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L'ophiolite du Chenaillet (2 650 m)

Des laves typiques de volcans sous-marins à 2 600 m d'altitude ! ! !
Unique en Europe !
 ! !

Briançonnais

Hautes-Alpes

 

Latitude  44° 54' 09" N
Longitude 6° 44' 25" E
Altitude 2 650 m

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



 

QUATRE ITINÉRAIRES DE RANDONNÉE PÉDESTRE :
 

1. Au départ de Montgenèvre, face au départ du télémix des Chalmettes
Pour voir → Espace géologique, serpentinites, radiolarites, gabbros, péridotites, rhyolites, sentier géologique, basaltes

Carte : IGN TOP25 3536OT
Altitude départ : 1 835 m
Altitude sommet : 2 650 m
Dénivelé positif : 815 m
Accès : Briançon > 11,5 km par la N85 > Montgenèvre
Parking : Montgenèvre, face au départ du télémix des Chalmettes

- Prendre le sentier qui monte au niveau du télémix des Chalmettes.
- Le sentier finit par rejoindre une piste.
- Dépasser l’arrivée du télémix et accéder aux Prés du Gondran.
- Quitter la piste pour suivre un chemin direction sud (vers 1 907 m).
- Passer à proximité de « l’Espace géologique ».
- Continuer jusqu’à la cabane de douaniers de la Crête de Gondran (2 300 m).
- Puis monter sur le Chenaillet (2 650 m) par le « sentier géologique ».
- Rejoindre en descente le col du Chenaillet (2 519 m).
- Atteindre par un bon sentier le Collet vert (2 519 m).
- Retour par le même itinéraire ou par l’itinéraire n°2 qui descend à la patinoire de Montgenèvre (1 850 m).

Note : En période estivale, le télémix des Chalmettes et le télésiège des Gondrans fonctionnent. En les prenant successivement, le Sommet des Anges (2 459 m) est atteint sans grande fatigue. Il suffit alors de descendre sur la Cabane de douaniers (2 300 m) et de poursuivre l’itinéraire n°1. Le dénivelé positif n’est alors plus que de 250 m jusqu’au Chenaillet. (Renseignements : Office de Tourisme du Montgenèvre, Tél. +33 (0)4 92 21 52 52).
 

2. Au départ de Montgenèvre, face à la patinoire
Pour voir → Basaltes en coussins, ophicalcites

Carte : IGN TOP25 3536OT
Altitude départ : 1 880 m
Altitude sommet : 2 650 m
Dénivelé positif : 770 m
Accès : Briançon > 11,5 km par la N85 > Montgenèvre
Parking : Montgenèvre, face à la patinoire

- Du parking (1 880 m), se rendre derrière la patinoire et prendre le large chemin qui longe un plan d'eau.
- Un panneau indique bientôt "Collet Vert" : suivre cette piste.
- Puis à 1 852 m, toujours en suivant la direction du Collet Vert, quitter la piste, traverser le torrent de la Doire (1 863 m) et rejoindre un large chemin vers 1 880 m.
- Vers 2 040 m, prendre le sentier de gauche, indiqué "Collet Vert" : le Collet Vert (2 519 m) est atteint en 2H30.
C’est sur la gauche de ce sentier et jusqu’au Collet Vert que se trouvent les spectaculaires formations de basaltes en coussins.
- Du Collet Vert, prendre le très large chemin qui se dirige vers le Chenaillet.
- Puis monter sur le Chenaillet (2 650 m).
- Retour par le même itinéraire ou par l’itinéraire n°1 qui descend au télémix des Chalmettes (1 880 m).
 

3. Au départ de la vallée de la Cerveyrette (au-dessus du village de Cervières)
Pour voir → Basaltes en coussins

Carte : IGN TOP25 3536OT
Altitude départ : 1 893 m
Altitude sommet : 2 650 m
Dénivelé positif : 757 m
Accès : Briançon > 11,5 km par la D902 > Cervières > D89T jusqu’au premier parking (1 893 m)
Parking : au bord de la D89T (1 893 m)

- Remontez le chemin jusqu'au hameau de la Chau (1 904 m) et passer devant la chapelle Ste Elisabeth.
- Monter jusqu'aux ruines du hameau des Fraches (2 061 m).
- Arrivé au lac Noir (2 226 m), suivre le sentier qui domine ce lac.
- Le chemin conduit à un petit lac.
- Prendre alors à droite le sentier qui mène au lac Gignoux (2 329 m).
- Après le lac prendre la direction du col Gimond (panneau), mais l’abandonner rapidement pour suivre le sentier qui mène au col du Chenaillet (2 519 m).
- Au col prendre le sentier de droite qui conduit au Collet Vert (2 519 m).
- Puis revenir sur ses pas jusqu’au col du Chenaillet et monter sur le Chenaillet (2 650 m).
- Retour par le même itinéraire ou par l’itinéraire n°4 qui descend par le lac des Sarailles et rejoint le parking.
 

4. Au départ de la vallée de la Cerveyrette (au-dessus du village de Cervières)
Pour voir → Serpentinites, radiolarites, gabbros, péridotites, rhyolites, sentier géologique, basaltes

Carte : IGN TOP25 3536OT
Altitude départ : 1 880 m
Altitude sommet : 2 650 m
Dénivelé positif : 757 m
Accès : Briançon > 11,5 km par la D902 > Cervières > D89T jusqu’au premier parking (1 893 m)
Parking : au bord de la D89T (1 893 m)

- Suivre le chemin qui conduit au lac des Sarailles (2 236 m), puis atteindre rapidement la Cabane de douaniers (2 313 m) de la crête du Gondran.
- Suivre le sentier géologique jusqu’au sommet du Chenaillet (2 650 m).
- Puis descendre sur le col du Chenaillet (2 519 m) pour atteindre le Collet Vert (2 519 m).
- Retour par le même itinéraire ou par l’itinéraire n°3 qui descend par les lacs Gignoux et Noir avant de rejoindre le parking.

 

4 itinéraires pour le Chenaillet (2650m)
(Mongenèvre, Briançonnais, Hautes-Alpes)

Exemple de 4 itinéraires pour monter au Chenaillet (2650m).

 

  Contexte géologique du Chenaillet

      Situé au NORD-EST du département des Hautes-Alpes, dans la zone biogéographique des Alpes internes briançonnaises, le massif du Chenaillet (2 650 m) s’élève au SUD de Montgenèvre. Ce secteur est soumis à un climat montagnard de type continental marqué.

      C'est dans cet espace naturel que le fond sous-marin immaculé d’un ancien océan, dont la profondeur excédait 3 000 m, il y a 150 millions d'années (Ma), s’étale de nos jours sur des sommets dont l'altitude avoisine les 3 000 m !

      Le massif du Chenaillet comporte 2 nappes de charriages"Le charriage est un mouvement tectonique qui transporte de grands ensembles de roches au-dessus d'une autre masse rocheuse, sur plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres." ophiolitiques superposées qui ont été déposées sur une unité de marge continentale"Une marge continentale est une bordure immergée d'un continent. Elle est constituée de lithosphère continentale en contact avec de la lithosphère océanique. On distingue les marges continentales passives dues à une rupture de la lithosphère continentale par arrachement (processus de rifting et d'océanisation) et les marges continentales actives dues à une subduction de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale." européenne par obduction (voir ici, et fig.1) :
La nappe inférieure "Lago Nero-Replatte".
- La nappe supérieure du Chenaillet proprement dit.

Photo n°nappes_chenaillet
Les 2 nappes de charriage ophiolitique sur le massif du
Chenaillet reposant sur une unité de marge continentale.
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Fig.1
Les 2 nappes de charriage ophiolitique sur le massif du Chenaillet reposant sur une unité de marge continentale.

 

La nappe inférieure "Lago Nero-Replatte" a subit une évolution métamorphique.
      L'évolution métamorphique"Le métamorphisme (du grec metá, au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup»,‎ février 2010.
Les minéraux, nouvellement formés, s’orientent en fonction des contraintes imposées par la température et la pression élevées, ce qui confère à la roche une disposition en feuillets juxtaposés caractéristiques.
Les roches métamorphiques présentent ainsi une texture orientée dans le sens du feuilletage due à la recristallisation (apparition de minéraux nouveaux dits minéraux de métamorphisme). Cette texture orientée n'existe pas dans les roches plutoniques."
de la nappe inférieure s'est faite dans le faciès des schistes bleus pendant la collision continentale au Cénozoïque"Du grec « kainós », récent, et « zôikós », « d’animal », le Cénozoïque (entre -66 Ma et actuel) est étymologiquement l’Ère des « animaux récents », par opposition à l'Ère Paléozoïque, « Ère des animaux ancien » (entre -541 à -252 Ma). Le Cénozoïque comprend les anciennes Éres Tertiaire et Quaternaire." (Tertiaire). Les ophiolites"(du grec ophis, serpent : associations de roches [essentiellement gabbro, serpentine, basalte] ayant la texture d'écailles de serpent)." sont majoritairement des péridotites"Ultrabasiques et de structure grenue les péridotites forment les principales roches du manteau supérieur. Principalement constituées d'olivine et de pyroxènes elles doivent leur nom aux péridots (cristaux d'olivine qui les constituent majoritairement et leur confèrent souvent une teinte verte ou jaune-verdâtre)." serpentinisées, principalement des lherzolites, en raison de la faible fusion partielle qui a eu lieu au fond de l’océan Téthys-Ligure. Les gabbros"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique." sont absents. De rares coulées basaltiques"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." n’excèdent pas quelques mètres d’épaisseur. Les sédiments d’origine océanique et de marge continentale"Une marge continentale est une bordure immergée d'un continent. Elle est constituée de lithosphère continentale en contact avec de la lithosphère océanique. On distingue les marges continentales passives dues à une rupture de la lithosphère continentale par arrachement (processus de rifting et d'océanisation) et les marges continentales actives dues à une subduction de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale." reposent directement sur ces ophiolites. On trouve ainsi des ophicalcites"Du grec ophi « serpent » et du latin calce « chaux », une ophicalcite est un calcaire cristallin composé de calcite et de serpentine. On en distingue deux catégories : les ophiolites OC1 et les ophiolites OC2.
Les ophiolites OC1 reposent directement sur le sommet du manteau dénudé du fond océanique. C'est de la calcite qui a pénétrée par les fractures ouvertes des serpentinites.
      Au-dessus se trouvent les ophiolites OC2 qui sont de véritables sédiments détritiques dont le ciment est en général calcaire."
(OC1 et OC2) (voir ici), ainsi que des radiolarites"Les radiolarites sont des roches plissées et stratifiées où alternent
- des bandes rouge clair, épaisses de quelques centimètres, constituées essentiellement de squelettes siliceux de micro-organismes du plancton (les Radiolaires)
- des bandes rouge foncé, épaisses de quelques millimètres, formées de schistes argilo-siliceux (argiles)."
(voir ici, là, et encore là), calcaires, schistes argileux et calcschistes, témoins de la présence d’un océan profond de plusieurs milliers de mètres.

 

La nappe supérieure du Chenaillet est exempte de métamorphisme et de déformation.
      Ici, la totalité des sédiments océaniques ont été éliminés par l’érosion lors du Quaternaire"Depuis 2009, le Quaternaire (entre -2,59 Ma et maintenant) n’est plus une Ère : il est devenu une période du Cénozoïque. Cette période se caractérise par des glaciations et l'extension du genre Homo en Eurasie.". Seules subsistent les ophiolites, roches du manteau qui ont été dénudées et portées à l’affleurement sur le fond même de l’océan : péridotites serpentinisées (principalement des lherzolites) surmontées de gabbros puis de basaltes en coussins ("pillow-lavas").
      Ces derniers dont l’épaisseur atteint 300 à 400 m forment les plus belles laves en coussins d’Europe (n°2 au niveau mondial ; le n°1"La nappe ophiolitique de Semail, en Oman, forment le plus vaste massif d’ophiolites au monde : plus de 500 km de long d’un seul tenant, sur 50 à 100 km de large. Ici l’obduction, qui s’est effectuée sur la marge arabe au Crétacé terminal, a permis le charriage d’une écaille de lithosphère océanique d’une dizaine de kilomètres d’épaisseur.
Contrairement au Chenaillet, les ophiolites d’Oman montrent des complexes filoniens."
se situe en Oman) (Photographies ici, ici, ici, ici, ici, , , , , , encore ici, ...). Les coussins de basaltes sont parfaitement conservés et identiques à ceux qu’on peut observer au fond des océans actuels, à expansion lente. Les tubes basaltiques présentent ainsi un diamètre compris entre 0,5 et 1 mètre. Comme les coulées basaltiques reposent ici directement sur les gabbros, on peut déduire que le fond océanique était constitué de gabbros déjà refroidis et consolidés lorsque les laves sous-marines se sont épanchées.
      Ces vestiges d'une ancienne lithosphère"La lithosphère (du grec lithos, pierre et sphaera, sphère) désigne l'enveloppe rigide et externe de la Terre. Avec une épaisseur de 100 km, elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle se subdivise en plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. La lithosphère, rigide, repose directement sur l'asthénosphère, solide mais ductile." océanique (voir ici et ) ont été charriés directement sur la marge"Une marge continentale est une bordure immergée d'un continent. Elle est constituée de lithosphère continentale en contact avec de la lithosphère océanique. On distingue les marges continentales passives dues à une rupture de la lithosphère continentale par arrachement (processus de rifting et d'océanisation) et les marges continentales actives dues à une subduction de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale." européenne, lors de la convergence des plaques, dès le début de la collision, uniquement par obduction (voir ici) sans jamais avoir été entrainés dans une subduction (voir ici). Ici le fond marin a subi une sorte de scalp qui a permis de déposer un fond océanique intact, immaculé, sur la marge d'un continent. Tout au plus, observe-t-on un faible métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá, au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup»,‎ février 2010.
Les minéraux, nouvellement formés, s’orientent en fonction des contraintes imposées par la température et la pression élevées, ce qui confère à la roche une disposition en feuillets juxtaposés caractéristiques.
Les roches métamorphiques présentent ainsi une texture orientée dans le sens du feuilletage due à la recristallisation (apparition de minéraux nouveaux dits minéraux de métamorphisme). Cette texture orientée n'existe pas dans les roches plutoniques."
qui a pris naissance au fond même de l'océan et qui est dû à l’interaction de l’eau de mer sur ces roches. Les basaltes en coussins dominent largement dans la partie qui regroupe le Collet vert (2 519 m), le Grand Charvia (2 648 m) et le Pied de la falaise du Rocher de l’Aigle (2 534 m). Quant aux gabbros, ils se répartissent de part et d’autre de la Crête du Chenaillet (2 650 m) (Fig.1).
      Les différentes variétés de serpentine n'ont pas subi de métamorphisme alpin et comportent les mêmes polymorphes, chrysotile et lizardite de basse température, qui caractérisent les océans actuels, à expansion lente.

      

La nappe supérieure du Chenaillet est particulièrement intéressante

      Une ancienne lithosphère"La lithosphère (du grec lithos, pierre et sphaera, sphère) désigne l'enveloppe rigide et externe de la Terre. Avec une épaisseur de 100 km, elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle se subdivise en plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. La lithosphère, rigide, repose directement sur l'asthénosphère, solide mais ductile." océanique a été charriée directement sur la marge continentale"Une marge continentale est une bordure immergée d'un continent. Elle est constituée de lithosphère continentale en contact avec de la lithosphère océanique. On distingue les marges continentales passives dues à une rupture de la lithosphère continentale par arrachement (processus de rifting et d'océanisation) et les marges continentales actives dues à une subduction de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale." européenne, lors de la convergence des plaques "Afrique - Europe", au Crétacé, voici 65 Ma. Ici le plancher marin a subi une sorte de scalp, qui a permis de déposer une partie d’un fond océanique intact, sur la marge d'un continent, dès le début de la collision, uniquement par obduction, sans jamais avoir été entraîné dans une subduction. (voir ici). De plus, cette nappe n'a subi aucun métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá, au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup»,‎ février 2010.
Les minéraux, nouvellement formés, s’orientent en fonction des contraintes imposées par la température et la pression élevées, ce qui confère à la roche une disposition en feuillets juxtaposés caractéristiques.
Les roches métamorphiques présentent ainsi une texture orientée dans le sens du feuilletage due à la recristallisation (apparition de minéraux nouveaux dits minéraux de métamorphisme). Cette texture orientée n'existe pas dans les roches plutoniques."
, aucune déformation. Seuls les sédiments océaniques ont été éliminés par l’érosion lors du Quaternaire"Depuis 2009, le Quaternaire (entre -2,59 Ma et maintenant) n’est plus une Ère : il est devenu une période du Cénozoïque. Cette période se caractérise par des glaciations et l'extension du genre Homo en Eurasie.". Ainsi sont érigées de spectaculaires formations basaltiques en coussins ("pillow-lavas"), uniques en Europe !

      Ces basaltes se présentent sous la forme très particulière de "coussins" ou d'"oreillers" empilés (pillow-lava, en anglais), dont le diamètre varie de 50 centimètres à environ 1 mètre. Ils dominent largement dans la partie qui regroupe le Collet vert (2 519 m), le Grand Charvia (2 648 m) et le Pied de la falaise du Rocher de l’Aigle. Or cette structure en coussins est typique des laves émises par des volcans sous-marins, le long des dorsales des océans à expansion lente. On les retrouve ainsi au fond de certains océans actuels, comme l’Atlantique.

      Le Chenaillet témoigne ainsi de la présence d'un océan ancien, aujourd'hui disparu : la Téthys ligure ou océan liguro-piémontais. Au fond de cet océan, à plus de 3 km de profondeur, de la lave en fusion s'étalait sur la croûte océanique (Fig.2) ; ce fond marin se situe maintenant 2,5 km au-dessus du niveau de la mer ! L'océan, qui s'était formé (ouvert), il y a 170 Ma (Jurassique"Le Jurassique (entre -201 et -145 Ma) est une Période géologique du Mésozoïque ou Ère Secondaire qui doit son nom au Jura où des calcaires caractéristiques ont été trouvés.
Le système jurassique se subdivise en trois séries géologiques :
- Jurassique inférieur ou Lias,
- Jurassique moyen ou Dogger,
- Jurassique supérieur ou Malm."
), a commencé à se refermer, il y a 80 Ma, puis a disparu totalement par subduction de sa lithosphère"La lithosphère (du grec lithos, pierre et sphaera, sphère) désigne l'enveloppe rigide et externe de la Terre. Avec une épaisseur de 100 km, elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle se subdivise en plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. La lithosphère, rigide, repose directement sur l'asthénosphère, solide mais ductile.", il y a 65 Ma (Crétacé"Du latin « cretaceus », « qui contient de la craie », le Crétacé est ainsi nommé en se référant aux vastes dépôts crayeux marins datant de cette époque et que l’on retrouve en grande quantité en Europe, notamment dans le Nord de la France. Le Crétacé (entre -145 et -66 Ma) est la dernière Période du Mésozoïque ou Ère secondaire.") (5). Le plissement alpin a rendu cette surface verticale, en la faisant pivoter de 90°.
 

      Dans la partie NORD du massif du Chenaillet, qui regroupe le Collet Vert (2 519 m), le Grand Charvia (2 648 m) et le Pied de la falaise du Rocher de l’Aigle (2 534 m), les pillow-lavas, dont l’épaisseur atteint 300 à 400 m, forment les plus belles laves en coussins d’Europe (voir ici, ici et ) (n°2 au niveau mondial ; le n°1"La nappe ophiolitique de Semail, en Oman, forment le plus vaste massif d’ophiolites au monde : plus de 500 km de long d’un seul tenant, sur 50 à 100 km de large. Ici l’obduction, qui s’est effectuée sur la marge arabe au Crétacé terminal, a permis le charriage d’une écaille de lithosphère océanique d’une dizaine de kilomètres d’épaisseur.
Contrairement au Chenaillet, les ophiolites d’Oman montrent des complexes filoniens."
se situe en Oman). Les coussins de basaltes sont parfaitement conservés et identiques à ceux qu’on peut observer au fond des océans actuels, à expansion lente. Ces vestiges d'une ancienne lithosphère"La lithosphère (du grec lithos, pierre et sphaera, sphère) désigne l'enveloppe rigide et externe de la Terre. Avec une épaisseur de 100 km, elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle se subdivise en plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. La lithosphère, rigide, repose directement sur l'asthénosphère, solide mais ductile." océanique ont été charriés"Le charriage est un mouvement tectonique qui transporte de grands ensembles de roches au-dessus d'une autre masse rocheuse, sur plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres." directement sur la marge continentale"Une marge continentale est une bordure immergée d'un continent. Elle est constituée de lithosphère continentale en contact avec de la lithosphère océanique. On distingue les marges continentales passives dues à une rupture de la lithosphère continentale par arrachement (processus de rifting et d'océanisation) et les marges continentales actives dues à une subduction de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale." européenne, lors de la convergence des plaques "Apulo-Afrique - Europe", dès le début de la collision, uniquement par obduction"Lorsqu'une plaque tectonique océanique plonge sous une plaque continentale, il arrive que la subduction se bloque. Comme les plaques continuent tout de même à se rapprocher, la lithosphère océanique va alors chevaucher le continent du coté opposé à la subduction. Ce phénomène géodynamique porte le nom d'obduction (latin obductio, -onis, action de couvrir). La lithosphère océanique est ainsi charriée sur une marge continentale où se forment des complexes ophiolitiques comme sur le massif du Chenaillet (Hautes-Alpes)." sans jamais avoir été entrainés dans une subduction"La subduction (latin subductio, action de tirer sur le rivage) est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparait sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse).". Ici le fond marin a subi une sorte de scalp qui a permis de déposer un fond océanique intact, immaculé, sur la marge d'un continent. (Fig.3)


      Bien-sûr, cette croûte océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km." était recouverte de sédiments, mais ceux-ci ont été éliminés en totalité par l’érosion lors du Quaternaire"Depuis 2009, le Quaternaire n’est plus une ère : il est devenu une période du Cénozoïque.". Seules subsistent les ophiolites"Du grec ophis, serpent : associations de roches [essentiellement gabbro, serpentine, basalte] ayant la texture d'écailles de serpent.", roches du manteau qui ont été dénudées et portées à l’affleurement sur le fond même de l’océan : péridotites serpentinisées"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite." (principalement des lherzolites) surmontées de gabbros"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique." puis de basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." en coussins ("pillow-lavas").

      Comme les coulées basaltiques reposent ici directement sur les gabbros, on peut déduire que le fond océanique était constitué de gabbros déjà refroidis et consolidés lorsque les laves sous-marines se sont épanchées. Tout au plus, observe-t-on un faible métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế ,forme) désigne l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide." Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010" qui a pris naissance au fond même de l'océan et qui est dû à l’interaction de l’eau de mer sur ces roches.


Fig.2
La croûte océanique


Fig.3
L'obduction du Chenaillet

      

Comment les pillow-lavas se forment-elles ?

      La lave est un liquide très chaud, dont la température est comprise entre 1 000 et 1 200°C. Lorsqu’elle entre directement en contact avec de l’eau de mer, dont la température n’excède pas 4°C, elle se recouvre immédiatement d’une pellicule de verre, partiellement refroidie. Cette pellicule est donc souple, à la façon d’une baudruche. La lave qui continue de sortir gonfle cette "baudruche" qui prend alors la forme d’un polochon (on dit aussi "tube") ou d’un coussin. Chacun des coussins enfle peu à peu et finit par crever, donnant ainsi naissance, par bourgeonnement, à un autre coussin. Et ainsi de suite… La lave remplit la première "baudruche" qui finit par se déchirer pour donner naissance à la seconde.

Photo n°201607019
Comment les pillow-lavas se forment-elles ?
Cliché Dominique SOYEZ
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Laves en coussins ou pillow-lavas caractéristiques de volcans sous-marins, le long des dorsales des océans en expansion.

Photo n°CarteChenaillet10
Carte du Chenaillet
Cliché Serge SOYEZ
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Carte du massif du Chenaillet montrant quelques sites où se trouvent les différentes roches qui témoignent de la présence ancienne d'un océan.

 

  N°1 Françoise CHALOT-PRAT, Eric COCO, Pierre-Yves BOURLIER (2006)
« L’ophiolite du Chenaillet (Montgenèvre, Alpes franco-italiennes), témoin d’un segment de ride volcanique axiale d’un océan à croissance lente »
CNRS/Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques (CRPG) - Université Nancy Henri Poincaré, B.P. 20, 54501 - Vandœuvre-lès-Nancy, France

  N°2 Marcel LEMOINE, Pierre de GRACIANSKY, Pierre TRICART (2000)
« De l'océan à la chaîne de montagnes. Tectonique des plaques dans les Alpes »
Édition Gordon breach, Collection Géosciences

  N°3 Marcel LEMOINE, Raymond CIRIO, Gilles PELLET et Robert KECK (1995)
« Le massif du Chenaillet Montgenèvre (Alpes franco-italiennes) »
Géologie : les ophiolites et l’océan disparu »
Éditions du CBGA (Centre Briançonnais de Géologie Alpine)

  N°4 Marcel LEMOINE, Raymond CIRIO, Yves LAGABRIELLE (2014)
« Le Massif du Chenaillet, Montgenèvre (Alpes franco-italiennes), les ophiolites et l’océan disparu »
Éditions du CBGA (Centre Briançonnais de Géologie Alpine)

  N°5 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°6 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°7 Serge et Dominique SOYEZ (2021)
Lacs de montagne
20 randonnées à la découverte géologique des Alpes

Montagnes Magazine n°493 - Été 2021

 

 

 

Photo n°201707010
Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m), Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

      Cette surface supérieure d’une coulée, était originellement horizontale. Elle a pivoté de 90° lors du plissement alpin. On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas") dont le diamètre est de l’ordre du mètre. Le personnage en bas à droite donne l'échelle.

Photo n°201707011
Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m), Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

      Cette surface supérieure d’une coulée, était originellement horizontale. Elle a pivoté de 90° lors du plissement alpin. On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas") dont le diamètre est de l’ordre du mètre. Le personnage en bas à droite donne l'échelle.

Photo n°201707014
Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m), Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

      Cette surface supérieure d’une coulée, était originellement horizontale. Elle a pivoté de 90° lors du plissement alpin. On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas") dont le diamètre est de l’ordre du mètre.

Photo n°201707012
Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m), Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

      Cette surface supérieure d’une coulée, était originellement horizontale. Elle a pivoté de 90° lors du plissement alpin. On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas") dont le diamètre est de l’ordre du mètre.

Photo n°201707013
Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m), Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

      Cette surface supérieure d’une coulée, était originellement horizontale. Elle a pivoté de 90° lors du plissement alpin. On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas") dont le diamètre est de l’ordre du mètre.

Photo n°201607019
Comment les pillow-lavas se forment-elles ?
Cliché Dominique SOYEZ
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Comment les pillow-lavas se forment-elles ?


      Ces laves en structure de coussins caractérisent les basaltes émis par les volcans sous-marins, le long des dorsales des océans à expansion lente. On les retrouve ainsi au fond des océans actuels.

     La lave est un liquide très chaud, dont la température est comprise entre 1 000 et 1 200°C. Lorsqu’elle entre directement en contact avec de l’eau de mer, dont la température n’excède pas 4°C, elle se recouvre immédiatement d’une pellicule de verre, partiellement refroidie. Cette pellicule est donc souple, à la façon d’une baudruche. La lave qui continue de sortir gonfle cette "baudruche" qui prend alors la forme d’un polochon (on dit aussi "tube") ou d’un coussin. Chacun des coussins enfle peu à peu et finit par crever, donnant ainsi naissance, par bourgeonnement, à un autre coussin. Et ainsi de suite…

      La falaise du Collet Vert montre ainsi la surface d’une coulée de basalte en "polochons" allongés. Le plissement alpin a rendu cette surface verticale, mais en l’imaginant horizontale, on peut percevoir ce qu’était le fond de l’océan, il y a 160 millions d’années.
 

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607017
Comment les pillow-lavas se forment-elles ?
Cliché Dominique SOYEZ
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      Basalte en polochon allongé.

      Ces laves en structure de polochons ou de coussins caractérisent les basaltes émis par les volcans sous-marins, le long des dorsales des océans à expansion lente. On les retrouve ainsi au fond des océans actuels.

Photo n°201607014
Pillow-lavas (Chenaillet, Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Basalte en polochon allongé.
 

      Ces laves en structure de polochons ou de coussins caractérisent les basaltes émis par les volcans sous-marins, le long des dorsales des océans à expansion lente. On les retrouve ainsi au fond des océans actuels.
      La morphologie de ce "polochon allongé" est due à l'éclatement des coussins très chauds (1200°C) au contact de l'eau de mer très froide (4°C).

Photo n°201607035
Ophicalcite OC2 (Chenaillet, Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Ophicalcite OC2.
 

      Du grec ophi « serpent » et du latin calce « chaux », une ophicalcite est un calcaire cristallin composé de calcite et de serpentine. On en distingue deux catégories : les ophiolites OC1 et les ophiolites OC2.
      Les ophiolites OC1 reposent directement sur le sommet du manteau dénudé du fond océanique. C'est de la calcite qui a pénétrée par les fractures ouvertes des serpentinites.
      Au-dessus se trouvent les ophiolites OC2 qui sont de véritables sédiments détritiques dont le ciment est en général calcaire.

Photo n°201607038
Comment les pillow-lavas se forment-elles ?
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant OUEST du Chenaillet (2 650 m)

      Toute la partie herbeuse est constituée de calcaires et de schistes. Le bas de la partie rocheuse est formé de gabbro. Le sommet et la crête du Chenaillet sont composés de basaltes en coussins (pillow-lava).

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607069
Lac des Sarailles (2236m) (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac des Sarailles (2236m).
Vue direction NORD sur :

- la Cabane des douaniers (2307m), à gauche,
- le Chenaillet (2650m), à droite.

      Le lac des Sarailles (2236m) se situe au SUD de la crête de la Replatte qui délimite les bassins de la Durance au NORD (sources de la Durance) et de la Cerveyrette au SUD. (Briançonnais, Hautes-Alpes).
      Sur la crête, derrière le lac, depuis la cabane des douaniers (2312m) jusqu'au somment du Chenaillet (2650m), on aperçoit plusieurs ensemble de roches, dont la couleur, la taille et la nature différent. Cette succession rocailleuse correspond à la structure conservée d'un lambeau du fond de l'ancien océan Téthys Ligure ou océan liguro-piémontais, disparu voici 65 millions d'années, lors de la collision des plaques africaine et européenne. On trouve ainsi les trois couches de roches qui caractérisent la croûte d'un océan"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.", avec du bas vers le haut :
- des serpentinites"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite." (extrême gauche de la photo),
- des gabbros"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique." (à gauche),
- des basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." (sur toute la moitié droite).
 

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707001
Le Chenaillet (2650m) (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant NORD-EST du Chenaillet (2650m), vu depuis le Souréou du point noté 2595m.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707002
Le Chenaillet (2650m) (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant NORD-EST du Chenaillet (2650m), vu depuis le Souréou du point noté 2595m.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707003
Le Chenaillet (2650m) (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant NORD-EST du Chenaillet (2650m), vu depuis le Rocher de l’Aigle (2537m).

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607011
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant SUD de la crête du Collet Vert (piton 2558m).
Vue direction NORD depuis les pentes du Grand Charvia (2648 m).

Même à cette distance d’environ 200 m, on distingue les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201607012
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant SUD de la crête du Collet Vert (piton 2558m).
Vue direction NORD depuis les pentes du Grand Charvia (2648 m).

Même à cette distance d’environ 200 m, on distingue les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").
Les personnages donnent l'échelle.

Photo n°201607010
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant SUD de la crête du Collet Vert (piton 2558m).
Vue direction NORD depuis les pentes du Grand Charvia (2648m), sur le Mont Chaberton (3131m)..

Même à cette distance d’environ 200 m, on distingue les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201607009
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant SUD de la crête du Collet Vert (piton 2558m).
Vue direction NORD depuis les pentes du Grand Charvia (2648 m).

Même à cette distance d’environ 200 m, on distingue les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201707014
Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m), Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant SUD de la crête du Collet Vert (piton 2558m).
Vue direction NORD depuis les pentes du Grand Charvia (2648 m).

On distingue les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201607022
Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m), Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant OUEST de la crête du Collet Vert (piton 2 558 m).
Vue direction EST depuis le Rocher de l'Aigle (2487m).

On distingue les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201607026
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant OUEST de la crête du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201607021
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant OUEST de la crête du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201607020
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes) 
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant OUEST de la crête du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201607013
Laves en coussins du versant SUD du Collet Vert (piton 2558 m), Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Boule de basalte en coussins ("pillow lavas") du Collet Vert (piton 2558m).

Photo n°201707023
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant OUEST de la crête du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201707022
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Versant OUEST de la crête du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201607025
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Versant OUEST de la crête du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins ("pillow lavas").

Photo n°201607023
Collet Vert, Massif du Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Versant OUEST de la crête du Collet Vert (piton 2558 m).
Vue depuis les pentes du Collet Vert.

On distingue parfaitement les boules des basaltes en coussins.

Photo n°201607008
Le Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Depuis le Chenaillet (2650m), vue direction EST-SUD-EST sur les ophiolites océaniques puis l’ancienne marge continentale africaine plus loin.
Vue sur les sommets italiens sur toute la partie gauche et le Grand Glaiza (3293m) à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607005
Chenaillet (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Depuis le Chenaillet (2650m), vue NORD vers l'ancienne marge continentale européenne :

- Crête calcaire et dolomitiques du Briançonnais, au second plan avec le Sommet de Chateau Jouan (2565m) et la ville de Montgenèvre,
- puis granites et gneiss du Massif Écrins - Pelvoux.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607004
Le Chenaillet (2650m) (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Depuis le Chenaillet (2650m), vue SUD-OUEST vers l'ancienne marge continentale européenne :

- Crête calcaire et dolomitiques du Briançonnais, au second plan avec le Sommet de Château Jouan (2565m),
- puis granites et gneiss du Massif Écrins - Pelvoux avec notamment les sommets suivants :

- l'Ailefroide (3954m),
- le Mont-Pelvoux(3943m),
- la Barre des Écrins (4108m),
- la Montagne des Agneaux (3664m),
- le massif de la Meije.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607003
Le Chenaillet (2650m) (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Depuis le Chenaillet (2650m), vue NORD vers l'ancienne marge continentale européenne :

- Crête calcaire et dolomitiques du Briançonnais, au second plan avec le Sommet de Château Jouan (2565m) et la ville de Montgenèvre,
- puis granites et gneiss du Massif Écrins - Pelvoux.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607002
Le Chenaillet (2650m) (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Depuis le Chenaillet (2650m), vue NORD vers l'ancienne marge continentale européenne :

- Crête calcaire et dolomitiques du Briançonnais, au second plan avec le Sommet de Château Jouan (2565m),
- puis granites et gneiss du Massif Écrins - Pelvoux.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607050
Radiolarite au Rocher de la Perdrix (2407m)
à l'ESE du Sommet des Anges (2459m)
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Radiolarite au Rocher de la Perdrix (2407m), à l'ESE du Sommet des Anges (2459m).
 

      Au Rocher de la Perdrix (2407m), à l'EST-SUD-EST du Sommet des Anges (2459m), se trouvent des radiolarites stratifiées et plissées. Elles sont formées de bandes alternativement rouge clair (radiolarite, épaisseur centimétrique) et rouge foncé (sédiment silico-argileux, épaisseur millimétrique).
      Les radiolarites sont des roches sédimentaires essentiellement constituées de squelettes siliceux de micro-organismes du plancton : les radiolaires.
      Le squelette d’un organisme marin est constitué soit de calcaire, soit de silice. Lorsqu’un tel animal meure, son squelette tombe vers le fond de l’océan. Lorsque cet océan est peu profond, la majorité des squelettes atteint le plancher océanique où se forment alors des sédiments calcaires ou siliceux. Mais si la profondeur de l’océan est de plusieurs kilomètres, seuls les squelettes siliceux parviennent jusqu’au fond ; les squelettes calcaires sont dissouts par les fortes pressions exercées par l’eau de mer. Les radiolarites, formées par les squelettes siliceux des radiolaires, sont donc les témoins de la présence d’un océan profond de plusieurs kilomètres, il y a 160 millions d’années.

Photo n°201607049
Radiolarite au Rocher de la Perdrix (2407m)
à l'ESE du Sommet des Anges (2459m)
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Radiolarite au Rocher de la Perdrix (2407m), à l'ESE du Sommet des Anges (2459m).

Photo n°201607048
Radiolarite au Rocher de la Perdrix (2407m)
à l'ESE du Sommet des Anges (2459m)
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Radiolarite au Rocher de la Perdrix (2407m), à l'ESE du Sommet des Anges (2459m).

Photo n°201607047
Radiolarite au Rocher de la Perdrix (2407m)
à l'ESE du Sommet des Anges (2459m)
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Radiolarite au Rocher de la Perdrix (2407m), à l'ESE du Sommet des Anges (2459m).
 

      Au Rocher de la Perdrix (2407m), à l'EST-SUD-EST du Sommet des Anges (2459m), se trouvent des radiolarites stratifiées et plissées. Elles sont formées de bandes alternativement rouge clair (radiolarite, épaisseur centimétrique) et rouge foncé (sédiment silico-argileux, épaisseur millimétrique).
      Les radiolarites sont des roches sédimentaires essentiellement constituées de squelettes siliceux de micro-organismes du plancton : les radiolaires.
      Le squelette d’un organisme marin est constitué soit de calcaire, soit de silice. Lorsqu’un tel animal meure, son squelette tombe vers le fond de l’océan. Lorsque cet océan est peu profond, la majorité des squelettes atteint le plancher océanique où se forment alors des sédiments calcaires ou siliceux. Mais si la profondeur de l’océan est de plusieurs kilomètres, seuls les squelettes siliceux parviennent jusqu’au fond ; les squelettes calcaires sont dissouts par les fortes pressions exercées par l’eau de mer. Les radiolarites, formées par les squelettes siliceux des radiolaires, sont donc les témoins de la présence d’un océan profond de plusieurs kilomètres, il y a 160 millions d’années.

Photo n°201607046
Gabbro non métamorphisé
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Gabbro non-métamorphisé (caractéristique de la nappe supérieure du Chenaillet) sur le sentier géologique, à l’OUEST du Chenaillet (2650m).
 

      Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite"Ultrabasiques et de structure grenue les péridotites forment les principales roches du manteau supérieur. Principalement constituées d'olivine et de pyroxènes elles doivent leur nom aux péridots (cristaux d'olivine qui les constituent majoritairement et leur confèrent souvent une teinte verte ou jaune-verdâtre)." mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique.

Photo n°201607006
Gabbro non métamorphisé
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Basaltes au sommet du Chenaillet (2650m)

Photo n°201607007
Le Chenaillet (2650m) (Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Basaltes au sommet du Chenaillet (2650m).
Au loin, les granites et gneiss du Massif Écrins - Pelvoux, avec notamment les sommets suivants :

- la Barre des Ecrins (4108m),
- la Montagne des Agneaux (3664m),
- le massif de la Meije.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607032
Péridotite
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Péridotite (roche du manteau) sur le sentier géologique, à l’OUEST du Chenaillet (2650m).
 

      Mais que fait donc cette péridotite sur la Replatte au niveau de la cabane des douaniers à 2500 m d’altitude ?
Pourquoi n’est-elle pas à "sa place", dans le manteau terrestre, plusieurs dizaines de kilomètres sous la surface?

      Roche constitutive du manteau terrestre, la péridotite est une association de minéraux d'olivine et de pyroxène. Elle doit son nom aux péridots, cristaux d'olivine qui la constitue majoritairement et lui confère souvent une teinte verte ou jaune-verdâtre.

Photo n°201607039
Serpentinite
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Serpentinite sur le sentier géologique, à l’OUEST du Chenaillet (2650m), au-dessus de la Replatte (cabane de douaniers).
 

      La serpentinite est une roche constituée d'un ensemble de minéraux de serpentines.
La serpentine ne constitue pas un minéral unique : c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite.

Photo n°201607001
Cabane de douaniers (2465m)
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Façade NORD-EST de la cabane de douaniers (2465m) sur la crête de la Replatte qui délimite les bassins de la Durance au NORD (sources de la Durance) et de la Ceyveyrette au SUD.

Photo n°201607016
pillow lavas
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Coussin de basalte (pillow-lavas) au Collet Vert.

      Ces laves en structure de coussins caractérisent les basaltes émis par les volcans sous-marins, le long des dorsales des océans à expansion lente. On les retrouve ainsi au fond des océans actuels.

Photo n°201607029
Coussin de basalte (pillow-lavas)
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Coussin de basalte (pillow-lavas) au Collet Vert.

Photo n°201607028
Coussin de basalte (pillow-lavas)
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Coussin de basalte (pillow-lavas) au Collet Vert.

      Ces laves en structure de coussins caractérisent les basaltes émis par les volcans sous-marins, le long des dorsales des océans à expansion lente. On les retrouve ainsi au fond des océans actuels.

Photo n°201707006
Coussin de basalte (pillow-lavas)
(Montgenèvre, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Coussin de basalte (pillow-lavas) au Collet Vert.

Photo n°201607054
Lac du Rocher de l'Aigle (2487m)(Montgenèvre, Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac du Rocher de l'Aigle (2487m).
Vue direction SUD-SUD-OUEST sur :

- des roches en forme de boulets : basaltes en coussins (pillow-lavas),
- le Chenaillet (2650m), au second plan.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607051
Lac du Rocher de l'Aigle (2487m)(Montgenèvre, Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Depuis les pentes sommitales du Chenaillet (2650m), vue direction NORD sur :

- des roches en forme de boulets : basaltes en coussins (pillow-lavas),
- le lac (2487m) et le Rocher de l'Aigle (2534m), au centre et juste au-dessous,
- la Pointe des Trois Scies (3032m), à gauche et au second plan,
- le Mont Chaberton (3131m), au centre et au second plan.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607058
Lac du Rocher de l'Aigle (2487m)(Montgenèvre, Briançonnais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Depuis les pentes sommitales du Chenaillet (2650m) ;
Vue direction NORD sur :

- le lac (2487m) et le Rocher de l'Aigle (2534m), juste au-dessous,
- le Mont Chaberton (3131m), au second plan,
- des roches en forme de boulets : basaltes en coussins (pillow-lavas).

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

 

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