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Lac du Crachet (2238 m)

Embrunais

Hautes-Alpes

 

Latitude  44° 32' 23'' N
Longitude 6° 39' 52'' E
Altitude 2 238 m

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



  Itinéraires d'accès au lac

SUR SENTIER BALISÉ

      Le lac du Crachet (2 238 m) se situe à l'EST du village de Crévoux (Embrunais, Hautes-Alpes) (carte n°1), qui est lui-même à une quinzaine de kilomètres d'Embrun par la D 39 (carte n°2).

      L'accès routier passe par Crévoux, puis la Chalp, et se termine au parking (1 665 m) (3 km après Crévoux) sur la D 39T qui conduit au tunnel et col du Parpaillon. (Carte n°3)

      On atteint le parking (1 665 m) (départ de la randonnée), depuis Crévoux (accès routier n°1), Embrun (accès routier n°2), Guillestre (accès routier n°3), Gap (accès routier n°4) ou Briançon (accès routier n°5), par exemple.

      Voici les itinéraires de randonnée :

  N°1 d’après le site communautaire Bivouak.net www.bivouak.net, Copyright ©

  N°2 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©
S'arrêter au lac du Crachet sur cet itinéraire.

  N°3 d’après le site perso www.oduch.fr de Christine et Olivier DUCHEMIN, Copyright ©

 

  Contexte géologique du lac

      Le lac du Crachet (2 238 m) se trouve dans un environnement de flysch"De l’allemand fließen, « couler », le flysch est un faciès géologique qui a la particularité de glisser facilement sur les pentes. Typiquement un flysch est constitué par une alternance de bancs de grès (en bas) et de schistes argileux (en haut). Les flyschs se forment par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Ils proviennent de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers eaux plus profondes. Ces boues et ces sables se redéposent au fond de l’océan par décantation : gros grains dessous, petits grains dessus. On parle de granuloclassement, d'où la présence d’une stratification." à helminthoïdes"Le flysch du Crétacé à helminthoïdes se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes sur la roche, faisant penser à des vers (grec elmins « ver », d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »).
Ce type de trace fossile ou ichnofossile ou ichnofossile correspond probablement au déplacement d'un animal. Ce dernier n'est pas connu."
de la nappe du Parpillon (1). Ces roches sont les marqueurs d'un ancien océan, aujourd'hui disparu : la Téthys ligure ou océan liguro-piémontais, un océan profond d'au moins 3 000 m, il y a 150 millions d'années. Le flysch, composé de roches relativement tendres, a permis la genèse de reliefs peu accusés et sensibles à l'érosion : de nombreuses coulées boueuses tapissent des combes et des versants où ont pris place de nombreux cônes d'éboulis, ravines torrentielles et dépôts glaciaires. (1')

      Le flysch"De l’allemand fließen, « couler », le flysch est un faciès géologique qui a la particularité de glisser facilement sur les pentes. Typiquement un flysch est constitué par une alternance de bancs de grès (en bas) et de schistes argileux (en haut). Les flyschs se forment par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Ils proviennent de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers des eaux plus profondes. Ces boues et ces sables se redéposent au fond de l’océan par décantation : gros grains dessous, petits grains dessus. On parle de granuloclassement, d'où la présence d’une stratification. Ces dépôts ont eu lieu juste avant la disparition de la Téthys Ligure ou océan liguro-piémontais, il y a 65 millions d’années environ." à helminthoïdes"Le flysch du Crétacé à helminthoïdes se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes sur la roche, faisant penser à des vers (grec elmins « ver », d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »).
Ce type de trace fossile ou ichnofossile correspond probablement au déplacement d'un animal. Ce dernier n'est pas connu."
, qu'on trouve aux alentours du
lac du Crachet, désigne à l'origine un faciès"Du latin "facies", signifiant "forme, aspect", un faciès géologique comprend toutes les roches d'une certaine localité ou région qui se sont formées ou transformées dans les mêmes conditions physiques et chimiques. (D'après https://www.aquaportail.com/definition-7554-facies-geologique.html)" lithologique, c'est-à-dire un ensemble de roches, pouvant être différentes les unes des autres, dans une région donnée, et qui ont effectué le même voyage tectonique, dans les mêmes conditions physiques et chimiques. Ce faciès a la particularité de glisser facilement sur les pentes, d'où le nom de flysch, de l’allemand fließen, « couler ».


       Le flysch est constitué par une alternance de bancs de grès"Le grès est une roche sédimentaire détritique, issue de l’agrégation et de la cimentation (ou diagenèse) de grains de sable composés de silice (quartz)." (en bas) et de schistes"La schistosité est la texture feuilletée caractéristique, formée par une succession de plaques très fines, que prennent les roches après avoir subi un métamorphisme." argileux"Du latin « argilla », argile, l'argile désigne une famille de minéraux, les silicates SiO44-, ou une particule dont la granulométrie (dimension) est inférieure à 4 microns." (en haut). Les flyschs se forment par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Ils proviennent de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers des eaux plus profondes. Ces boues et ces sables se redéposent au fond de l’océan par décantation : gros grains dessous (bancs de grès), petits grains dessus (schistes argileux). On parle de granuloclassement, d'où la présence d’une stratification. Le flysch est probablement le dernier sédiment déposé, au Crétacé"Du latin « cretaceus », « qui contient de la craie », le Crétacé est ainsi nommé en se référant aux vastes dépôts crayeux marins datant de cette époque et que l’on retrouve en grande quantité en Europe, notamment dans le Nord de la France. Le Crétacé (entre -145 et -66 Ma) est la dernière Période du Mésozoïque ou Ère secondaire." supérieur (entre -100 et -66 millions d'années), dans la Téthys ligure ; c'est-à-dire "juste avant" la fermeture dudit océan, il y a 65 millions d'années. Ce flysch n’a pas subi de métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá, au-delà, après et morphế, forme) désigne "l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide."
Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010"
, car il aurait échappé à la subduction"La subduction (latin subductio, "action de tirer sur le rivage") est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparaît sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse)." alpine. (2)


       Le flysch"Typiquement un flysch est constitué par une alternance de bancs de grès (en bas) et de schistes argileux (en haut). Les flyschs se forment par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Ils proviennent de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers des eaux plus profondes. Ces boues et ces sables se redéposent au fond de l’océan par décantation : gros grains dessous, petits grains dessus. On parle de granuloclassement, d'où la présence d’une stratification. Ces dépôts ont eu lieu juste avant la disparition de la Téthys Ligure ou océan liguro-piémontais, il y a 65 millions d’années environ." à helminthoïdes"Le flysch du Crétacé à helminthoïdes se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes sur la roche, faisant penser à des vers (grec elmins « ver », d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »).
Ce type de trace fossile ou ichnofossile correspond probablement au déplacement d'un animal. Ce dernier n'est pas connu."
désigne une variété de flysch relativement riche en lits calcaires"Du latin calcarius, « calcaire, chaux », les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3.", qui affleure sur de grandes surfaces, notamment en Embrunais et en Ubaye. Il se caractérise par la présence de "dessins" serpentiformes sur la roche, faisant penser à des vers (grec elmins, d'où le mot helminthoïde, « en forme de ver »). Ce type de trace fossile ou ichnofossile"Du grec « íkhnos », « trace, piste » et « fossilis », « tiré de la terre », un ichnofossile est une empreinte ou une trace d’activité d’organisme fossilisée dans les sédiments." correspond probablement au déplacement d'un animal qui parcourait la surface d'une vase en décrivant des sillons ordonnés équidistants (3).  Cet animal n'a pas été identifié. (Voir des traces fossiles à proximité du lac de Sainte-Marguerite : ici, ici et )

       Le flysch à helminthoïdes a été déposé par une nappe de charriage"Une nappe de charriage est un grand ensemble cohérent de roches, de plusieurs centaines ou milliers de kilomètres cubes, qui, lors d'une orogenèse (formation de montagnes), ont été décollées du socle sur lequel elles reposaient, puis déplacées sur de grandes distances (plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres) et enfin déposées par-dessus un autre ensemble rocheux. Les roches charriées sont qualifiées d'allochtones, et les roches non-déplacées, d'autochtones." (transport tectonique) qui a parcouru plusieurs milliers de kilomètres, depuis un domaine marin lointain situé à l'EST ou au SUD-EST. Isolée par la suite par l'érosion, elle recouvre ainsi les montagnes de Vars, de Risoul, de Furfande et de l'Embrunais. Le flysch à helminthoïdes témoigne de cette façon du charriage qui a eu lieu par-dessus la zone briançonnaise, juste avant son soulèvement final. (4) (5)

       Le flysch est "normalement" constitué par une alternance de bancs de grès et de schistes argileux (flysch gréseux). Pourtant, dans certains cas, ce sont des bancs calcaires qui prédominent, d'où le nom de "flysch calcaire" donné à cette formation. Ce flysch se trouve ainsi sous deux faciès (calcaires et gréseux"Le grès est une roche sédimentaire détritique, issue de l’agrégation et de la cimentation (ou diagenèse) de grains de sable composés de silice (quartz)."), qui coexistent à la fois latéralement et sur une même verticale. Aux alentours du lac du Crachet, on les retrouve sur les sommets et les versants. Dans l'Embrunais et dans l'Ubaye, la nappe du Parpillon est constituée de flysch à prédominance de bancs calcaires vers le haut et gréseux vers le bas, qui repose sur une semelle stratigraphique de schistes argileux noirs. Cette nappe, dont l'épaisseur est d'environ 1 km, a été charriée au tout début du Miocène"Du grec meioon, "moins" et kainos, "nouveau", c'est à dire "moins récent", car cette période comporte moins d'invertébrés marins modernes que le Pliocène, le Miocène est la première époque du Néogène et la quatrième de l'ère Cénozoïque. Il s'étend de -23 à -5 millions d'années." (entre -23 et -5 Ma), il y a plus de 20 millions d'années, c'est à dire plus de 40 millions d'années après la fin de la sédimentation à l'origine de la formation de flysch à helminthoïdes. (5) (6) (7) (8) (9)

          Dans l'éboulis, au SUD-OUEST du lac du Crachet, on observe une coulée plus ou moins végétalisée (plutôt moins que plus dans ce cas !) : c'est une coulée de gélifluxion"Du latin « gelu », « gelée, glace, grand froid », et « fluctio », écoulement, la gélifluxion est un glissement de terrain sur sol dégelé en surface et encore gelé en profondeur." ou cryoturbation. Elle a pour origine le dégel en surface d'un sol encore gelé. Lors de la fonte des neiges, l’eau ne parvient pas à s’enfoncer dans le sous-sol car ce dernier est encore gelé. De la boue de flysch se forme alors et glisse vers le bas de la pente, entraînant avec elle des cailloux, de la terre et du gazon. Ces coulées progressent à la faveur des alternances de gel et de dégel. (Voir ici)
 

  N°1 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°1' d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

  N°2 Jacques DEBELMAS, Pierre ANTOINE, Hubert ARNAUD, Maurice GIDON (2011)
« L'exploration géologique des Alpes franco-italiennes » ; Éditeur : Presses de l'École des mines ; page 16

  N°3 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°4 Pierre TRICART, Marcel LEMOINE (2013)
« À la découverte de la géologie des sentiers du Queyras »
Éditions du BRGM

  N°5 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°6 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°7 Christian CARON, Reinhard HESSE, Claude KERCKHOVE, Peter HOMEWOOD, Jan van STUIJVENBERG, Norman TASSE, et Wilfried WINKLER (1981)
Comparaison préliminaire des flyschs à Helminthoïdes sur trois transversales des Alpes
Eclogae geol. Helv. Vol. 74/2 Pages 369-378

  N°8 Claude KERCKHOVE (1969)
La Zone du flysch dans les nappes de l’Embrunais-Ubaye (Alpes occidentales)
Géologie Alpine, t. 45, 1969, p. 5-204
Thèse de doctorat

  N°9 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

 

  Contexte écologique du lac

      Situé dans la partie SUD-EST du département des Hautes-Alpes, au SUD-EST d'Embrun, le large secteur qui héberge le lac du Crachet (2 238 m) prend place dans la zone biogéographique intra-alpine dauphinoise (carte). Il est soumis à un climat montagnard de type continental marqué. Le mélézin (Larix decidua) constitue la formation forestière dominante. Il est parfois associé au Pin sylvestre (Pinus sylvestris), comme à l'entrée de la vallée de Crévoux, au Sapin (Abies alba) et à l'Épicéa (Picea abies) à l'ubac du vallon de Vachères (au NORD-EST de la station des Orres) et au Pin cembro (Pinus cembra) dans les parties supérieures. Le site est composé aussi de landes, de prairies, de pâturages subalpins et de pelouses alpines à dominante calcicole. Se trouvent aussi des rocailles, des éboulis et quelques zones humides.

      Quatre habitats déterminants sont présents sur cet espace naturel :
- les bas-marais"Partie la plus basse d'un marais." cryophiles d'altitude des bords de sources et suintements à Laîche des frimas (Carex frigida) qui apparaissent ponctuellement dans de nombreux secteurs de ce site,
- les sources pétrifiantes d'eau dure (les sources et cascades pétrifiantes de la Muande en aval de Crévoux) qui engendrent d'importantes concrétions de tuf ruisselant le long du versant,
- les pinèdes fraîches d'ubac sur calcaire de Pin à crochets (Pinus uncinata) et de Pin sylvestre (Pinus sylvestris),
- les éboulis calcaires fins, représentés notamment par des formations à Liondent des montagnes (Leontodon montanus) et à Bérardie laineuse (Berardia subacaulis).

      De nombreux autres habitats remarquables sont également présents. Ce sont :
- les bas-marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana),
- les bas-marais acides,
- les formations végétales des rochers et falaises calcaires,
- les éboulis calcaires alpins,
- les mélézins"Forêt de Mélèzes."-cembraies"Forêt de Pins cembro ou Arole." ou forêts de Mélèze (Larix decidua) et de Pin cembros (Pinus cembra),
- les landes épineuses oro-méditerranéennes à Astragale toujours verte (Astragalus sempervirens),
- les prairies de fauche d'altitude,
- les mégaphorbaies"Une mégaphorbaie (du grec mega, grand et phorbē, paturage) est une formation végétale luxuriante, constituée de grandes herbes, de 1,5 m à plus de 2 m de hauteur, se développant sur des sols riches, frais, non-acides et humides." montagnardes et subalpines, formations opulentes de hautes herbes des combes humides et fraîches.

      Le site renferme sept espèces végétales déterminantes :
- Deux sont protégées au niveau national :
   - l'Androsace pubescente (Androsace pubescens),
   - la Laîche bicolore (Carex bicolor), rare Cypéracée des marécages arctico-alpins froids d'altitude.
- Une est protégée en région Provence Alpes Côte d'Azur :
   - le Jonc arctique (Juncus arcticus), autre plante arctico-alpine rare des marécages et bords de ruisselets.
- Quatre espèces n'ont pas de statut de protection :
   - la Gentiane asclépiade (Gentiana asclepiadea),
   - la Laîche très noire (Carex atrata var. aterrima),
   - le Pied d'alouette douteux (Delphinium dubium), spectaculaire Renonculacée des mégaphorbiaies subalpines, des aulnaies"Forêt d'Aulne." vertes et des prairies fraîches,
   - la Potentille des neiges (Potentilla nivalis).

      Ce large espace naturel comprend aussi six espèces végétales remarquables :
- Quatre sont protégées au niveau national :
   - la Bérardie laineuse (Berardia subacaulis), Composée archaïque endémique des Alpes du Sud occidentales, typique des éboulis calcaires à éléments fins,
   - la Primevère marginée (Primula marginata), spectaculaire plante des parois calcaires,
   - le Scirpe alpin (Trichophorum pumilum), rare Cypéracée circumboréale des bas-marais froids d'altitude,
   - l'Ancolie des Alpes (Aquilegia alpina).
- Une est protégée en région Provence Alpes Côte d'Azur :
   - la Minuartie des rochers (Minuartia rupestris subsp. rupestris).
- Une espèce n'a pas de statut de protection :
   - le Genépi noir (Artemisia genipi).

      Les Mammifères sont représentés par :
- le Bouquetin des Alpes (Capra ibex), espèce déterminante emblématique des Alpes,
- le Lièvre variable (Lepus timidus).

      Parmi les Oiseaux nicheurs se trouvent :
- l'Aigle royal (Aquila chrysaetos),
- le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), Rapace diurne rupestre assez rare et déterminant mais aujourd'hui en augmentation en tant que nicheur,
- l'Autour des palombes (Accipiter gentilis),
- le Tétras lyre (Tetrao tetrix), Galliforme remarquable fragile emblématique des Alpes,
- le Lagopède des Alpes (Lagopus lepus), autre Galliforme emblématique, relique glaciaire qui vit dans des milieux variés au-dessus de la limite des forêts, qui fréquente les reliefs de croupes et de crêtes fréquemment balayés par le vent (reliefs qui de ce fait sont à la fois déneigés [l'animal y trouve sa nourriture] et enneigés [l'animal peut s'y enfouir pour se protéger]),
- la Chevêchette d'Europe (Glaucidium passerinum), espèce euro sibérienne déterminante et rare de la taïga et des forêts claires de résineux dans les Alpes (mélézins"Forêt de Mélèzes.", sapinières"Forêt de Sapins.", pessières"Forêt d'Épicéas.", cembraies"Forêt de Pins cembro ou Arole."),
- la Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) autre espèce de Chouette forestière déterminante,
- le Pic noir (Dryocopus martius),
- le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), nicheur remarquable peu fréquent, d'affinité montagnarde, inféodé aux alpages (où il vient s'alimenter) situés à proximité de falaises où il niche,
- le Tichodrome échelette (Tichodroma muraria),
- le Sizerin flammé (Carduelis flammea), nicheur localisé et assez peu fréquent, que l'on rencontre dans les aulnaies vertes, les ripisylves"Du latin « ripa », rive et « silva » forêt,la ripisylve "forêt riveraine" désigne l'ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d'un cours d'eau.", les mélézins et les rhodoraies"Une rhodoraie est une lande à Rhododendron.",
- le Tarin des aulnes (Carduelis spinus), nicheur rare et remarquable, lié aux forêts de conifères,
- le Venturon montagnard (Carduelis citrinella), espèce paléomontagnarde remarquable, typique des boisements de conifères semi-ouverts,
- la Niverolle alpine (Montifringilla nivalis), espèce paléomontagnarde remarquable, caractéristique des pelouses avec escarpements rocheux des étages alpin et subnival des massifs montagneux les plus élevés.

      Les insectes sont quant à eux représentés par quatre espèces déterminantes de Lépidoptères :
- l'Alexanor (Papilio alexanor), protégée au niveau européen, rare et dont l'aire de répartition est morcelée, inféodée aux éboulis et pentes rocailleuses jusqu'à 1 700 m d'altitude où croît sa plante hôte locale Ptychotis saxifraga,
- le Moiré aveugle (Erebia pharte), espèce alpine de la sous-famille des Satyrinés liée aux prairies subalpines humides et aux pelouses entre 1 500 et 2 000 m et sensible au surpâturage,
- le Moiré piémontais (Erebia aethiopellus), Lépidoptère endémique franco-italien cantonné aux Alpes occidentales, inféodé aux pelouses alpines sèches à Fétuque paniculée (Festuca paniculata),
- l'Isabelle (Actias isabellae), espèce emblématique des Alpes du Sud, protégée au niveau européen, de répartition ouest-méditerranéenne morcelée (en France : Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence et Pyrénées-Orientales), principalement inféodée aux peuplements de Pin sylvestre des versants abrités entre 600 et 1 800 mètres d'altitude.

      Ces quatre espèces de Lépidoptères (Papillons) sont accompagnées de plusieurs espèces remarquables :
- l'Apollon (Parnassius apollo), espèce d'affinité montagnarde, protégée au niveau européen, peuplant les rocailles, pelouses et éboulis à Crassulacées et Saxifragacées entre 500 et 2 500 m d'altitude,
- le Petit Apollon (Parnassius corybas sacerdos), espèce protégée en France, des bords des torrents et autres zones humides des étages subalpin et alpin, dont la chenille est inféodée au Saxifrage faux aizoon (Saxifraga aizoides),
- le Céphalion (Coenonympha gardetta macromma), sous espèce de la sous famille des Satyrinés, endémique du centre et de l'OUEST des Alpes, à aire de répartition disjointe, inféodée aux pelouses et fourrés de l'étage subalpin,
- l'Hespérie du pas d'âne (Pyrgus cacaliae), espèce de la famille des Hespéridés, dont la répartition est limitée aux Alpes avec deux isolats"L'isolat désigne une espèce complètement isolée, au sein de laquelle n'existe aucun échange génétique avec le reste du monde, et qui se trouve être ainsi menacée par son confinement." en Bulgarie et Roumanie, liée à des potentilles dans les pelouses subalpines, surtout en bordure de zones humides.    

(En savoir plus).

      Inventaire de la faune et de la flore: INPN
 

  N°1 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

 

 

Photo n°202107071
Lac du Crachet (2 238 m) (Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac du Crachet (2238m).
Vue direction SUD-OUEST sur :

- le point 2559m,
- une coulée de gélifluxion (ou cryoturbation) dans un éboulis de flysch à helminthoïdes.

   Dans l'éboulis, au SUD-OUEST du lac du Crachet, on observe une coulée plus ou moins végétalisée (plutôt moins que plus dans ce cas !) : c'est une coulée de gélifluxion ou cryoturbation. Elle a pour origine le dégel en surface d'un sol encore gelé. Lors de la fonte des neiges, l’eau ne parvient pas à s’enfoncer dans le sous-sol encore gelé. De la boue de flysch se forme alors et glisse vers le bas de la pente, entraînant avec elle des cailloux, de la terre et du gazon. Ces coulées progressent à la faveur des alternances de gel et de dégel.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107065
Lac du Crachet (2 238 m) (Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac du Crachet (2238m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le Pic Saint-André (2863m) (flysch à helminthoïdes calcaire), à gauche,
- le Mont Tailland (2938m) (flysch à helminthoïdes gréseux), au centre,
- le Pic de Crévoux (2649m) (flysch à helminthoïdes gréseux), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

72

Photo n°202107072
Lac du Crachet (2 238 m) (Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac du Crachet (2238m).
Vue direction EST-SUD-EST sur le Col du Crachet (2631m), au centre gauche.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107067
Lac du Crachet (2 238 m) (Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Point 2559m au SUD-OUEST du lac du Crachet.
Vue sur des bancs de flysch à helminthoïdes.

Les deux bancs gris clair plus épais sont calcaires.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107066
Lac du Crachet (2 238 m) (Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Point 2559m au SUD-OUEST du lac du Crachet.
Vue sur des bancs de flysch à helminthoïdes.

Les deux bancs gris clair plus épais sont calcaires.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107068
Lac du Crachet (2 238 m) (Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac du Crachet (2238m).
Vue direction NORD sur :

- le Pic de Crévoux (2649m) (flysch à helminthoïdes gréseux), au centre gauche,
- la Crête de l’Eyssina, sur toute la partie droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107070
Lac du Crachet (2 238 m) (Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac du Crachet (2238m).
Vue direction NORD-NORD-OUEST sur :

- le Mont Tailland (2938m) (flysch à helminthoïdes gréseux), à gauche au fond,
- le Pic de Crévoux (2649m) (flysch à helminthoïdes gréseux), au centre au fond,
- la Crête de l’Eyssina, sur toute la partie droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107069
Lac du Crachet (2 238 m) (Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac du Crachet (2238m).
Vue direction NORD-OUEST sur :

- le Pic Saint-André (2863m) (flysch à helminthoïdes calcaire), au centre gauche,
- le Mont Tailland (2938m) (flysch à helminthoïdes gréseux), au centre,
- le Pic de Crévoux (2649m) (flysch à helminthoïdes gréseux), au centre droit,
- la Crête de l’Eyssina, la droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°202107073
Lac du Crachet (2 238 m) (Embrunais, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Vallée du Torrent de Crévoux.
Vue direction OUEST sur :

- La Chalp, au premier plan,
- Crévoux, au second plan,
- Embrun, au troisième plan,
- des bancs de flysch à helminthoïdes calcaire, sur la droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

 

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