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Le Lauvitel (1500m)

Oisans Écrins

Isère

 

Latitude  44° 58' 09''N
Longitude 6° 03' 53'' E
Altitude 1 500 m

 

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



  Itinéraires d'accès au lac

SENTIER BALISÉ

      Le Lauvitel (1 500 m) se situe dans l’Oisans (Isère), à l’intérieur du Parc National des Écrins, au SUD-SUD-OUEST de La Danchère (990 m), hameau de Vénosc (carte).

      On accède en voiture au parking de La Danchère (990 m) en empruntant la D 530, qui remonte la Vallée du Vénéon, puis la D 214c jusqu'à La Danchère. S'il n'y a plus de places disponibles, se garer au parking Les Escallons (888 m), 1,7 km avant La Danchère sur la D 214c.

      L'accès routier peut se faire depuis Le Bourg d'Oisans (720 m) (accès routier n°1), les Deux-Alpes (1 650 m) (accès routier n°2),  La Grave (accès routier n°3), Grenoble (accès routier n°4) ou Briançon (accès routier n°5), par exemple.

      Voici les itinéraires de randonnée :

  N°1 d’après le site communautaire Bivouak.net www.bivouak.net, Copyright ©

  N°2 d’après le site communautaire Bivouak.net www.bivouak.net, Copyright ©

  N°3 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©

  N°4 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©

 

  Contexte géologique du lac

      Les massifs cristallins sont formés d'un soubassement, le "socle cristallin", surmonté d'une "couverture sédimentaire" (ou pas si cette dernière a disparu sous l'effet de l'érosion !). (En savoir plus)

      Le "socle cristallin" des massifs cristallins, est formé d'un assemblage de cristaux"Du grec krústallos « glace », et du latin crystallus « eau congelée, glace », un cristal est un solide possédant une structure organisée grâce à un motif répétitif (par opposition à amorphe = non cristallisé)." (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux"Un minéral est un cristal possédant une formule chimique déterminée et une structure organisée grâce à un motif répétitif." qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre"Du latin crusta « ce qui enveloppe, ce qui recouvre; notamment en parlant du pain, d'une plaie », la croûte terrestre constitue l'enveloppe externe de la Terre. On distingue deux types :
- La croûte continentale est composée de granites (micaschistes, gneiss, granites).
- La croûte océanique, aussi nommé plancher océanique, est composée de basaltes, de gabbros et de serpentinites."
, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Les roches qui forment ce "socle cristallin" ont deux origines : (En savoir plus)
- soit elles proviennent de la croûte"Du latin crusta « ce qui enveloppe, ce qui recouvre; notamment en parlant du pain, d'une plaie », la croûte terrestre constitue l'enveloppe externe de la Terre. On distingue deux types :
- La croûte continentale est composée de granites (micaschistes, gneiss, granites).
- La croûte océanique, aussi nommé plancher océanique, est composée de basaltes, de gabbros et de serpentinites."
elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau"Le manteau est la couche concentrique située entre la croûte et le noyau de la Terre." et ont ainsi subi un métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá, au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup»,‎ février 2010."
(cristallisation ou recristallisation À L'ÉTAT SOLIDE par métamorphisme); c'est le cas de la plupart des roches qui constituent ce socle, ce sont des ROCHES MÉTAMORPHIQUES;
- soit elles proviennent du manteau"Le manteau est la couche concentrique située entre la croûte et le noyau de la Terre.", d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons"Du nom du dieu des Enfers, dans la mythologie grecque, le pluton est le devenir d'un magma piégé dans les profondeurs de la croûte terrestre, alors même qu'il montait vers la surface, à travers les roches qui le recouvrait. Ce magma a subit un refroidissement lent conduisant à la formation de granite, type même de la roche "intrusive". Les plutons n'apparaissent en surface que suite à des processus d'érosion : ils forment alors des massifs en coupole, constitués de granite." de granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche)."; ce sont des ROCHES PLUTONIQUES"Les roches plutoniques (ou intrusives) se forment lors du refroidissement d'un magma en profondeur. La lenteur du processus (jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'années) permet aux roches de cristalliser. Ces roches sont généralement grenues." ou INTRUSIVES (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des ROCHES VOLCANIQUES"Les roches volcaniques se forment lors du refroidissement rapide d'un magma arrivé en surface de la croûte terrestre. On les appelle aussi roches extrusives ou roches effusives." (cristallisation perturbée par refroidissement rapide).

      La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire (Mésozoïque"Du grec « mésos », « au milieu », et « zôikós », « être vivant », le Mésozoïque (entre -252 et -66 Ma), ancienne "Ère Secondaire", est littéralement la « vie au milieu », comparativement à la « vie ancienne » du Paléozoïque (Ère Primaire) et à la « vie récente » du Cénozoïque (Ère Tertiaire). C’est typiquement "l’Ère des Dinosaures".") et de l'Ère Tertiaire (Cénozoïque"Du grec « kainós », récent, et « zôikós », et « d’animal », « être vivant », le Cénozoïque (entre -66 Ma et actuel) est étymologiquement l’Ère des « êtres vivants récents », par opposition l'Ère Paléozoïque, « Ère des êtres vivants anciens » (entre -541 à -252 Ma). Le Cénozoïque comprend les anciennes Ères Tertiaire et Quaternaire.") (sédiments non métamorphisés, par définition). (En savoir plus)
 

      Ainsi le massif des Écrins - Pelvoux (4 102 m) fait partie des principaux massifs cristallins"Les massifs cristallins sont formés d'un soubassement, le "socle cristallin", surmonté d'une "couverture sédimentaire" (ou pas si cette dernière a disparu sous l'effet de l'érosion !).

Le "socle cristallin" des massifs cristallins, est formé d'un assemblage de cristaux (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Les roches qui forment ce "socle cristallin" ont deux origines :
- soit elles proviennent de la croûte elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau et ont ainsi subi un métamorphisme (cristallisation ou recristallisation À L'ÉTAT SOLIDE par métamorphisme); c'est le cas de la plupart des roches qui constituent ce socle, ce sont des roches métamorphiques;
- soit elles proviennent du manteau, d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons de granites; ce sont des roches plutoniques ou intrusives (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des roches volcaniques (cristallisation perturbée par refroidissement rapide).

La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire et de l'Ère Tertiaire (sédiments non métamorphisés, par définition)."
des Alpes externes, au même titre que le Mercantour, la Chaîne de Belledonne ou le Mont Blanc. C’est aussi le plus grand et le seul à présenter une forme circulaire. Son "socle cristallin"Le "socle cristallin" des massifs cristallins, est formé d'un assemblage de cristaux (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Les roches qui forment ce "socle cristallin" ont deux origines :
- soit elles proviennent de la croûte elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau et ont ainsi subi un métamorphisme (cristallisation ou recristallisation À L'ÉTAT SOLIDE par métamorphisme); c'est le cas de la plupart des roches qui constituent ce socle, ce sont des roches métamorphiques;
- soit elles proviennent du manteau, d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons de granites; ce sont des roches plutoniques ou intrusives (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des roches volcaniques (cristallisation perturbée par refroidissement rapide)."
" comporte plusieurs types de roches métamorphiques"Le métamorphisme (du grec metá, au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup»,‎ février 2010."
, une seule sorte de roche intrusive ou plutonique"Du nom du dieu des Enfers, dans la mythologie grecque, le pluton est le devenir d'un magma piégé dans les profondeurs de la croûte terrestre, alors même qu'il montait vers la surface, à travers les roches qui le recouvrait. Ce magma a subit un refroidissement lent conduisant à la formation de granite, type même de la roche "intrusive". Les plutons n'apparaissent en surface que suite à des processus d'érosion : ils forment alors des massifs en coupole, constitués de granite." (granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche).") et quelques roches volcaniques"Les roches volcaniques se forment lors du refroidissement rapide d'un magma arrivé en surface de la croûte terrestre. On les appelle aussi roches extrusives ou roches effusives.". Les roches métamorphiques"Le métamorphisme (du grec metá, au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup»,‎ février 2010."
, qui constituent la majeure partie du "socle cristallin", se sont formées par recristallisation lors de l’apparition de montagnes à l’Ère Primaire (Hercynien"Hercynien (du latin Hercynia silva, forêt hercynienne, qui s'étendait sur l'Allemagne centrale) désigne les reliefs formés en Europe occidentale durant la période géologique d'orogenèse de même nom. Pendant cette période, qui s'est étalée du Dévonien (-400 millions d'années) au Permien (-245 millions d'années), trois masses continentales se sont rapprochées, puis chevauchées pour former le supercontinent Pangée. Cette collision continentale est à l'origine de la surrection de plusieurs massifs européens nommés chaîne hercynienne ou chaîne varisque."). Les plutons"Du nom du dieu des Enfers, dans la mythologie grecque, le pluton est le devenir d'un magma piégé dans les profondeurs de la croûte terrestre, alors même qu'il montait vers la surface, à travers les roches qui le recouvrait. Ce magma a subit un refroidissement lent conduisant à la formation de granite, type même de la roche "intrusive". Les plutons n'apparaissent en surface que suite à des processus d'érosion : ils forment alors des massifs en coupole, constitués de granite." de granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche)." se sont eux aussi formés durant l'orogénèse"L'orogénèse (grec oros, « montagne » et genesis, « naissance ») désigne l'ensemble des processus géodynamiques par lesquels se constituent les chaînes de montagnes." hercynienne. L'ensemble du socle a été soulevé lors de la surrection des Alpes, il y a 40 millions d’années. Le massif des Écrins héberge également des terrains sédimentaires"La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire et de l'Ère Tertiaire (sédiments non métamorphisés, par définition).". (En savoir plus)
(Carte géologique du massif des Écrins - Pelvoux par le Pr GIDON)

      Comme le Rochail (3 022 m), sommet à l'OUEST-NORD-OUEST du Lauvitel, le vallon éponyme, est formé de granites"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche)." à feldspath"Minéral silicaté blanc, plus rarement verdâtre ou rose à rouge, fréquent dans la majorité des roches magmatiques ou métamorphiques." rose et mica"Minéral silicaté dont la structure cristalline permet le clivage en fines lamelles flexibles et élastiques. Suivant leur composition chimique, on distingue les micas noirs, riche en fer et en magnésium, dont le plus commun est la biotite, et les micas blancs, riches en aluminium et en potassium, dont les plus fréquents sont la muscovite et la phengite, surtout dans les roches métamorphiques." noir verdi par la chlorite"Du grec chloros, « vert » et du latin chloritis « pierre de couleur verte », une chlorite est un minéral alumino-silicaté de fer ou de magnésium, généralement de couleur verte." (8). Cette roche disparaît, au niveau du lac, sous des gneiss"De même composition minérale que les granites (quartz, feldspaths, mica), les gneiss sont des roches métamorphiques qui dérivent pour la plupart d'anciennes roches sédimentaires ou métamorphiques, pauvres en calcium et magnésium (marnes ou grès, laves variées, plutons de granite). Les paragneiss proviennent d’un métasédiment et les orthogneiss, d’un métagranite. Roches très fortement recristallisées, les gneiss sont très résistants à l'érosion." qui constituent l'essentiel des pentes et des crêtes environnantes.

      Le Lauvitel (1 500 m) n’est ni un lac de surcreusement glaciaire"Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde que s’il avait été causé par de l’eau liquide : c'est la raison pour laquelle on parle de surcreusement.", ni un lac de barrage morainique"Emprunté au savoyard morêna, « renflement qui se forme à la lisière inférieure d'un champ en pente par suite de la descente de la terre », une moraine désigne un amas de blocs et de débris rocheux entraîné par le mouvement de glissement d'un glacier (moraine mouvante), et apparaissant lors de son retrait ou s'accumulant sur les bords, le centre ou l'extrémité inférieure de celui-ci (moraine déposée)." : il a pour origine un énorme éboulement de blocs de granites"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche).", de taille plurimétrique, en provenance du Rochail. On aperçoit encore sur ce sommet la niche d’arrachement"Dépression arrondie, de forme plus ou moins hémisphérique, entaillant un versant au départ d'un éboulement. [source : d'après la définition de « Niche » du dictionnaire en ligne Larousse : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/niche]." entre 1 750 et 2 200 m d’altitude (4). Ces blocs, qui ont entièrement obstrué la vallée, se sont probablement amoncelés sur le front de la langue glaciaire qui occupait alors l'emplacement du futur lac. C'est ainsi que le Pr GIDON explique la forme arquée du barrage naturel (2). Sur certains de ces blocs, la présence d'enclaves de taille décimétrique trahissent la présence d'une roche très sombre, riche en mica"Minéral silicaté dont la structure cristalline permet le clivage en fines lamelles flexibles et élastiques. Suivant leur composition chimique, on distingue les micas noirs, riche en fer et en magnésium, dont le plus commun est la biotite, et les micas blancs, riches en aluminium et en potassium, dont les plus fréquents sont la muscovite et la phengite, surtout dans les roches métamorphiques." noir : la "syénite"La syénite est une roche magmatique plutonique grenue, de couleur grise, violacée ou rougeâtre. Elle est composée de feldspath alcalin (orthose, microcline, anorthose) accompagnés de biotite et d'amphibole (hornblende), mais ne contient pas de quartz. Son nom vient de Syène, ancien nom de la ville d'Assouan, même si la roche provenant d'Assouan est en réalité un granite rose..." du Lauvitel" (8) (qui est une vaugnérite"La vaugnérite est une syénite calco-alcaline potassique, à biotite associée à des microclines, des plagioclases (oligoclase-andésine) et des hornblendes. Elle se retrouve au sein de massifs granitiques qu'elle recoupe sous forme de dykes ou de veines (Wikipédia France)." [2]). Elle représente les restes d'un magma"Les magmas (latin magma, résidu) résultent principalement de la fusion partielle des péridotites du manteau (les fusions partielles de la croûte ne jouant qu'un rôle modeste dans leur production). Ils ont deux devenirs. Les magmas, qui sortent d'un volcan, donnent des laves qui refroidissent rapidement, peu ou pas cristallisées. En sortant par un volcan, ces magmas deviennent des roches volcaniques comme le basalte. Les magmas qui ne sortent pas par un volcan, refroidissent lentement en profondeur et cristallisent. Ils deviennent alors des roches plutoniques comme le granite ou le gabbro." basique ayant interagit avec un pluton"Du nom du dieu des Enfers, dans la mythologie grecque, le pluton est le devenir d'un magma piégé dans les profondeurs de la croûte terrestre, alors même qu'il montait vers la surface, à travers les roches qui le recouvrait. Ce magma a subit un refroidissement lent conduisant à la formation de granite, type même de la roche "intrusive". Les plutons n'apparaissent en surface que suite à des processus d'érosion : ils forment alors des massifs en coupole, constitués de granite." de granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche)." (8). La syénite"La syénite est une roche magmatique plutonique grenue, de couleur grise, violacée ou rougeâtre. Elle est composée de feldspath alcalin (orthose, microcline, anorthose) accompagnés de biotite et d'amphibole (hornblende), mais ne contient pas de quartz. Son nom vient de Syène, ancien nom de la ville d'Assouan, même si la roche provenant d'Assouan est en réalité un granite rose..." (vaugnérite"La vaugnérite est une syénite calco-alcaline potassique, à biotite associée à des microclines, des plagioclases (oligoclase-andésine) et des hornblendes. Elle se retrouve au sein de massifs granitiques qu'elle recoupe sous forme de dykes ou de veines (Wikipédia France).") du Lauvitel est probablement à l'origine de l'éboulement : cette roche, assez friable, formait un faisceau de filons à l'endroit même de la niche d’arrachement"Dépression arrondie, de forme plus ou moins hémisphérique, entaillant un versant au départ d'un éboulement. [source : d'après la définition de « Niche » du dictionnaire en ligne Larousse : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/niche]." (2). Un cône d'éboulis, recouvert de verdure, complète la fermeture du barrage sur sa partie orientale. Le Lauvitel ne possède pas d’émissaire : ses eaux s’évacuent en profondeur et ressortent par plusieurs résurgences, une centaine de mètres en contrebas. (2)

      En 2010, une étude (9) pluridisciplinaire (géomorphologie, géochronologie, géophysique) a permis de dater l'éboulement du Rochail (analyses cosmogoniques au Béryllium 10 [10Be] ) et de quantifier le volume de roches écroulées (profils de tomographie électrique).
La mesure des isotopes de 10Be produits in situ par rayonnement cosmique dans le quartz des blocs éboulés (sur le barrage et en aval) et au niveau de la niche d’arrachement, permet d'estimer le temps minimal pendant lequel les rochers ont été soumis à ce rayonnement. L’éboulement du Lauvitel a ainsi été daté à 4 017 ± 356 ans BP"BP = Before Present, noté BP dans la nomenclature de datation internationale.
AVANT LE PRÉSENT, c'est-à-dire avant le 1er janvier 1950."
(Before Present), c'est à dire environ 4 000 ans BP. Il a donc eu lieu plus de 5 500 ans après la déglaciation complète des grandes vallées alpines, estimée généralement à 10 000 ans BP. C'est l'un des plus grands glissements de roches de l'Holocène"Du grec ancien « holos », entier, et « kainos », récent, l’Holocène (entre -11 700 ans et actuel) est l’époque géologique la plus récente, « entièrement récente ». Elle s’étend sur les 11 700 dernières années." dans les Alpes françaises. 
La combinaison de l'observation sur le terrain et des profils de tomographie électrique effectués sur le gisement de glissement rocheux qui constitue le barrage du lac permet d'estimer son volume à un minimum de 12 Mm3 (mégamètres cubes). La masse éboulée constitue une couche d’une cinquantaine de mètres d’épaisseur au maximum au niveau de la digue principale du barrage. Elle s’interrompt vers 1 330 m d'altitude. (10)
      Quatre affluents contribuent à alimenter le lac de Lauvitel :
- le ruisseau de l’Embernard canalise l’eau provenant du col du Vallon, dans la partie SUD-EST,
- le ruisseau du petit Embernard rassemble les eaux du vallon SUD,
- le ruisseau de Plan Vianney achemine l’eau provenant du lac éponyme au SUD-OUEST,
- le ruisseau de l’Héritère dans la partie OUEST draine l’eau provenant de la combe du Malhaubert.
Les ruisseaux de l’Embernard et du Petit Embernard forment un delta caractéristique d’une accumulation sédimentaire par apport détritique régulier (11), au SUD du lac.
 

  N°1 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°2 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°3 d’après le site VALLOUIMAGES www.vallouimages.comm , Copyright ©

  N°4 d’après le site LA GÉOMORPHOLOGIE GLACIAIRE http://www.geoglaciaire.net/ de Claude BEAUDEVIN Copyright ©

  N°5 François DESTHIEUX; Jean VERNET (1970)
Nouvelles données pétrographiques et structurales sur la région du Lauvitel (massif du Pelvoux). Géologie Alpine (GA), 46 (1970), p. 67-76
Article:
pdf
d'
après le site Géologie Alpine de l'Université Joseph Fourier http://geologie-alpine.ujf-grenoble.fr Copyright ©

  N°6 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°7 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°8 Jacques DEBELMAS, Arnaud PÊCHER et Jean-Claude BARFÉTY (2002)
"Découverte de la géologie du Parc National des Écrins"; Éditions du BRGM

  N°9 Romain DELUNEL, Didier HANTZ, Régis BRAUCHER, D. L. BOURLES, Philippe SCHOENEICH and Jacques DEPARIS (2010)
Surface exposure dating and geophysical prospecting of the Holocene Lauvitel rock slide (French Alps).
Landslides, Springer Verlag, 2010, 7 (4), p. 393-400.

  N°10 d’après le site du Parc National des Écrins www.ecrins-parcnational.fr

  N°11 SMITH, D.G., JOL, H.M. (1997)
Radar structure of a Gilbert-type delta, Peyto Lake, Banff National Park, Canada
Sedimentary Geology 113, 195–209.

 

  Contexte écologique du lac

      Le Lauvitel (1 500 m) présente les caractéristiques suivantes : (1) (4) (5)
- Superficie : 38,9 ha (Avec ses 800 mètres de long et ses 450 mètres de large [environ], le Lauvitel est l’un des plus grand lac naturel d’altitude des Alpes [le plus grand est le lac d'Allos avec ses 54 ha])
- Profondeur maximale : 65 m    (67 m en 1983 [3])
- Durée du gel : 4 mois
- Valeur de marnage"Le marnage désigne le dénivelé, la variation de niveau d'eau d'un lac." : 20,00 m
- Niveau le plus bas en avril (altitude = 1 471 m) → Volume min. : 5,8 Mm3, Profondeur max. : 40 m
- Niveau le plus haut en juillet (altitude = 1 501 m) → Volume max. : 12 Mm3, Profondeur max. : 65 m (9 Mm3 [mégamètres cubes] d’eau seraient apportés chaque année par la fonte des neiges).

      Le volume du Lauvitel double entre avril et juillet. Le niveau d'eau augmente alors de 50 à 60 cm par jour. Et cet accroissement peut même dépasser 1 m par jour. En mai 2008, avec la forte pluviométrie et la fonte des neiges liée à un redoux exceptionnel, cette remontée du niveau avait atteint 2 m par jour (soit près de 250 000 m³ / jour). (4)

      Le Vallon du Lauvitel, où se situent le lac éponyme (1 500 m) et le lac de Plan Vianney (2 250 m), s'inscrit dans un paysage minéral de haute montagne, où prédominent les escarpements rocheux, les éboulis et les moraines (carte). Protégé à l'EST, au SUD et à l'OUEST par d'imposantes crêtes rocheuses, dont les altitudes sont comprises entre 2 500 m et 3 126 m au Pic du Clapier du Peyron, ce secteur est soumis à un climat de type montagnard continental intra-alpin relativement sec et froid, ne subissant que très peu les influences atlantiques. Des roches cristallines"Les roches cristallines qui constituent les massifs cristallins, sont formées d'un assemblage de cristaux (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Ces roches ont deux origines :
- soit elles proviennent de la croûte elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau et ont ainsi subi un métamorphisme (cristallisation ou recristallisation À L'ÉTAT SOLIDE par métamorphisme); c'est le cas de la plupart de ces roches, ce sont des roches métamorphiques;
- soit elles proviennent du manteau, d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons de granites; ce sont des roches plutoniques ou intrusives (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des roches volcaniques (cristallisation perturbée par refroidissement rapide)."
(gneiss"De même composition minérale que les granites (quartz, feldspaths, mica), les gneiss sont des roches métamorphiques qui dérivent pour la plupart d'anciennes roches sédimentaires ou métamorphiques, pauvres en calcium et magnésium (marnes ou grès, laves variées, plutons de granite). Les paragneiss proviennent d’un métasédiment et les orthogneiss, d’un métagranite. Roches très fortement recristallisées, les gneiss sont très résistants à l'érosion." et granites"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche).") composent le substrat géologique et engendrent ainsi des sols siliceux, relativement maigres et acides. Cet espace naturel est en grande partie inclus dans le Parc National des Écrins et renferme la Réserve Intégrale de Lauvitel qui s'inscrit au fond du vallon, au SUD du lac éponyme (2). Cette réserve, créée en 1995, a pour objectif  "le suivi de la dynamique naturelle d'écosystèmes peu soumis à l'action anthropique". Réservée à la recherche scientifique, son accès est interdit (1).

      Les habitats, variés, contiennent une végétation spécifique, avec une flore remarquable ou rare. On trouve ainsi : (2)
- des boisements de feuillus divers aux altitudes inférieures,
- des pessières"Forêt d'Epicéas" acidophiles"Se dit d'une plante qui aime les sols acides, siliceux, riches en silice et qui n'aime pas les sols alcalins, calcaires, riches en calcium.
On dit aussi qu'une telle plante est acidophile ou acidiphile ou calcifuge."
,
- des fourrés, contenant :
   - l'Aulne vert (Alnus viridis),
   - le Saule pubescent (Salix laggeri Wimm., 1854),
   - le Saule soyeux (Salix Daphnoides),
- des pelouses et des prairies subalpines, contenant :
   - le Dracocéphale de Ruysch (Dracocephalum ruyschiana),
   - le Gnaphale de Norvège (Gnaphalium norvegicum),
   - la Potentille de Thuringe (Potentilla thuringiaca),
   - la Raiponce de Michel (Phyteuma michelii All.),
- des prairies fraiches et des mégaphorbiaies"Une mégaphorbiaie (du grec mega, grand et phorbē, pâturage) est une formation végétale luxuriante, constituée de grandes herbes, de 1,5 m à plus de 2 m de hauteur, se développant sur des sols riches, frais, non-acides et humides." (groupements végétaux à hautes herbes), contenant :
   - l'Ail victoriale (Allium victorialis),
   - le Pleurosperme d'Autriche (Pleurospermum austriacum),
   - la Rhapontique scarieuse (Rhaponticum scariosum subsp. scariosum Lam., 1779 = Stemmacantha rhapontica subsp. lamarckii Dittrich, 1990),
   - l'Uvette à feuilles embrassantes (Streptopus amplexifolius (L.) DC., 1805),
   - la Tozzie des Alpes (Tozzia alpina),
   - le Panicaut des Alpes (Eryngium alpinum), connu sous le nom de Chardon bleu des Alpes, ...mais qui n'est pas un Chardon, bien qu'en grand nombre ici, il est inscrit au livre rouge national des plantes menacées, endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." du massif alpin dont il constitue ici l'une des cinq stations dans le département de l'Isère,
- des pelouses sèches"Une pelouse sèche est une pelouse non-inondable." et alpines, contenant :
   - le Stipe penné (Stipa pennata),
   - la Campanule en épi (Campanula spicata L., 1753),
- des rocailles, des éboulis, des escarpements rocheux, des falaises, contenant :
   - le Céraiste laineux (Cerastium alpinum L., 1753),
   - l'Androsace pubescente (Androsace pubescens DC., 1805),
   - l'Ancolie des Alpes (Aquilegia alpina),
   - le Génépi laineux (Artemisia eriantha Ten., 1831),
   - la Woodsia des Alpes (Woodsia alpina (Bolton) Gray, 1821), petite Fougère qui pousse dans les anfractuosités des rochers acides,
- des hautes crêtes d'altitude, contenant :
   - la Saxifrage à feuilles émoussées (Saxifraga oppositifolia L., 1753), espèce rare, dont il s'agit ici de l'une des deux seules stations connues dans le département de l'Isère,
   - la Potentille des frimas (Potentilla frigida Vill., 1788),
   - le Genépi jaune (Artemisia mutellina),
- des sources et des ruisseaux.

      La faune comprend des espèces typiques comme : (2)
- l'Aigle royal (Aquila chrysaetos),
- le Tétras lyre (Tetrao tetrix), Galliforme remarquable, emblématique des Alpes,
- le Lagopède alpin (Lagopus mutus), Galliforme d'origine arctique, relique de l'époque glaciaire dans les Alpes, où il occupe les reliefs de croupes et de crêtes, fréquemment balayés par le vent (reliefs qui de ce fait sont à la fois déneigés [l'animal y trouve sa nourriture] et enneigés [l'animal peut s'y enfouir pour se protéger]),
- la Perdrix bartavelle (Alectoris graeca), Galliforme méridional de montagne recherchant les versants ouverts et ensoleillés avec des barres rocheuses,
- le Merle à plastron (Turdus torquatus),
- l'Accenteur alpin (Prunella collaris),
- la Niverolle alpine (Montifringilla nivalis), Passéridé paléo-montagnard remarquable, caractéristique des pelouses avec escarpements rocheux des étages alpin et subnival des massifs montagneux les plus élevés,
- le Cassenoix moucheté (Nucifraga caryocatactes), présent sur les parties inférieures boisées du site,
- le Bouquetin des Alpes (Capra ibex), Caprin dont les populations locales sont issues de réintroductions,
- le Chamois (Rupicapra rupicapra).

(En savoir plus)

      Inventaire de la faune et de la flore : INPN

 

      De manière plus spécifique, dans la Réserve Intégrale de Lauvitel, zone d'étude scientifique au fond du vallon, les espèces suivantes ont été recensées pour le 1er janvier 2019 : (6)

- 523 espèces de Vasculaires"Les Vasculaires (du latin vasculum, « petit vase, vaisseaux ou boyaux ») sont des Végétaux qui comportent des vaisseaux assurant la circulation de la sève.
Les Vasculaires comprennent :
- les Ptéridophytes,
- les Gymnospermes,
- les Angiospermes."
(plantes à vaisseaux assurant la circulation de la sève), dont 10 sont protégées au niveau national et 6 soumises à réglementation départementale ou régionale.

- 135 espèces de Bryophytes (mousses au sens large), dont la Buxbaumie verte (Buxbaumia veridis), petite mousse de moins d’un centimètre de haut, rare et protégée.

- 197 espèces de Lichens et 11 espèces de Champignons lichénicoles. Parmi elles, 88 espèces n'avaient pas encore été signalées en Isère. Deux autres n'avaient jamais été signalés en France : Thelidium pluvium et Verrucaria umbrinula.
Les lichens sont composés d'un Champignon, en symbiose avec des cellules microscopiques possédant de la chlorophylle, souvent une Algue verte.

- 285 espèces de Champignons.

- 29 espèces de Mammifères, dont :
   - 5 espèces de micromammifères, parmi lesquelles la très rarement observée Musaraigne alpine (Sorex alpinus),
   - 10 espèces de Chiroptères (Chauve-Souris).

- 63 espèces d'Oiseaux (le plus abondant est le Pinson des arbres [Fringilla coelebs]).

- 6 espèces de Poissons.

- Une seule espèce de Cloporte (Porcellio montanus).
Parmi les Invertébrés, les Isopodes terrestres ou Cloportes sont les seuls Crustacés entièrement terrestres. Ils mesurent de un à deux centimètres, possèdent un corps en trois parties et sept paires de pattes.

- 9 espèces de Lombrics ("Vers de terre").

- 41 espèces de Mollusques, dont 6 espèces de Limaces.

- 109 espèces d'Aculéates (du latin aculeus, aiguillon), Hyménoptères chez lesquels les femelles sont généralement dotées d'un dard (Fourmis, Guêpes et Abeilles au sens large), dont :
   - 40 espèces de "Guêpes",
   - 48 espèces d’Abeilles,
   - 13 espèces de Bourdons (Bombus spp.), parmi lesquelles B. gerstaeckeri, dont la présence est ici liée à celle de l’Aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia), cette spécificité le rendant vulnérable.

- 231 espèces de Coléoptères, ordre d'Insectes chez qui une paire d'ailes a été transformées en élytres, carapace protectrice.

- 488 espèces de Lépidoptères (Papillons), dont :
   - 99 espèces de Rhopalocères (« papillon de jour »),
   - 389 espèces d'Hétérocères (« papillon de nuit »).
Les lépidoptéristes estiment qu’il reste encore 450 espèces de Papillons à découvrir, ce qui porterait à plus de 1 000 le nombre total d'espèces de la réserve.

- 10 espèces d'Orthoptères (Sauterelles, Criquets et Grillons).
Les Criquets sont phytophages tandis que les Sauterelles sont majoritairement carnivores.

- 19 espèces de Syrphes.
Du latin syrphus et du grec súrphos « mouche », les Syrphes sont une famille de mouches (Diptère) qui porte les rayures des Guêpes et des Abeilles afin d’éviter les prédateurs. Elles se nourrissent de nectar et participent ainsi à la pollinisation.

- 65 espèces d’Araneae (Araignées), dont 2 espèces n'avaient jamais été identifiées en France : Agyneta alpica et Mughiphantes baebleri.

- 6 espèces d'Opilions, Arachnides couramment nommé « faucheur ».

- 14 espèces de Chilopodes (Mille-pattes).

 

  N°1 d’après "Réserve Intégrale de Lauvitel" sur le site du Parc National des Écrins www.ecrins-parcnational.fr

  N°2 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

  N°3 Édouard Jean-Louis (1983).
Les lacs des Alpes françaises. In: Revue de géographie alpine. 1983, Tome 71 N°4. pp. 381-397.
d'après le site Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales
www.persee.fr,
Copyright ©

  N°4 d’après "Réserve Intégrale de Lauvitel" sur le site du Parc National des Écrins www.ecrins-parcnational.fr

  N°5 d’après "Réserve Intégrale de Lauvitel" sur le site du Parc National des Écrins www.ecrins-parcnational.fr

  N°6 d’après "Réserve Intégrale de Lauvitel" sur le site du Parc National des Écrins www.ecrins-parcnational.fr

 

 

Photo n°20090805
Lauvitel (1500m) (Oisans, Écrins, Isère)
Cliché Serge SOYEZ
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Vue direction Sud
(Horrible photographie argentique à remplacer)

Photo n°20090801
Lauvitel (1500m) (Oisans, Écrins, Isère)
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Vue direction Sud-Sud-Ouest
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Photo n°20090804
Lauvitel (1500m) (Oisans, Écrins, Isère)
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Vue direction Sud
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Photo n°20090803
Lauvitel (1500m) (Oisans, Écrins, Isère)
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Vue direction Sud
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Photo n°20090802
Lauvitel (1500m) (Oisans, Écrins, Isère)
Cliché Serge SOYEZ
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Vue direction Ouest
(Horrible photographie argentique à remplacer)

Photo n°201408014
Lauvitel (1500m) (Oisans, Écrins, Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
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Du lac de Plan Vianney (2250m), vue direction NORD-NORD-EST sur :

- le massif des Grandes Rousses (3465m), à gauche,
- le Mont Blanc (4810m), au centre,
- le Pied Moutet (2339m), au centre,
- les Aiguilles d'Arves, au fond à droite,
- un bout du Lauvitel (1500m), à droite,
- Les Deux Alpes, à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201408015
Lauvitel (1500m) (Oisans, Écrins, Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
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Le Lauvitel (1500m) vu depuis le "lac sec", vers le point 1946.
Vue direction NORD-EST sur :

- le Pied Moutet (2339m), à gauche,
- les Aiguilles d'Arves, au fond au centre,
- Les Deux Alpes, à droite,
- un bout du Lauvitel (1500m).

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201408017
Lauvitel (1500m) (Oisans, Écrins, Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
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Le Lauvitel (1500m).
Vue direction NORD-EST sur :

- le Pied Moutet (2339m), à gauche,
- les Aiguilles d'Arves, au fond,
- Les Deux Alpes, au second plan,

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201408016
Lauvitel (1500m) (Oisans, Écrins, Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Le Lauvitel (1500m).
Vue direction NORD-EST sur :

- les Aiguilles d'Arves, au fond,
- Les Deux Alpes, au second plan,
- un bout du Lauvitel (1500m).

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

 

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