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Éclectique . . .

 

  Les lacs de montagne : de la molécule d'eau à l'écosystème
  Glaciers rocheux de Marinet (Haute Ubaye, Alpes de Haute Provence)
  Qu'est-ce qu'une tourbière ?
  Cascade inférieure du Cirque de Saint-Même (1037 m) (limite Isère-Savoie)
  Couleurs d'automne d'un mélézin dans le Queyras (Hautes-Alpes)
  Face Sud du monolithe de la Folatière (1788m) (Chamechaude, Chartreuse, Isère)
  Les cargneules de Ceillac (Queyras, Hautes-Alpes)
  Mont Viso (Monte Viso) (ITALIE)
  La Demoiselle coiffée (1 610 m) (Château Ville Vieille, Queyras, Hautes-Alpes)
  Église Sainte Cécile (1 664 m) (Ceillac, Hautes-Alpes)
  La fontaine de Réotier (Réotier, Hautes-Alpes)
  Les sources thermominérales du plan de Phazy (Guillestre-Risoul, Hautes-Alpes)
  Ancien poste optique (2 505 m) de la Crête des Chambrettes (2 582 m) (Ceillac, Queyras, Hautes-Alpes)
  Radiolarites du Monte Cruzore (ITALIE)

  Photographies de la mer de nuages dans les vallées grenobloises
  Comment se forme la mer de nuages ?
  La mer de nuages montre l'allure générale des glaciers du quaternaire

  Paysages de montagne enneigés
  Soleil couchant en montagne

Les lacs de montagne: de la molécule d'eau à l'écosystème

Les lacs de montagne : de la molécule d'eau à l'écosystème

      Pour peu que leur altitude ne dépasse pas 2 600 m, avec une exposition et des conditions climatiques favorables, les lacs de montagne offrent non seulement une possibilité d’accueil pour des organismes vivants, mais permettent aussi l’épanouissement de la biodiversité. Ceci n’est réalisable que grâce aux propriétés physico-chimiques bien particulières de la molécule d’eau... De plus, selon leur localisation, leur altitude, leur exposition, leur profondeur, leur superficie, les lacs accueillent des espèces différentes. Cette biodiversité si particulière confère l’originalité, l’intérêt et la richesse des lacs de montagne.

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Glaciers rocheux de Marinet
(Haute Ubaye, Alpes de Haute Provence)

Glaciers rocheux de Marinet (Haute Ubaye, Alpes de Haute Provence)

      Le versant NORD du chaînon de l'Aiguille de Chambeyron (3 412 m), loge encore deux minuscules glaciers de cirque, les plus méridionaux des Alpes françaises... Leurs moraines respectives se sont transformées en de spectaculaires glaciers rocheux, aux fronts lobés, dont les extensions s'étirent jusqu'au fond du vallon de Marinet... Mais les conditions nécessaires à leur activité ne sont pas remplies...

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Qu'est-ce qu'une tourbière ?

Qu'est-ce qu'une tourbière ?

      Les Bryophytes du genre Sphagnum (Sphaignes), prolifèrent en milieux humides et froids. Les Sphaignes vivantes effectuent la photosynthèse et se développent en surface, au bord des marécages. Les Sphaignes mortes, qui absorbent jusqu'à 40 fois leur volume d’eau, s’entremêlent aux Sphaignes vivantes, et donnent une texture caractéristique spongieuse. Les cellules mortes finissent par se déposer sans se décomposer. Ce processus est appelé TOURBIFICATION. Les dépôts de matière organique non-décomposée portent le nom de TOURBE et les milieux humides dans lesquelles les Sphaignes évoluent, celui de TOURBIÈRE. La tourbière est un milieu évolutif qui voit un lac se transformer progressivement en forêt...

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Photo n°201606002
Cascades du Cirque de Saint-Même (1037 m)
(limite Isère-Savoie)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Cascade inférieure du Cirque de Saint-Même (1037 m) (limite Isère-Savoie)

      Le cirque de Saint-Même se situe dans le massif de la Chartreuse. La source du Guiers Vif et son écoulement forment la limite de deux départements : rive droite, la Savoie et rive gauche, l'Isère.
      La formation de ce cirque est étroitement liée au passage d'une grande faille : le décrochement du col de l'Alpe. Après le décrochement, l'érosion a retiré les parties saillantes des plis. Des écoulements ultérieurs ont provoqué progressivement le recul de la falaise et accentué ainsi le renfoncement du cirque, à l'endroit même des sources du Guiers Vif.

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Couleurs d'automne d'un mélézin
dans le Queyras (Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Couleurs d'automne d'un mélézin dans le Queyras (Hautes-Alpes)

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monolithe de la Folatière (1788m), 
Chamechaude, Chartreuse, Isère

Face Sud du monolithe de la Folatière (1788m) (Chamechaude, Chartreuse, Isère)

      Le monolithe de la Folatière (1 788 m), avec ses ciselures caractéristiques, paraît être un bloc éboulé, au bord du sentier qui conduit au sommet de Chamechaude par la voie normale, depuis le col de Porte (Chartreuse, Isère). Mais cette formation rocheuse, qui se détache sur la pente, est en fait une partie intégrante de la dalle urgonienne qui s'élève jusqu'au sommet de la montagne.

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Les cargneules de Ceillac, Queyras, Hautes-Alpes

Les cargneules de Ceillac (Queyras, Hautes-Alpes)

      À 4 Km de CEILLAC, dans le Queyras (Hautes-Alpes), et au-dessus du hameau LE TIOURE, se dressent de très belles formations monolithiques nommées CARGNEULES. Que sont les cargneules? (Lire la suite)

      Très schématiquement, on peut dire que la cargneule était originellement de la dolomie"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3), (carbonate de magnésium, MgCO3), …", qui, sous l'action de l'ion calcium (Ca2+) libéré par le gypse"Du latin «gypsum», pierre à plâtre, gypse, le gypse est du sulfate de calcium cristallisé et dihydraté (CaSO4, 2H2O), qui s'est formé par "précipitation" dans des eaux marines très peu profondes et surchargées en sels, sortes de marais salants naturels.
Dans les Alpes françaises, le gypse s'est principalement déposé au Trias supérieur. Les gypses sont très solubles sous l'action des eaux météoriques : formation de cavités, d'entonnoirs de dissolution..."
se trouvant à proximité, s'est transformée partiellement en calcaire. Et ceci de manière non homogène sur l'ensemble de la roche. Les conditions de cette transformation ne sont pas connues avec exactitude et les hypothèses restent très controversées.

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Mont Viso (3 841 m) (Monte Viso) (ITALIE)

Le Mont Viso (3 841 m) (Monte Viso) (ITALIE)

        Le sommet du Mont Viso (3 841 m) est constitué de basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." en coussins, empilement de "coussins" ou d'"oreillers" dont le diamètre varie de quelques décimètres à environ 1 mètre. Or cette structure en coussins est typique des laves émises par des volcans sous-marins (pillow-lava, en anglais). Ces basaltes sont les témoins de la présence de l'océan Téthys de l'Ère secondaire, ou du moins du fragment "liguro-piémontais" de cet océan.  Au fond de la Téthys, à plus de 3 km de profondeur, de la lave en fusion s'étalait sur la croûte océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.", il y a 150 millions d'années; ce fond marin se situe maintenant 4 km au-dessus du niveau de la mer !  (Lire la suite)

(En savoir plus sur la géologie du Mont Viso, avec plus de photographies)

Demoiselle coiffée (Château-Ville-Vieille, Queyras, Hautes-Alpes)

La Demoiselle coiffée (1 610 m) (Château Ville Vieille, Queyras, Hautes-Alpes)

      La Demoiselle coiffée (1 610 m) se situe dans une moraine constituée de matériaux meubles et de faible cohésion (sable, graviers et blocs de toutes dimensions), reposant sur des schistes lustrés. La « Demoiselle » est formée d’une colonne claire d’une dizaine de mètres, coiffée d’un gros bloc sombre de gabbro.

      La grande hauteur de cette formation est la résultante de 2 phénomènes :
- l'érosion : alors que les matériaux meubles subissent un ravinement tout autour de la formation, le rocher forme un chapeau qui protège de la pluie l’ensemble de la colonne de sable et de gravier ;
- la minéralisation : la remontée d’eau par capillarité, du sol vers la coiffe, permet la précipitation de carbonate de calcium (Ca2+CO32-) saturant : il s’ensuit une cimentation des sables et graviers de la colonne la rendant plus résistante à l’érosion.

      La paroi de la colonne est hérissée de pierres en saillie qui fonctionnent comme des gargouilles, s'égouttant les unes sur les autres : les phénomènes de ruissellement et d'érosion le long de la paroi sont ainsi limitées et la base de la colonne s'élargit. Pourtant, la demoiselle disparaîtra quand elle aura perdu sa coiffe. (Lire la suite)

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Photo n°201807024
Église Sainte-Cécile à Ceillac (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Église Sainte Cécile (1 664 m) (Ceillac, Hautes-Alpes)

      L’église Sainte Cécile, comme beaucoup d’autres dans la région, est essentiellement construite avec des cargneules : roches abondantes à Ceillac, faciles à tailler, légères parce que pleines de trous, ce qui est particulièrement utile pour construire des voûtes et des clochers. Plus ancienne que l’église Saint-Sébastien, elle daterait du XIVème siècle et existait déjà en 1346... (Lire la suite)

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Fontaine pétrifiante de Réotier, 
Réotier, Guillestrois, Hautes-Alpes

La fontaine pétrifiante de Réotier (Réotier, Hautes-Alpes)

      La formation rocheuse de la fontaine pétrifiante de Réotier est constituée par du tuf"Du latin tofus « pierre poreuse et friable », le tuf est une roche poreuse, légère, souvent friable, formée de dépôts dont l'origine est soit volcanique, soit calcaire." calcaire ou travertin, une roche sédimentaire"Les roches sédimentaires proviennent de l'accumulation de sédiments." calcaire"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3." criblée de petites cavités. Comment ce tuf calcaire se forme-t-il ?

      L'eau de ruissellement s’infiltre dans des terrains composés de calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3.", de dolomies"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3), (carbonate de magnésium, MgCO3), …", de cargneules et de gypses"Du latin «gypsum», pierre à plâtre, gypse, le gypse est du sulfate de calcium cristallisé et dihydraté (CaSO4, 2 H2O), qui s'est formé par "précipitation" dans des eaux marines très peu profondes et surchargées en sels, sortes de marais salants naturels.
Dans les Alpes françaises, le gypse s'est principalement déposé au Trias supérieur. Les gypses sont très solubles sous l'action des eaux météoriques : formation de cavités, d'entonnoirs de dissolution..."
, puis se réchauffe en profondeur et se charge en minéraux dans la faille de la Durance. Cette faille normale, toujours active bien qu'observable de nulle part, lieu de phénomènes de distension responsables de nombreux séismes superficiels et de faible intensité, favorise la remontée des eaux. Lorsque l’eau surchargée en bicarbonate de calcium [Ca2+(HCO3)-2] revient à la surface... (Lire la suite)

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Source thermominérale du plan de Phazy,
Guillestre et Risoul, Hautes-Alpes

Les sources thermominérales de plan du Phazy (Guillestre-Risoul, Hautes-Alpes)

      La localité du Plan de Phazy est connue pour être l'épicentre de nombreux séismes superficiels et de faible intensité. Ceux-ci sont dus à l’activité de la faille de la Durance, une grande faille normale tardive, c’est-à-dire postérieure au plissement alpin proprement dit. Celle-ci suit une direction NNO-SSE du plan de Phazy, à l’OUEST de Guillestre, jusque vers la Roche-de-Rame et l’Argentière-la-Bessée. C'est grâce à cette faille que les sources thermominérales du Plan de Phazy doivent leur existence. Comment ça marche ?

      L'eau de ruissellement s’infiltre dans des roches perméables jusqu’à une profondeur suffisante pour la réchauffer (la température augmente de 3°C tous les 100 m). En circulant dans la faille de la Durance, au sein de gypses"Du latin «gypsum», pierre à plâtre, gypse, le gypse est du sulfate de calcium cristallisé, qui s'est formé par "précipitation" dans des eaux marines très peu profondes et surchargées en sels, sortes de marais salants naturels.
Dans les Alpes françaises, le gypse s'est principalement déposé au Trias supérieur. Les gypses sont très solubles sous l'action des eaux météoriques : formation de cavités, d'entonnoirs de dissolution..."
et de cargneules, l'eau se minéralise et se charge en ions chlorure (Cl-), en ions sodium (Na+) et en dioxyde de carbone (CO2). Puis grâce à des fissures et au principe des vases communicants, l'eau remonte rapidement en surface, où elle perd son dioxyde de carbone (CO2) et dépose son chlorure de sodium (Na+Cl-). Ainsi les sources du Plan de Phazy tirent leur charge minérale des gypses et surtout des cargneules. (Lire la suite)

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Ancien poste optique (2505m) de la Crête des Chambrettes (2582m) (Queyras, Hautes-Alpes)

Ancien poste optique (2 505 m) de la Crête des Chambrettes (2 582 m) (Ceillac, Queyras, Hautes-Alpes)

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Radiolarites du Monte Cruzore (1605 m)
Frontière franco-italienne (Cesana - Montgenèvre) ITALIE

Radiolarites du Monte Cruzore (ITALIE)

      Les radiolarites"Les radiolarites sont des roches plissées et stratifiées où alternent
- des bandes rouge clair, épaisses de quelques centimètres, constituées essentiellement de squelettes siliceux de micro-organismes du plancton (les Radiolaires)
- des bandes rouge foncé, épaisses de quelques millimètres, formées de schistes argilo-siliceux (argiles)."
sont originellement des mélanges de boues de squelettes siliceux de Radiolaires et d’argiles rouges"Les argiles rouges des grands fonds océaniques ont pour origine majoritaire les fluides hydrothermaux sous-marins.
Pourtant, les poussières éoliennes, en provenance des déserts, qui ne se limitent pas au phénomène de « pluies rouges » ou de « neiges colorées », contribuent, de manière importante, à la formation de ces argiles rouges. Par exemple, le vent du Sahara exporte chaque année 60 à 200 millions de tonnes de poussières, sous forme de nuages, dont une grande partie finit par sédimenter dans l’océan Atlantique.
Les argiles rouges des grands fonds peuvent rester non-consolidées pendant plusieurs millions d’années."
, qui ont sédimenté jusqu'à des profondeurs supérieures à 3 000 ou 4 000 m. Dans les Alpes, elles ont été les premiers sédiments océaniques à se déposer, au Jurassique"Le Jurassique (entre -201 et -145 Ma) est une Période géologique du Mésozoïque ou Ère Secondaire qui doit son nom au Jura où des calcaires caractéristiques ont été trouvés.
Le système jurassique se subdivise en trois séries géologiques :
- Jurassique inférieur ou Lias,
- Jurassique moyen ou Dogger,
- Jurassique supérieur ou Malm."
moyen et supérieur (entre -180 et -150 millions d’années), sur le fond marin tapissé d’ophiolites"Du grec ophis, serpent : associations de roches (essentiellement gabbro, serpentinite, basalte) ayant la texture d'écailles de serpent". Ces roches sédimentaires"Les roches sédimentaires proviennent de l'accumulation de sédiments qui se déposent le plus souvent en couches ou lits superposés, appelés strates." sont donc les témoins de la présence d’un océan profond de plusieurs kilomètres, il y a 160 millions d’années. Leur couleur rouge est due à la présence de fer ferrique (Fe3+).

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Mer de nuages, dans les
vallées grenobloises, Isère

 Mer de nuages dans les vallées grenobloises (1 de 3)

Photographies de la mer de nuages dans les vallées grenobloises


      Très souvent l’hiver, lors de conditions anticycloniques (hautes pressions = temps stable), une couverture nuageuse de basse altitude se forme dans les vallées grenobloises. En plaine, règne alors un temps nuageux, froid et humide, tandis qu’en montagne, au-dessus de la mer de nuages, le soleil brille dans une atmosphère douce et sèche.
      Contrairement à une situation habituelle, l’air est plus chaud en montagne qu’en plaine (de 10 voire 20°C). Les températures qui normalement décroissent lorsque l’altitude augmente, se trouvent ici dans une situation inversée. Les météorologistes appellent ce phénomène INVERSION.

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Comment se forme la mer de nuages ?

 Mer de nuages dans les vallées grenobloises (2 de 3)

Comment se forme la mer de nuages ?

      Contrairement à une situation habituelle, dans le cas d'une situation propice à l'apparition d'une mer de nuages, l’air est plus chaud en montagne qu’en plaine (de 10 voire 20°C). Les températures qui normalement décroissent lorsque l’altitude augmente, se trouvent ici dans une situation inversée. Les météorologistes appellent ce phénomène INVERSION...
      Au début de l’inversion, les vallées contiennent une couche d’air froid « lourd » emprisonné par les montagnes environnantes. Cette couche forme un véritable lac d’air froid...
      Dans les vallées, le soleil hivernal est trop faible pour réchauffer le lac d’air froid. Celui-ci ne peut pas perdre son humidité par évaporation. L’eau contenue dans l’air froid devient vite saturante ; elle se condense : dans le lac d’air froid, se forme une mer de nuages...

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La mer de nuages montre l'allure
générale des glaciers du quaternaire

  Mer de nuages dans les vallées grenobloises (3 de 3)

La mer de nuages montre l'allure générale des glaciers du quaternaire

        La vallée alpine du Grésivaudan, entre CHAMBÉRY et MONTMÉLIAN, qui s’est probablement formée par érosion fluviatile, a été fortement aménagée par le passage des glaciers de la Période Quaternaire"Depuis 2009, le Quaternaire (entre -2,59 Ma et maintenant) n’est plus une Ère : il est devenu une période du Cénozoïque. Cette période se caractérise par des glaciations et l'extension du genre Homo en Eurasie.". Durant le Würm"Pour la partie alpine et aux alentours du 45ème parallèle, la dernière glaciation (Würm) débute voici 70 000 ans et s’achève il y a 20 000 ans.", il y a 40 000 ans BP, la surface du glacier atteignait l’altitude maximale de 1 200 m. La langue glaciaire a produit un surcreusement"Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde que s’il avait été causé par de l’eau liquide : c'est la raison pour laquelle on parle de surcreusement." qui est allé jusqu'à des profondeurs de 500 à 600 m sous le niveau du colmatage alluvial actuel. L’épaisseur de ce glacier était donc d’environ 1,5 km ! De nos jours, la mer de nuages, qui se forme souvent l’hiver par temps froid anticyclonique, montre approximativement l’allure générale de ce glacier würmien.

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Photo n°20050202
Paysages de montagne enneigés
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Paysages de montagne enneigés

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Soleil couchant en montagne

Soleil couchant en montagne

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