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Lac de Souliers (2492m)

Queyras

Hautes-Alpes

 

Latitude  44° 48' 25'' N
Longitude 6° 45' 24'' E
Altitude 2 492 m

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



  Itinéraires d'accès au lac

SUR SENTIER, TRÈS FACILE, COURT, BALADE TYPIQUEMENT FAMILIALE

      Le lac de Souliers (2 492 m) se situe dans le Queyras, près du col d'Izoard (2 361 m) (carte n°1), non loin et au SUD-EST du hameau de Brunissard et du village d'Arvieux (Hautes-Alpes). Le départ du sentier conduisant au lac de Souliers peut être le Parking de la Casse Déserte (2 220 m) sur la D 902 (carte n°2).

      L'accès routier le plus simple emprunte la D 902 jusqu'au Parking de la Casse Déserte et peut se faire depuis Arvieux (accès routier n°1), Château-Queyras (accès routier n°2), Guillestre (accès routier n°3), Briançon (accès routier n°4) ou Gap (accès routier n°5), par exemple.

      Voici les itinéraires de randonnée :

  N°1 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©
S'arrêter au lac de Souliers dans l'itinéraire décrit ci-dessus.

  N°2 d’après le site communautaire Bivouak.net www.bivouak.net, Copyright ©
S'arrêter au lac de Souliers dans l'itinéraire décrit ci-dessus.

  N°3 d’après le site commercial Envie-de-queyras.com www.envie-de-queyras.com, Copyright ©

 

  Contexte géologique du lac

     Accroché sur le versant SUD de Côte Belle et de la Crête des Oules (2 914 m) et à 3 km au SUD-OUEST du Pic de Rochebrune (3 197 m), le lac de Souliers (2 492 m) se trouve dans un environnement immédiat de roches sédimentaires"Les roches sédimentaires proviennent de l'accumulation de sédiments qui se déposent le plus souvent en couches ou lits superposés, appelés strates." dolomitiques"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3) , (carbonate de magnésium, MgCO3), …" calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3.".
Le Pic de Rochebrune est constitué de dolomies"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3) , (carbonate de magnésium, MgCO3), …"
datant du Trias"Du latin « trias », « nombre de trois », car constitué de trois unités stratigraphiques distinctes (les Trias inférieur, moyen et supérieur), le Trias (entre -252 et -201 millions d'années) est la première Période du Mésozoïque ou Ère secondaire." supérieur (Norien : entre -227 et -208 millions d'années).
La Côte Belle est formée de
calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3." dolomitiques"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3) , (carbonate de magnésium, MgCO3), …" du Trias"Du latin « trias », « nombre de trois », car constitué de trois unités stratigraphiques distinctes (les Trias inférieur, moyen et supérieur), le Trias (entre -252 et -201 millions d'années) est la première Période du Mésozoïque ou Ère secondaire." moyen (-242 et -235 millions d'années).

     Ces dolomies"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3) , (carbonate de magnésium, MgCO3), …" et ces calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3." prédominent dans la partie OUEST du Queyras, région parfois nommée "Queyras calcaire" et que les géologues rattachent à la "zone briançonnaise". Les sédiments qui ont donné naissance à ces roches se sont déposés sur le fond d'un océan, au tout début de sa genèse, lorsque celui-ci "s'étirait" et "se creusait", il y a 250 à 200 millions d'années. Ces dolomies"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3) , (carbonate de magnésium, MgCO3), …" et ces calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3.", qui de nos jours forment les sols perméables du "Queyras calcaire", se sont formés par subsidence"La subsidence (latin subsidere, s'enfoncer) est l'abaissement de la croûte terrestre résultant d'un étirement-amincissement de cette dernière. Elle entraine un dépôt progressif de sédiments sous une profondeur d'eau constante." dans des eaux dont la profondeur n'excédait pas quelques mètres, sur la marge continentale passive"Une marge continentale est une bordure immergée d'un continent. Sorte de bord de mer, en somme. Elle est constituée de lithosphère continentale en contact avec de la lithosphère océanique. On distingue les marges continentales passives dues à une rupture de la lithosphère continentale par arrachement (processus de rifting et d'océanisation) et les marges continentales actives dues à une subduction de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale." de l'ancien continent européen (un bord de mer, en quelque sorte).

     En aval du lac de Souliers, les pentes (alpages et forêts) sont constituées de schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) vers - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
qui
témoignent de la présence du fond de l'océan Téthys ligure ou océan liguro-piémontais : un océan profond de plus de 3 000 m, il y a 150 millions d'années. Sur le plancher de cet océan"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.", constitué d'ophiolites"Du grec « ophis », serpent : associations de roches [essentiellement gabbro, serpentine, basalte] ayant la texture d'écailles de serpent." (association de serpentinite"La serpentine ne constitue pas un minéral unique : c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite.", de gabbro"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique." et de basalte"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." essentiellement), différentes sortes de sédiments se déposaient. Parmi eux se trouvaient des argiles"Du latin « argilla », argile, l'argile désigne une famille de minéraux, les silicates SiO4-4, ou une particule dont la granulométrie (dimension) est inférieure à 4 microns.". Lorsque l'océan qui s'était ouvert, il y a plus de 200 millions d'années (Jurassique"Le Jurassique (entre -201 et -145 Ma) est une Période géologique du Mésozoïque ou Ère Secondaire qui doit son nom au Jura où des calcaires caractéristiques ont été trouvés.
Le système jurassique se subdivise en trois séries géologiques :
- Jurassique inférieur ou Lias,
- Jurassique moyen ou Dogger,
- Jurassique supérieur ou Malm."
), a commencé à se refermer, il y a 80 millions d'années, puis a disparu totalement par subduction"La subduction (latin subductio, action de tirer sur le rivage) est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparait sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse)." de sa lithosphère"La lithosphère (du grec lithos, pierre et sphaera, sphère) désigne l'enveloppe rigide et externe de la Terre. Avec une épaisseur de 100 km, elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle se subdivise en plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. La lithosphère, rigide, repose directement sur l'asthénosphère, solide mais ductile.", il y a 65 millions d'années (Crétacé"Du latin « cretaceus », « qui contient de la craie », le Crétacé est ainsi nommé en se référant aux vastes dépôts crayeux marins datant de cette époque et que l’on retrouve en grande quantité en Europe, notamment dans le Nord de la France. Le Crétacé (entre -145 et -66 Ma) est la dernière Période du Mésozoïque ou Ère secondaire." ), ces argiles"Du latin «argilla», argile, l'argile désigne une famille de minéraux, les silicates SiO4-4, ou une particule dont la granulométrie (dimension) est inférieure à 4 microns." se sont enfoncées sous le continent africain, où la majeure partie a été engloutie à jamais dans les profondeurs de l'asthénosphère"L'asthénosphère (du grec: astheneia, sans force, sans résistance et sphaera, sphère) est une partie "sans force", "sans résistance", c'est à dire ductile, du manteau terrestre. Elle se situe juste sous la lithosphère et se prolonge jusqu'au manteau inférieur. Elle commence à l'isotherme 1 350°C, vers 100 km de profondeur, où la température est nécessaire et suffisante pour rendre ductile les péridotites qui la composent. Elle s'achève vers 660 km au-dessous de la surface de la Terre, où la température atteint 1 630°C. Par la présence de ce gradient thermique et des températures supérieures ou égales à 1 350°C, l'asthénosphère est animée de lents courants de convection, associés aux mouvements des plaques de la lithosphère.". Seule une petite partie a pu plonger jusqu’à 50 km au-dessous de la surface terrestre avant d’être exhumée, puis déformée, plissée, charriée"Le charriage est un mouvement tectonique qui transporte de grands ensembles de roches au-dessus d'une autre masse rocheuse, sur plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres." sur la marge continentale"Une marge continentale est une bordure immergée d'un continent. Elle est constituée de lithosphère continentale en contact avec de la lithosphère océanique. On distingue les marges continentales passives dues à une rupture de la lithosphère continentale par arrachement (processus de rifting et d'océanisation) et les marges continentales actives dues à une subduction de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale." européenne durant la collision Europe-Afrique. Avec les fortes températures et pressions qui règnent à ces profondeurs, ces roches ont subi un métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế ,forme) désigne l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010"
 : en se mêlant à d'autres roches, notamment des ophiolites"Du grec ophis, serpent : associations de roches [essentiellement gabbro, serpentine, basalte] ayant la texture d'écailles de serpent.", ces argiles"Du latin «argilla», argile, l'argile désigne une famille de minéraux, les silicates SiO44-, ou une particule dont la granulométrie (dimension) est inférieure à 4 microns." sont devenues des schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) vers - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
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      Les schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) entre - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
se sont ainsi formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent de cette façon une patine luisante. Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès"Les faciès (du latin « facies », aspect) et gradients métamorphiques couvrent l’ensemble des conditions de température et de pression possibles pour des roches à l’état solide sur Terre. Selon le diagramme P=f(T), le gradient métamorphique est la succession des faciès métamorphiques rencontrés le long d’un gradient géothermique donné. On distingue notamment :
- le gradient HP-BT, Haute Pression - Basse Température, typique de la subduction (Alpes), et dont la glaucophane Na2(Fe,Mg)3Al2[Si8O22](OH) est le minéral caractéristique (faciès des schistes bleus),
- le gradient PI-TI, Pression Intermédiaire - Température Intermédiaire, typique de la chaîne varisque (Vosges, Massif Armoricain, Massif Central),
- le gradient HT-BP, Haute Température - Basse Pression, typique du rifting Crétacé des Pyrénées."
des schistes bleus"Les schistes bleus ou schistes à glaucophane forment un ensemble de roches métamorphiques caractérisées par la présence d'un minéral bleu, la glaucophane. Les schistes bleus sont les marqueurs d'un métamorphisme de «  Haute Pression - Basse Température » (HP-BT) typiques de la partie élevée des zones de subduction).") vers -60 Ma (millions d'années) puis ont été rétromorphosées (rétrométamorphisme"Le rétrométamorphisme, ou « rétromorphose », ou encore métamorphisme « régressif » ou « rétrograde », correspond à un réajustement minéralogique d’une roche métamorphique auparavant enfouie à grande profondeur, au cours d'un processus d'exhumation. La roche qui avait été métamorphisée en s’enfonçant dans les profondeurs de la Terre, subit une sorte de métamorphisme à l’envers lors de son retour vers la surface. Comme la pression et/ou la température diminuent, la roche repasse en sens inverse les étapes de cristallisation franchies lors de la phase d'enfouissement. Elle conserve cependant, sous forme d'associations minéralogiques, la mémoire des conditions de température et/ou de pression plus élevée.") dans le faciès"Les faciès (du latin « facies », aspect) et gradients métamorphiques couvrent l’ensemble des conditions de température et de pression possibles pour des roches à l’état solide sur Terre. Selon le diagramme P=f(T), le gradient métamorphique est la succession des faciès métamorphiques rencontrés le long d’un gradient géothermique donné. On distingue notamment :
- le gradient HP-BT, Haute Pression - Basse Température, typique de la subduction (Alpes), et dont la glaucophane Na2(Fe,Mg)3Al2[Si8O22](OH) est le minéral caractéristique (faciès des schistes bleus),
- le gradient PI-TI, Pression Intermédiaire - Température Intermédiaire, typique de la chaîne varisque (Vosges, Massif Armoricain, Massif Central),
- le gradient HT-BP, Haute Température - Basse Pression, typique du rifting Crétacé des Pyrénées."
des schistes verts"Le faciès des schistes verts correspond à une zone de températures et de pressions moins élevées que le faciès des schistes bleus. Il est caractérisé par la présence de chlorite et d’épidote (verdâtres) qui confèrent une couleur verte à ces schistes." (T<300°C) entre - 39 et -31 Ma. (3) (Fig. 1)

      Ces schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) vers - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
, qui prédominent dans la partie EST du Queyras, qui est parfois nommée "Queyras schisteux",
imperméabilisent les sols, les engorgent d'eau et provoquent ainsi des glissements de terrain et des coulées de boue.

      Ainsi, le secteur où se trouve le lac de Souliers (2 492 m) est constitué d'un "morceau" (une dalle) de l'ancienne marge continentale européenne (dolomies"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3) , (carbonate de magnésium, MgCO3), …" des crêtes et des falaises de Rochebrune, ainsi que des alentours immédiats du lac lui-même), apporté par une nappe de charriage"Une nappe de charriage est un grand ensemble cohérent de roches, de plusieurs centaines ou milliers de kilomètres cubes, qui, lors d'une orogenèse (formation de montagnes), ont été décollées du socle sur lequel elles reposaient, puis déplacées sur de grandes distances (plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres) et enfin déposées par-dessus un autre ensemble rocheux. Les roches charriées sont qualifiées d'allochtones, et les roches non-déplacées, d'autochtones." et déposé sur les roches constitutives du fond de l'océan Téthys ligure (schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) vers - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
des alpages et des forêts, sur les pentes en aval du lac), à la suite d'un rétrocharriage"Dans les Alpes franco-italiennes, un rétrocharriage désigne un charriage vers l'intérieur de l'arc alpin (c'est à dire vers l'EST en Queyras), en sens contraire des charriages principaux qui, eux, se font vers l'extérieur de l'arc (c'est à dire vers l'OUEST en Queyras)." tardif (charriage vers l'EST) (2'). Les dolomies"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3) , (carbonate de magnésium, MgCO3), …" ont été rétrocharriées sur les schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) vers - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605)."
. (En savoir plus
)

Diagramme Pression-Température des faciès métamorphiques
Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Fig. 1
Diagramme Pression - Température des faciès et gradients métamorphiques
(très simplifié d'après 3)
 

      Les faciès (du latin « facies », aspect) et gradients métamorphiques couvrent l’ensemble des conditions de température et de pression possibles pour des roches à l’état solide sur Terre. Sont regroupées en faciès, les roches qui ont subi un métamorphisme dans des conditions physiques voisines (pressions, profondeurs, températures) et ceci quelle que soit la composition en minéraux de ces roches. Selon le diagramme P = f (T), le gradient métamorphique est la succession des faciès métamorphiques rencontrés le long d’un gradient géothermique"La température s'élève avec la profondeur en moyenne de 1°C tous les 30 m, soit 30°C/km : c'est le gradient géothermique. Mais dans les zones de subduction, où les roches enfouies transportent du « froid », ce gradient descend jusqu’à 6°C/km. Inversement, dans les zones d’accrétion (dorsales, rifts), où les roches exhumées transportent du « chaud », il s’élève jusqu’à 50°C/km." donné. On distingue notamment :
- le gradient HP-BT, Haute Pression - Basse Température, typique de la subduction (comme dans le Queyras), et dont la glaucophane Na2(Fe,Mg)3Al2[Si8O22](OH) est le minéral caractéristique (faciès des schistes bleus),
- le gradient PI-TI, Pression Intermédiaire - Température Intermédiaire, typique de la chaîne varisque (Vosges, Massif Armoricain, Massif Central),
- le gradient HT-BP, Haute Température - Basse Pression, typique du rifting Crétacé des Pyrénées.

       Ce diagramme montre clairement que dans les zones de subduction"La subduction (latin subductio, action de tirer sur le rivage) est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparait sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse).", où les roches ensevelies transportent du « froid », l'enfouissement doit être profond pour que les températures soient très hautes (gradient HP-BT). A contrario, dans les zones d’accrétion (dorsales"Une dorsale océanique est un relief sous-marin composé d'une crête axiale, qui culmine vers -2 500 m et de pentes très douces qui conduisent, en plusieurs centaines de kilomètres, vers des plaines abyssales dont la profondeur se situe aux alentours de -4 000 m. Tout le long de l'axe de la dorsale, de la lithosphère océanique nouvelle se forme par apport de basalte MORB (Middle Oceanic Ridge Basalt, basalte issu du milieu de l'arrête océanique) et transformation de péridotite asthénosphérique (ductile) en péridotite lithosphérique (rigide).", rifts"Un rift (anglais rift, crevasse) se compose d’un fossé d’effondrement allongé (graben, en allemand), bordé par deux « épaules ». Ses dimensions atteignent quelques dizaines de kilomètres de large pour plusieurs centaines de kilomètres de long. C’est un lieu d’amincissement crustal (croûte) et de subsidence. Comme la lithosphère s'amincit, le rifting peut être le stade initial qui conduira à la rupture lithosphérique, puis à la formation d'une dorsale et à la naissance d'un océan. Les deux moitiés du rift deviendront alors les deux marges continentales du nouvel océan.
Souvent les rifts se disposent en bordure ou à l’aplomb de points chauds (Afars, Islande). La subsidence initiale est souvent très importante. Pour l’exemple, le lac Baïkal, en Sibérie, contient en plus de la couche d’eau de 1 800 m, une couche de sédiments d’une épaisseur de plusieurs kilomètres. Au niveau d’un rift, qui est une zone d’accrétion le gradient géothermique peut atteindre 50°C/km (5°C/100m)."
), où les roches exhumées transportent du « chaud », les températures sont très élevées, même à faible profondeur  (gradient HT-BP).

      Les schistes lustrés, les gabbros, les basaltes du Queyras ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma (millions d'années) puis ont été rétromorphosés dans le faciès des schistes verts (T<300°C) entre - 39 et -31 Ma (3). En toute rigueur, ces gabbros et basaltes ainsi métamorphisés doivent être nommés respectivement métagabbros et métabasaltes.

 

  N°1 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°2 Marcel LEMOINE, Pierre TRICART (1988)
« Queyras: un océan il y a 150 millions d'années » ; Éditions du BRGM

  N°2' Pierre TRICART, Marcel LEMOINE (2013)
« À la découverte de la géologie des sentiers du Queyras » ; Éditions du BRGM

  N°3 RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018)
« 
Éléments de Géologie » ; 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod

  N°4 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°5 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

 

  Contexte écologique du lac

     Situé au NORD-EST du département des Hautes-Alpes, dans la partie NORD-OUEST du Parc Naturel Régional du Queyras, et au NORD du hameau de Brunissard, le site naturel qui héberge le lac de Souliers (2 492 m) correspond aux versants adrets du Col d'Izoard (2 260 m) et du Pic de Rochebrune (3 197 m). (carte)
Les imposantes falaises calcaires dolomitiques verticales et les vastes éboulis confèrent à cet espace naturel un aspect minéral de grand intérêt paysager, comme à la Casse Déserte, sous le col d'Izoard (2 260 m).
Le site s'inscrit dans les Alpes internes et subit un climat de type continental intra-alpin aux contrastes thermiques saisonniers marqués.
Établi entre 1 800 m et 3 197 m, il se répartit entre les étages de végétation subalpin, alpin et nival.
Outre la végétation spécialisée d'éboulis et de falaises, le site présente aux altitudes inférieures de belles forêts de Pin à crochets et de Mélèzes.

      Le site compte cinq habitats déterminants :
- les éboulis calcaires fins, représentés notamment par des formations à Liondent des montagnes (Leontodon montanus) et à Bérardie laineuse (Berardia subacaulis),
- les bas-marais"Partie la plus basse d'un marais." cryophiles d'altitude des bords de sources et suintements à Laîche des frimas (Carex frigida),
- les cariçaies"Une cariçaie est un peuplement de grands Carex ou Laîches, dans les marécages de bord de lac non immergés" palustres à Laîche renflée (Carex rostrata),
- les bas-marais pionniers arctico-alpins à Laîche bicolore (Carex bicolor),
- les ceintures péri-lacustres des lacs froids et mares d'altitude à Linaigrette de Scheuchzer (Eriophorum scheuchzeri).

      Parmi les habitats remarquables, se trouvent :
- les pelouses calcicoles"Du latin calcarius, "chaux" et de colere, "habiter", une plante calcicole aime les sols calcaires, riches en calcium et n'aime pas les sols siliceux, riches en silice, acides." alpines et subalpines à Séslérie bleutée (Sesleria caerulea) et à Laîche toujours verte (Carex sempervirens), formations herbacées recouvrant de larges surfaces sur le site,
- les mélézins"Forêt de Mélèzes."-cembraies"Forêt de Pins cembro ou Arole." ou forêts de Mélèze (Larix decidua) et de Pin cembro (Pinus cembra),
- les pinèdes de Pin à crochets (Pinus uncinata),
- les bas-marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana),
- les landes épineuses à Astragale toujours verte (Astragalus sempervirens),
- les formations végétales des rochers et falaises calcaires.

      Le site comprend neuf espèces végétales déterminantes.
Cinq sont protégées au niveau national :
- le Saule à feuilles de myrte (Salix breviserrata),
- le Saule de Suisse (Salix helvetica),
- la Violette à feuilles pennées (Viola pinnata),
- la Laîche faux Pied d'oiseau (Carex ornithopoda subsp. ornithopodioides), petite Cypéracée affectionnant les rocailles longuement enneigées de l'étage alpin,
- la Laîche bicolore (Carex bicolor), rare Cypéracée des marécages arctico-alpins froids d'altitude.
Trois sont protégées en région Provence-Alpes-Côte d'Azur :
- l'Orchis nain des Alpes (Chamorchis alpina),
- le Jonc arctique (Juncus arcticus), plante arctico-alpine rare des marécages et bords de ruisselets,
- le Saxifrage fausse diapensie (Saxifraga diapensioides).
Une espèce n'a pas de statut de protection :
- le Scirpe de Hudson (Trichophorum alpinum), rare Cypéracée des bas-marais"Partie la plus basse d'un marais." arctico-alpins.

      En outre, cet espace naturel comprend cinq espèces végétales remarquables.
Trois sont protégées au niveau national :
- la Bérardie laineuse (Berardia subacaulis), Astéracée archaïque endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." des Alpes sud-occidentales typique des éboulis calcaires à éléments fins,
- le Scirpe alpin (Trichophorum pumilum), rare Cypéracée circumboréale des bas-marais froids d'altitude,
- l'Ancolie des Alpes (Aquilegia alpina).
Deux espèces n'ont pas de statut de protection :
- le Pissenlit à ligules en capuchon (Taraxacum cucullatum),
- le Génépi noir (Artemisia genipi).

      Le peuplement d'Oiseaux nicheurs est composé par :
- l'Aigle royal (Aquila chrysaetos),
- le Tétras lyre (Tetrao tetrix), Galliforme remarquable, emblématique des Alpes,
- le Lagopède alpin (Lagopus mutus), Galliforme remarquable, d'origine arctique, relique de l'époque glaciaire dans les Alpes, où il occupe les reliefs de croupes et de crêtes, fréquemment balayés par le vent (reliefs qui de ce fait sont à la fois déneigés [l'animal y trouve sa nourriture] et enneigés [l'animal peut s'y enfouir pour se protéger]), entre 1 800 et 2 500 m d'altitude,
- la Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus), Strigidé boréo-alpin forestier et déterminant, des hêtraies"Forêt de Hêtres.", des pessières"Forêt d'Epicéas", des cembraies"Forêt de Pins cembro ou Arole" et des mélézins"Forêt de Mélèzes.",
- la Huppe fasciée (Upupa epops),
- le Torcol fourmilier (Jynx torquilla),
- le Cincle plongeur (Cinclus cinclus),
- le Tichodrome échelette (Tichodroma muraria), espèce paléo-montagnarde remarquable et relativement rare, recherchant les gorges et escarpements rocheux,
- le Sizerin flammé (Carduelis flammea), nicheurs localisés des forêts d'altitude,
- le Venturon montagnard (Carduelis citrinella), Fringillidé remarquable, typique des boisements de conifères semi ouverts,
- la Niverolle alpine (Montifringilla nivalis), Passéridé paléo-montagnard remarquable, caractéristique des pelouses avec escarpements rocheux des étages alpin et subnival des massifs montagneux les plus élevés,
- le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), nicheur remarquable peu fréquent, inféodé aux alpages où il vient s'alimenter situés à proximité de falaises où il niche.

      Parmi les Insectes de cet espace naturel, se trouvent :
- la Piéride de la roquette (Euchloe simplonia), Lépidoptère rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable à aire disjointe des Alpes occidentales, Pyrénées et monts Cantabriques, inféodé aux pelouses subalpines où croissent ses plantes hôtes (des Brassicacées),
- l'Azuré du Serpolet (Maculinea arion), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable et protégé au niveau européen, inféodé aux bois clairs et ensoleillés, pelouses et friches sèches avec présence de ses plantes hôtes, des Serpolets (pour sa chenille) et de sa principale fourmi hôte, Myrmica sabuleti (pour sa larve), jusqu'à 2 400 m d'altitude.
- l'Apollon (Parnassius apollo), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable d'affinité montagnarde, protégé au niveau européen, peuplant les rocailles, pelouses et éboulis à Crassulacées et Saxifragacées entre 500 et 2 500 m d'altitude,
- le Bourdon Bombus brodmannicus delmasi, dont cette sous espèce d'Hyménoptère est déterminante et endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." des pentes fleuries ensoleillées, riches en Cerinthe glabra et C. minor dont il butine les fleurs, des Alpes du Sud, et dont la sous
espèce nominale ne se trouve qu'au Caucase,
- la Punaise du Pin cembro (Pachypterna fieberi), Hémiptère Miridé déterminant, rare et localisé, signalé en France uniquement dans le département des Hautes Alpes,
- le Sténobothre cottien (Stenobothrus cotticus), Criquet remarquable, endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." de l'arc alpin, inféodé aux éboulis, rochers à végétation maigre et aux pelouses écorchées entre 2 000 et 2 800 m d'altitude,
- le Sténobothre alpin (Stenobothrus rubicundulus), Criquet remarquable, présent dans la Péninsule balkanique et dans les Alpes et qui affectionne surtout les milieux secs et pierreux.

(En savoir plus).

      Inventaire de la faune et de la flore: INPN
 

  N°1 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

 

 

Photo n°201607159
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac de Souliers (2492m).
Vue direction NORD-NORD-OUEST sur :

- Côte Belle, au centre,
- le Pic EST (2914m) de Côte Belle, à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607175
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Souliers (2492m).
Vue direction NORD-NORD-EST sur :

- le Pic EST (2914m) de Côte Belle, au centre,
- le Pic de Rochebrune (3321m), au centre droit et au fond.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607177
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Souliers (2492m).
Vue direction NORD-NORD-EST sur :

- le Pic EST (2914m) de Côte Belle, au centre gauche,
- le Pic de Rochebrune (3321m), au centre droit et au fond.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607173
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Souliers (2492m).
Vue direction EST sur :

- la Crête de Clot Chamaurie, au second plan.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607154
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Souliers (2492m) (juillet 2016).
Vue direction NORD-NORD-OUEST sur :

- la Crête de Côste Belle, à gauche,
- le Pic OUEST (2854m) de Côte Belle, à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507010_prim
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac de Souliers (2492m) (juillet 2015).
Vue direction OUEST-NORD-OUEST sur :

- la Crête de Côste Belle, à gauche,
- le Pic OUEST (2854m) de Côte Belle, à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607155
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac de Souliers (2492m) (juillet 2016).
Vue direction SUD-SUD-OUEST.

Photo n°201507010
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac de Souliers (2492m) (juillet 2015).
Vue direction SUD-SUD-OUEST.

Photo n°201607164
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac de Souliers (2492m) (juillet 2016).
Vue direction SUD-SUD-OUEST.

Photo n°201607174
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac de Souliers (2492m) (juillet 2016).
Vue direction SUD-SUD-OUEST.

Photo n°201607171
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac de Souliers (2492m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le Pic OUEST (2854m) de Côte Belle, à gauche,
- Côte Belle, à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607172
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac de Souliers (2492m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le Pic OUEST (2854m) de Côte Belle, à gauche,
- Côte Belle, à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607160
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac de Souliers (2492m).
Vue direction NORD-NORD-OUEST sur :

- le Pic OUEST (2854m) de Côte Belle, à gauche,
- Côte Belle, au centre.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607162
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
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Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac de Souliers (2492m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- la Crête de Côste Belle, à gauche,
- le Pic OUEST (2854m) de Côte Belle, au centre.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607156
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac de Souliers (2492m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- la Crête de Côste Belle, à gauche,
- le Pic OUEST (2854m) de Côte Belle, au centre,
- Côte Belle, à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607167
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac de Souliers (2492m).
Vue direction EST-SUD sur :

- la Crête du Tronchet, juste derrière le lac,
- la Tête des Toillies (3175m), au loin et au centre.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607166
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac de Souliers (2492m).
Vue direction EST-SUD-EST sur :

- la Crête du Tronchet, à droite,
- le Mont Viso (3841m), au loin.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607168
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Face SUD du Pic EST (2914m) de Côte Belle.
Vue depuis les alentours du lac de Souliers (2492m).

      La face SUD du Pic EST (2914m) de Côte Belle, est constituée de dolomie. La dolomie est, elle aussi une roche sédimentaire, qui contient au moins 25% d’un minéral nommé dolomite. Il s’agit de carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2. La roche dolomie contient aussi d’autres carbonates : CaCO3, MgCO3, …

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

 
Photo n°201607170
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

La Casse déserte (Queyras, Hautes-Alpes) est au départ d'un itinéraire qui conduit au lac de Souliers.

 La Casse déserte où on peut admirer les formations de cargneules, se situe au bord de la départementale 902, au sud du col d'Izoard (2360m). (Queyras, Hautes-Alpes). Très schématiquement, on peut dire que la cargneule était originellement de la dolomie, qui, sous l'action de l'ion calcium (Ca2+) libéré par le gypse se trouvant à proximité, s'est transformée partiellement en calcaire. Et ceci de manière non homogène sur l'ensemble de la roche. Les conditions de cette transformation ne sont pas connues avec exactitude et les hypothèses restent très controversées. (En savoir plus)

 

Photo n°201607169
Lac de Souliers (2492m) (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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La Casse déserte (Queyras, Hautes-Alpes) est au départ d'un itinéraire qui conduit au lac de Souliers.

 La Casse déserte où on peut admirer les formations de cargneules, se situe au bord de la départementale 902, au sud du col d'Izoard (2360m). (Queyras, Hautes-Alpes). Très schématiquement, on peut dire que la cargneule était originellement de la dolomie, qui, sous l'action de l'ion calcium (Ca2+) libéré par le gypse se trouvant à proximité, s'est transformée partiellement en calcaire. Et ceci de manière non homogène sur l'ensemble de la roche. Les conditions de cette transformation ne sont pas connues avec exactitude et les hypothèses restent très controversées. (En savoir plus)

 

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