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Les rochers des Mourres (695m)
Forcalquier
Luberon
Alpes-de-Haute-Provence
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Latitude 43° 58' 46'' N |
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Agrandir la carte d’après le site Géoportail https://www.geoportail.gouv.fr |
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Itinéraires d'accès aux rochers de Mourres ACCESSIBLE DIRECTEMENT EN VOITURE Les rochers des Mourres (695 m) (Forcalquier, Luberon, Alpes-de-Haute-Provence) se situent à 3 km au NORD de Forcalquier. (carte n°1) (carte n°2). L'itinéraire routier le plus simple emprunte la D 12 sur 3 km, depuis Forcalquier. Un petit parking prend place au bord de la route (accès routier n°1). L'accès en voiture jusqu'à ce parking peut se faire depuis Manosque (accès routier n°2), Digne-les-Bains (accès routier n°3) ou Sisteron (accès routier n°4), par exemple. |
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Contexte géologique
Sur une colline, 3 km au NORD de Forcalquier, dans le Luberon (Alpes-de-Haute-Provence) se dressent des formations rocheuses aussi étranges que spectaculaires. Certaines évoquent des silhouettes ou des visages humains. Ces concrétions, constituées de roches sédimentaires"Les roches sédimentaires proviennent de l'accumulation de sédiments qui se déposent le plus souvent en couches ou lits superposés, appelés strates." riches en calcaire"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3.", sont connues sous le nom de « Rochers des Mourres ». Le terme provençal mourre signifie « visage », « figure » ou « mufle ». Parsemés dans le paysage comme d’immenses « morilles minérales », ces rochers émergent d’un sol clair et presque désertique, ponctué de rares touffes de végétation que le soleil estival écrase de sa chaleur. Ces « morilles des Mourres », isolées les unes des autres, se composent d’un pied de calcaire tendre et crayeux, surmonté d’un « chapeau » plus résistant, constitué d’un calcaire plus pur et plus compact. Cinq grandes catégories de formes se distinguent : ondulations, monticules, meules de foin, cylindres et vasques.
Les Rochers des Mourres appartiennent à la partie supérieure d’une formation géologique appelée « calcaire de Reillanne ». Cette roche, localement riche en fossiles, s’est formée à la fin de l’Oligocène"Du grec « oligos », peu et « kainos », nouveau, « pas grand-chose de neuf » en référence à la rareté d’apparition de nouveaux groupes de mammifères durant cette époque, l’Oligocène (entre -34 et -23 Ma) est la troisième époque du Cénozoïque.", il y a environ 25 millions d’années. Des fossiles de Planorbes et de Limnées — des Gastéropodes d’eau douce — témoignent d’un environnement lacustre. À cette époque, comme l’indiquent de nombreuses autres formations géologiques du Luberon, la région était occupée par de vastes lacs.
Les silhouettes si caractéristiques des Rochers des Mourres révèlent l’origine de leur formation : chaque structure résulte de l’action combinée de la sédimentation et de l’activité biologique. Leur histoire débute dans un environnement marécageux, où des herbiers aquatiques"Les herbiers aquatiques sont des prairies sous-marines de plantes à fleurs (et non des Algues)." se développent au ras de l’eau. Grâce à leur activité photosynthétique"La photosynthèse (du grec φῶς phōs « lumière » et σύνθεσις sýnthesis « combinaison »), qui s'effectue chez les Végétaux, les Algues et certaines cellules Procaryotes, est la conversion de l'énergie lumineuse en énergie chimique. Cette dernière est emmagasinée dans des glucides et d'autres molécules organiques, avec accessoirement dégagement de dioxygène.", ces végétaux captent le calcium dissous dans l’eau et favorisent la précipitation de calcaire autour d’eux. Peu à peu, chaque herbier s’entoure d’une gangue calcaire. Lorsque le niveau du lac monte, les herbiers poursuivent leur croissance vers la lumière et s’élèvent progressivement vers la surface. Cette croissance verticale donne naissance à des formes variées, aujourd’hui figées dans la roche. Pendant ce temps, des sédiments similaires s’accumulent autour de ces structures en formation, mais sans être consolidés par l’activité biologique : ils demeurent sous forme de boues meubles. Au fil du temps, ces dépôts plus fragiles s'érodent et s'évacuent facilement, tandis que les parties durcies par la précipitation calcaire résistent. C’est cette érosion différentielle qui, finalement révèle les étonnantes silhouettes minérales visibles aujourd’hui. Voir le schéma de Pierre Thomas (2).
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Rochers des Mourres. |
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Sur une colline, 3 km au NORD de Forcalquier, dans le Luberon (Alpes-de-Haute-Provence) se dressent des formations rocheuses aussi étranges que spectaculaires. Certaines évoquent des silhouettes ou des visages humains. Ces concrétions, constituées de roches sédimentaires riches en calcaire, sont connues sous le nom de « Rochers des Mourres ». Le terme provençal mourre signifie « visage », « figure » ou « mufle ». |
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Rochers des Mourres (695m). |
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Sur ce rocher « typé morille », on distingue bien le « pied », formé d'un calcaire crayeux, surmonté d'un « chapeau », composé d'un calcaire plus pur et plus compact. |
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(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris) |

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Rochers des Mourres (695m). |
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Parsemés dans le paysage comme d’immenses « morilles minérales », ces rochers émergent d’un sol clair et presque désertique, ponctué de rares touffes de végétation que le soleil estival écrase de sa chaleur. Ces « morilles des Mourres », isolées les unes des autres, se composent d’un pied de calcaire tendre et crayeux, surmonté d’un « chapeau » plus résistant, constitué d’un calcaire plus pur et plus compact. |
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On distingue bien ici le « pied », formé d'un calcaire crayeux, surmonté d'un « chapeau », composé d'un calcaire plus pur et plus compact. |
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On distingue bien ici le « pied », formé d'un calcaire crayeux, surmonté d'un « chapeau », composé d'un calcaire plus pur et plus compact. |
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On distingue bien ici le « pied », formé d'un calcaire crayeux, surmonté d'un « chapeau », composé d'un calcaire plus pur et plus compact. |
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On distingue bien ici le « pied », formé d'un calcaire crayeux, surmonté d'un « chapeau », composé d'un calcaire plus pur et plus compact. |
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Les Rochers des Mourres appartiennent à la partie supérieure d’une formation géologique appelée « calcaire de Reillanne ». Cette roche, localement riche en fossiles, s’est formée à la fin de l’Oligocène, il y a environ 25 millions d’années. Des fossiles de Planorbes et de Limnées — des Gastéropodes d’eau douce — témoignent d’un environnement lacustre. À cette époque, comme l’indiquent de nombreuses autres formations géologiques du Luberon, la région était occupée par de vastes lacs. |

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