Domaine. Hormis l'espèce, le nom du taxon porte toujours une majuscule." rarissimes.

      Les deux habitats déterminants que compte le site sont des milieux humides :
- les ceintures péri-lacustres des lacs froids et mares d'altitude à Linaigrette de Scheuchzer (Eriophorum scheuchzeri),
- et les bas-marais"Partie la plus basse d'un marais." cryophiles d'altitude des bords de sources et suintements à Laîche des frimas (Carex frigida) associés en mosaïque avec les bas-marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana).

      Neuf habitats remarquables sont également présents dans cet espace naturel :
- les saulaies arctico-alpines des bas-marais"Partie la plus basse d'un marais." et bords de ruisseaux à Saule arbrisseau (Salix foetida) et les saulaies arctico-alpines des pentes rocheuses froides et humides à Saule soyeux (Salix glaucosericea) ou Saule helvétique (Salix helvetica),
- les mégaphorbiaies"Une mégaphorbiaie (du grec mega, grand et phorbē, paturage) est une formation végétale luxuriante, constituée de grandes herbes, de 1,5 m à plus de 2 m de hauteur, se développant sur des sols riches, frais, non-acides et humides." montagnardes et subalpines, formations opulentes de hautes herbes des combes humides et fraîches,
- les prairies de fauche d'altitude,
- les mélézins"Forêt de Mélèzes."-cembraies"Forêt de Pins cembro ou Arole." ou forêts de Mélèze (Larix decidua) et de Pin cembro (Pinus cembra),
- les bas-marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana),
- les bas-marais acides,
- les éboulis siliceux alpins,
- les formations végétales des rochers et falaises calcaires,
- la végétation des rochers et falaises siliceux.

      Le site comprend vingt espèces végétales déterminantes.
Huit sont protégées au niveau national  :
- le Panicaut des Alpes (Eryngium alpinum), connu sous le nom de Chardon bleu des Alpes, ...mais qui n'est pas un Chardon,
- la Primevère de Haller (Primula halleri), belle Renonculacée à floraison printanière typique des pelouses et rocailles ventées,
- l'Androsace de Suisse (Androsace helvetica),
- l'Androsace pubescente (Androsace pubescens),
- le Saule à feuilles de myrte (Salix breviserrata),
- le Saule de Suisse (Salix helvetica),
- le Choin ferrugineux (Schoenus ferrugineus),
- la Laîche bicolore (Carex bicolor), rare Cypéracée des marécages arctico-alpins froids d'altitude.
Cinq sont protégées en région Provence-Alpes-Côte d'Azur :
- le Dactylorhize couleur de sang (Dactylorhiza incarnata subsp. cruenta),
- l'Orchis nain des Alpes (Chamorchis alpina),
- le Jonc arctique (Juncus arcticus), plante arctico-alpine rare des marécages et bords de ruisselets,
- le Saxifrage à deux fleurs (Saxifraga biflora),
- le Saxifrage fausse diapensie (Saxifraga diapensioides).
Sept espèces n'ont pas de statut de protection :
- le Buplèvre des Alpes (Bupleurum alpigenum), grand Buplèvre localisé en France à la haute-vallée de la Durance et au Queyras, où il occupe les prairies de fauche, mégaphorbiaies et lisières forestières fraîches,
- le Sainfoin de Briançon (Hedysarum brigantiacum), Légumineuse,
- la Gentiane asclépiade (Gentiana asclepiadea),
- le Scirpe de Hudson (Trichophorum alpinum), rare Cypéracée des bas-marais arctico-alpins,
- la Renoncule à feuilles de Rue (Callianthemum coriandrifolium),
- le Pied-d'alouette douteux (Delphinium dubium), spectaculaire Renonculacée des mégaphorbiaies subalpines, des aulnaies vertes et des prairies fraiches,
- le Saxifrage à tige dressée (Saxifraga adscendens).

      Cet espace naturel comprend en outre sept espèces végétales remarquables.
Quatre sont protégées au niveau national :
- la Bérardie laineuse (Berardia subacaulis), Astéracée archaïque endémique des Alpes sud-occidentales typique des éboulis calcaires à éléments fins,
- la Primevère marginée (Primula marginata), spectaculaire plante des parois calcaires,
- le Scirpe alpin (Trichophorum pumilum), rare Cypéracée circumboréale des bas-marais"Partie la plus basse d'un marais." froids d'altitude,
- l'Ancolie des Alpes (Aquilegia alpina).
Une est protégée en région Provence-Alpes-Côte d'Azur :
- la Minuartie des rochers (Minuartia rupestris subsp. rupestris).
Deux espèces n'ont pas de statut de protection :
- le Cystoptéris de Dickie (Cystopteris dickieana),
- le Génépi noir (Artemisia genipi).

     Parmi les Mammifères d'intérêt patrimonial, on dénombre :
- le Bouquetin des Alpes (Capra ibex), aujourd'hui en expansion et dont les populations locales sont issues de réintroductions,
- le Lièvre variable (Lepus timidus), dont le changement de couleur saisonnier en fait un spécialiste du camouflage.

      Les Oiseaux nicheurs sont représentés par :
- le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus), grand Vautour se nourrissant exclusivement d'os (et de moelle) qui a fait l'objet d'un programme de réintroduction dans le massif alpin et plus singulièrement dans la vallée voisine de l'Ubaye où il niche,
- l’Aigle royal (Aquila chrysaetos),
- l'Autour des palombes (Accipiter gentilis),
- le Tétras lyre (Tetrao tetrix),
- le Lagopède alpin (Lagopus mutus), Galliforme relique de l’époque glaciaire d'origine arctique, qui fréquente les reliefs fréquemment balayés par le vent (reliefs qui de ce fait sont à la fois déneigés [l'animal y trouve sa nourriture] et enneigés [l'animal peut s'y enfouir pour se protéger]),
- la Niverolle alpine (Montifringilla nivalis), Passereau inféodé aux pelouses des étages alpin et subnival,
- le Moineau cisalpin (Passer italiae), présent sur les zones montagnardes proches de la frontière italienne.

      Parmi les Insectes d'intérêt patrimonial, se trouvent :
- la Piéride de la roquette (Euchloe simplonia), Lépidoptère rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable à aire disjointe des Alpes occidentales, Pyrénées et monts Cantabriques, inféodé aux pelouses subalpines où croissent ses plantes hôtes (des Brassicacées),
- le Solitaire (Colias palaeno europomene), Lépidoptère rhopalocère (« papillon de jour ») déterminant, protégé en France, localisé aux départements alpins en France, en limite d'aire en région Provence Alpes Côte d'Azur, inféodé aux biotopes"Du grec bíos « vie », et tópos « lieu », le biotope est un milieu de vie où les conditions écologiques sont considérées comme homogènes et bien définies." marécageux et tourbières à Airelle des marais (Vaccinium uliginosum),
- l'Azuré du Serpolet (Maculinea arion), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable et protégé au niveau européen, inféodé aux bois clairs et ensoleillés, pelouses et friches sèches avec présence de ses plantes hôtes, des Serpolets (pour sa chenille) et de sa principale fourmi hôte, Myrmica sabuleti (pour sa larve), jusqu'à 2 400 m d'altitude,
- l'Azuré de la croisette (Maculinea alcon rebeli), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable et protégé en France, lié aux pelouses et prairies des étages montagnards et subalpins où croît sa plante hôte (Gentiane croisette [Gentiana cruciata] pour sa chenille) et vit sa Fourmi hôte (surtout Myrmica schencki [pour sa larve]),
- le Petit Apollon (Parnassius corybas sacerdos), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable et protégé en France, des bords des torrents et autres zones humides des étages subalpin et alpin, dont la chenille est inféodée au Saxifrage faux-aïzoon (Saxifraga aizoides) et à la Joubarbe des montagnes (Sempervirum montanum),
- le Criquet ensanglanté (Stetophyma grossum), Orthoptère remarquable, exclusivement lié aux prairies très humides et milieux marécageux,
- la Miramelle piémontaise (Epipodisma pedemontana), espèce de Criquet affectionnant les prés et les landes des étages alpin et subalpin, entre 1 800 et 2 900 m d'altitude, endémique des Alpes franco-italiennes et en limite d'aire de répartition en région Provence Alpes Côte d'Azur,
- la Miramelle des frimas (Melanoplus frigidus frigidus), espèce remarquable de Criquet d'affinité boréo-alpine qui s'observe surtout au dessus de 2 000 m et jusqu'à la limite des névés,
- le Charançon (Dichotrachelus alpestris), espèce déterminante de Coléoptères Curculionidés, relativement bien répandue mais endémique des trois départements alpins de la région Provence Alpes Côte d'Azur, typiquement montagnarde, présente entre 2 000 et 3 000 m d'altitude, sous les pierres, les mousses et l'humus.

      La présence même de cols et de lacs de hautes altitudes accessibles au sein de paysages grandioses, engendre une fréquentation touristique estivale très élevée. Cette sur-fréquentation peut avoir des conséquences directes sur la flore et ses habitats, en particulier aux abords des lacs (piétinement du sol et des plantes, cueillette...). À cela s'ajoute l'attrait pour le Génépi noir (Artemisia genipi) et le Génépi des glaciers (Artemisia glacialis) sur les éboulis de calcschiste"Schiste métamorphique calcaire, où la calcite CaCO3 est associée à du mica. Avant le métamorphisme, c'était un mélange de calcaire et d'argile, c'est à dire de marne.". La cueillette peut aboutir ponctuellement à l’arrachage excessif de ces plantes ainsi qu’à l’érosion accélérée du sol par piétinement. (En savoir plus).

      Inventaire de la faune et de la flore: INPN
 

  N°1 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

 

 

Photo n°201707107
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac de la Blanche (2499m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le Refuge de la Blanche, à l'autre bout du lac,
- le massif des Écrins, à gauche et au fond,
- l'Observatoire astronomique du Pic de Château Renard (2989m), au centre et au loin,
- le Rouchon (2929m), constitué de gabbros, à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707112
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de la Blanche (2499m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le Refuge de la Blanche, à l'autre bout du lac,
- le massif des Écrins, à gauche et au fond,
- l'Observatoire astronomique du Pic de Château Renard (2989m), au centre et au loin.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707111
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de la Blanche (2499m).
Vue direction NORD-NORD-OUEST sur :

- le Refuge de la Blanche, à l'autre bout du lac,
- l'Observatoire astronomique du Pic de Château Renard (2989m), à gauche et au loin,
- le Rouchon (2929m), constitué de gabbros, sur la droite,
- la Pointe des Sagnes Longues (3032m), à l'extrême droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707110
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de la Blanche (2499m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le Refuge de la Blanche, à l'autre bout du lac,
- le massif des Écrins, à gauche et au fond,
- l'Observatoire astronomique du Pic de Château Renard (2989m), au centre et au loin,
- le Rouchon (2929m), constitué de gabbros, sur la droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707108
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Lac de la Blanche (2499m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le Refuge de la Blanche, sur la gauche,
- le Rouchon (2929m), constitué de gabbros, au centre.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707109
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Lac de la Blanche (2499m).
Vue direction OUEST-NORD-OUEST sur :

- le Refuge de la Blanche, à l'autre bout du lac,
- le massif des Écrins, au centre gauche et au fond,
- l'Observatoire astronomique du Pic de Château Renard (2989m), sur la droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707114
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Lac de la Blanche (2499m).
Vue direction SUD sur :

- la Tête des Toillies (3175m), constituée de basaltes en coussins,
- des marbres blonds, juste derrière le lac.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707041
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Lac de la Blanche (2499m).
Vue direction NORD sur :

- le Refuge de la Blanche, sur la gauche et au bord du lac,
- le Rouchon (2929m), constitué de gabbros, à gauche,
- la Pointe des Sagnes Longues (3032m), au centre droit.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707042
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Lac de la Blanche (2499m).
Vue direction NORD sur :

- le Refuge de la Blanche, sur la gauche et au bord du lac,
- la Pointe des Sagnes Longues (3032m), au centre gauche.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607097
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Haute vallée de l'Aigue Blanche.
Vue direction OUEST-NORD-OUEST sur :

- des marbres blonds, au premier plan,
- le lac de la Blanche (2499m) et le refuge éponyme, juste au-dessous,
- la Chapelle de Clausis (2399m), vers le milieu de la photographie,
- les anciennes mines de cuivre et carrière de marbre vert de SAINT-VÉRAN, vers le milieu de la photographie,
- le massif des Écrins, au centre et au fond,
- l'Observatoire astronomique du Pic de Château Renard (2989m), sur la droite et au fond.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707104
Le Rouchon (2929m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Le Rouchon (2929m) (face SUD-SUD-OUEST).
Vue depuis la chapelle de Clausis (2399m).

Le Rouchon est un énorme bloc de gabbro entouré de schistes lustrés. Ce roc est interprété comme un fragment de falaise sous-marine écroulé au fond de l’océan Téthys où se déposaient des sédiments au Crétacé, il y a 130 millions d’années. (1)

Photo n°201507053
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Observatoire astronomique du Pic de Château Renard (2989m), au second plan et à l'extrême gauche.
Face SUD-EST du Rouchon (2929m), constitué de gabbros, sur la droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507054
Le Rouchon (2929m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Le Rouchon (2929m) (face SUD-SUD-EST)

Le Rouchon est un énorme bloc de gabbro entouré de schistes lustrés. Ce roc est interprété comme un fragment de falaise sous-marine écroulé au fond de l’océan Téthys où se déposaient des sédiments au Crétacé, il y a 130 millions d’années. (1)

Photo n°201507052
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Vue sur :

- le massif des Écrins, à l'extrême gauche et au fond,
- l'Observatoire astronomique du Pic de Château Renard (2989m), au centre et au loin,
- le Rouchon (2929m), constitué de gabbros, sur la droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707115
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Chemin qui mène à la chapelle de Clausis (2399m) depuis le lac de la Blanche (2499m).
Vue direction OUEST-NORD-OUEST sur :

- le massif des Écrins, tout au fond.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707116
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Chemin qui mène de la chapelle de Clausis (2399m) au lac de la Blanche (2499m).
Vue direction SUD-EST sur les roches suivantes :

- des marbres blonds, sur la partie gauche,
- des schistes lustrés, au centre,
- des serpentinites, sur la partie droite, en bas,
- des basaltes en coussins qui constituent la Tête des Toillies (3175m), sur la partie droite, en haut.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707117
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Chemin qui mène de la chapelle de Clausis (2399m) au lac de la Blanche (2499m).
Vue direction SUD-EST sur les roches suivantes :

- des marbres blonds, à l'extrême gauche,
- des schistes lustrés, à gauche,
- des serpentinites, du centre à l'extrême droite,
- des basaltes en coussins qui constituent la Tête des Toillies (3175m), au centre et en haut.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707119
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Chapelle de Clausis (2399m), au centre.
Vue direction SUD-EST sur :

- la Tête des Toillies (3175m), formée de basaltes en coussins,
- des serpentinites, plus bas et à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707118
Lac de la Blanche (2499m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Chapelle de Clausis (2399m).
Vue direction NORD-NORD-OUEST sur :

- l'Observatoire astronomique du Pic de Château Renard (2989m), au centre et au loin.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707106
Chapelle de Clausis (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Chapelle de Clausis (2399m), à droite.
Vue direction OUEST-NORD-OUEST sur :

- le massif des Écrins, à gauche et au loin,
- un affleurement de serpentinites, au centre de l'image.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707102
Chapelle de Clausis (2399m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Chapelle de Clausis (2399m), à droite.
Vue direction OUEST-NORD-OUEST sur :

- le Mont Pelvoux (3946m) (massif des Écrins), à gauche et au loin,
- un affleurement de serpentinites, au centre de l'image.
- les vestiges de l'ancienne mine de cuivre, au bas de l'image,
- l'Observatoire astronomique du Pic de Château Renard (2989m), à l'extrême droite et au loin.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707095
Saint-Véran (2042m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Saint-Véran (2042m) : plus haut village d'Europe. (Queyras, Hautes-Alpes).
Vue direction NORD-OUEST.

Photo n°201707131
Plissement d’une roche (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
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Plissement d’une roche vers l’ancienne mine de cuivre de Saint-Véran (Queyras, Hautes-Alpes).

Contrairement aux déformations cassantes qui donnent naissance à des failles, les déformations souples génèrent des plis. Les roches sont cassantes à température et pression faibles lorsque qu’elles se trouvent à proximité de la surface de la croûte terrestre. A contrario, les roches sont plastiques et se déforment facilement à température et pression fortes lorsqu’elles se situent à plusieurs kilomètres (ou dizaines de kilomètres) sous la surface de la croûte.
On trouve des plis de toutes les tailles : centimétrique (comme sur la photographie) à kilométrique ou plus…

 
Photo n°201707133
Ancienne carrière de « marbre vert » de Clausis, dans la vallée de l’Aigue Blanche (2300m), à 7 km de Saint-Véran. (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
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Ancienne carrière de « marbre vert » de Clausis, dans la vallée de l’Aigue Blanche (2300m), à 7 km de Saint-Véran. (Queyras, Hautes-Alpes).

D’un point de vue géologique, le marbre vert est une ophicalcite (ophiolites associées à de la calcite ou à de la dolomite). Cette roche sédimentaire détritique (constituée de débris de roches) est intercalée entre les roches constitutives du plancher océanique avec des serpentinites et des gabbros (au-dessous) et des basaltes et des sédiments océaniques (au-dessus). (2)
Le «marbre vert» de la vallée de l'Aigue Blanche à Saint-Véran est constitué de serpentinite fragmentée. De la calcite remplit les espaces formés par la fragmentation de la roche (serpentine veinée de calcite).
Ce "marbre vert" ou ophicalcite constitue ainsi un témoignage de la présence de l’océan alpin avant la collision des plaques européenne et africaine qui a donné naissance aux Alpes.

(Le nom des roches s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

 
Photo n°201707128
Ancienne mine de cuivre de Saint-Véran (Saint-Véran, Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
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Ancienne mine de cuivre de Saint-Véran (Saint-Véran, Queyras, Hautes-Alpes)

Il arrive parfois que les ophicalcites (marbre vert) soient associées à une couche minéralisée de sulfures de cuivre et de fer, ainsi que de cuivre natif. C’est justement le cas de l’ancienne mine de cuivre de Saint-Véran. De tels gisements sont localisés sous le plancher océanique, exactement à l’interface entre le sommet du manteau dénudé et les premiers sédiments déposés. Ils proviennent très probablement d’anciens « souffleurs noirs », sources thermales qu’on trouve à proximité des dorsales des océans actuels. (2)

(Une autre photographie de la mine de cuivre s'affiche au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507003_prime
Lac de la Blanche et lacs Blanchet (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Vue globale direction EST-NORD-EST depuis la Tête de Longet (3146m) sur le cirque de la haute Aigue Blanche.
On aperçoit notamment de la gauche vers la droite :

- le Rouchon (2929m), à gauche,
- la Crête de la Taillante (3197m),
- le Col de Chamoussière (2884m),
- le Pic de Caramantran (3025m),
- le Pain de Sucre (3208m),
- le Pic d'Asti (3220m),
- le Col de Chamoussière (2884m),
- le Col de Saint-Véran (2844m),
- le Lac et le refuge de la Blanche (2499m),
- les 2 Lacs Blanchet (supérieur : 2810m et inférieur : 2746m),
- Rocca Bianca (3059m),
- le Mont-Viso (3841m),
- le Col Blanchet (2897m),
- la Tête des Toillies (3175m), à droite.

Le cirque de la haute Aigue Blanche témoigne de la présence de la croûte océanique de la Téthys ligure ou océan liguro-piémontais (basalte, gabbro, serpentine) :
- le Rouchon, gabbro;
- Rocca Bianca, gabbro;
- Tête des Toillies, basaltes en coussins;
- Col de la Noire, serpentine.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°P1010444
Lac de la Blanche et lacs Blanchet (Queyras) (Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Le lac de la Blanche et les 2 lacs Blanchet vus depuis la crête du Coq ; point 3159m.
(Les noms des lacs s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

 

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