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Lac d'Asti (2925m)

Queyras

Hautes-Alpes

 

Latitude  44° 41' 43'' N
Longitude 7° 00' 12'' E
Altitude 2 925 m

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



  Itinéraires d'accès au lac

HORS SENTIER, ASSEZ COURT ET ASSEZ FACILE

      Le lac d'Asti (2 925 m) (Queyras, Hautes-Alpes) se situe au NORD-EST du col Agnel (2 744 m) (16 km à l'EST de Molines-en-Queyras par la D 205T (carte n°1), et également sur la rive gauche du Guil, au-dessus et au SUD du hameau de l'Échalp (1 701 m) (4 km au SUD-EST de Ristolas (1 610 m) par la D 947) (carte n°2). Au moins deux accès routiers et deux départs de randonnée sont possibles.

- Départ : parking (2 620 m) à proximité du refuge Agnel (carte n°1) (Randonnée N°1)
L'accès routier au parking (2 620 m) à proximité du refuge Agnel peut se faire depuis Molines-en-Queyras (accès routier n°1),  Château-Ville-Vieille (accès routier n°2), Guillestre (accès routier n°2), Briançon (accès routier n°4) ou Gap (accès routier n°5), par exemple.

-  Départ : parking de l'Échalp (1 710 m) (carte n°2) (Randonnée N°2 beaucoup plus longue)
On accède en voiture au parking de l'Échalp depuis Ristolas (accès routier n°6), Abriès (accès routier n°7), Aiguilles (accès routier n°8), Château-Ville-Vieille (accès routier n°9), Guillestre (accès routier n°10), Briançon (accès routier n°11) ou Gap (accès routier n°12), par exemple.

      Voici les itinéraires de randonnée :

  N°1 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©

  N°2 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©

  N°3 d’après le site communautaire Bivouak.net www.bivouak.net, Copyright ©

 

  Contexte géologique du lac
 

      Les photographies qui suivent, montrent que le glacier rocheux d'Asti se dirige vers le lac éponyme. Bien que Google Maps qualifie ce glacier de fossile, il serait encore actif (1). En 1992, des résultats d'études menées pendant 20 ans, ont même permis d'établir que sa vitesse moyenne annuelle d'écoulement était de 6 cm/an (2).
      À noter que le glacier d’Asti (glacier "vrai", "blanc", formé de glace), qui était représenté sur la carte d’État-major de 1826, était encore présent en 1913 et représenté sur le cadastre de 1914. À cette époque le lac d’Asti n’était pas encore formé. (9)
 

Qu'est-ce qu'un glacier "vrai" ou glacier "blanc" ?

      Comme nous l'avons déjà écrit (ici) la molécule d'eau, par ses propriétés physico-chimiques bien particulières, est dotée de qualités extraordinaires. Ainsi l'eau solide est un matériau viscoplastique"De « visqueux » et de « plastique », la viscoplasticité décrit la déformation inélastique d’un matériau sous l’effet d’une contrainte continue. Le matériau se comporte comme s’il était composé d'un solide plastique et d'un fluide visqueux où l'écoulement serait dépendant de certains paramètres." qui s’écoule par déformation, c'est-à-dire qui flue"Du latin « fluo », couler, le fluage caractérise la déformation lente d'un solide soumis à de fortes pressions qui le fait se comporter comme un liquide visqueux." juste sous l’effet de son propre poids. La glace peut être comparée à un liquide très visqueux capable de s'écouler le long d'une pente. Sa viscosité"Du latin « viscum », gui, glu, la viscosité représente la résistance d’un fluide ou d’un solide à l’écoulement.", très élevé, est dépendante de la température : 1,5 x 1013 Pascals.seconde à -13°C. C'est à dire 1016 fois plus que celle de l'eau liquide à 0°C ! La glace se déplace non pas parce qu'elle fond, mais parce qu'elle se comporte à la manière d'un liquide.

      Lorsque la température annuelle est inférieure à 0°C, la neige qui s’amasse au cours du temps se tasse sous le poids des dépôts successifs et se transforme en glace. L'épaisseur de la couche ainsi formée, pourrait atteindre plus d'une dizaine de kilomètres, au fils des millénaires, si la glace restait figée ! Mais cette eau solide répond aux lois de la rhéologie"Du grec « rheo », couler et « logos », étude, la rhéologie est l'étude de la déformation et de l'écoulement de la matière sous l'effet d'une contrainte appliquée. La matière étudiée peut être liquide ou solide. Pour un solide, la déformation peut être cassante ou ductile." et s'écoule généralement le long d'une pente : c'est un glacier.

      Le glacier se forme dans une partie de l'appareil glaciaire nommée "zone d’accumulation" (chutes de neige). Des processus d’écoulement entrent alors en jeu et amènent l’excès de glace sous la limite des neiges persistantes (température annuelle ≥ 0°C). La glace fond dans ce secteur nommée "zone d’ablation". L'eau solide peut aussi être conduite dans une zone permettant le détachement de fragments du glacier, comme dans le cas des glaciers alpins suspendus. Généralement retenus par un verrou qui surplombe des pentes rocheuses escarpées, ces derniers ne possèdent pas de zone de fusion. L’ablation se fait par vêlage"Le vêlage est la perte de fragments par un glacier, sous forme d'icebergs qui se retrouvent dans une étendue d'eau (mer, lac proglaciaire, etc...)." de séracs"Du latin populaire « seraceum », « sérums », « petit-lait », le sérac est un fromage blanc fabriqué à partir de petit-lait (lactosérum). Par leur ressemblance à ce fromage, les blocs de glace provenant d’un glacier portent eux aussi ce nom.".

      Deux processus prédominent dans l’écoulement d’un glacier.
1) La déformation de la glace.
Comme écrit ci-dessus, la glace est un matériau viscoplastique"De « visqueux » et de « plastique », la viscoplasticité décrit la déformation inélastique d’un matériau sous l’effet d’une contrainte continue. Le matériau se comporte comme s’il était composé d'un solide plastique et d'un fluide visqueux où l'écoulement serait dépendant de certains paramètres." qui s’écoule par déformation, c'est-à-dire qui flue"Du latin « fluo », couler, le fluage caractérise la déformation lente d'un solide soumis à de fortes pressions qui le fait se comporter comme un liquide visqueux." sous l’effet de son propre poids. Ce mécanisme d’écoulement est nécessaire et suffisant pour que la glace se déplace. Les glaciers des régions polaires, ainsi que les glaciers suspendus qui se trouvent dans les Alpes fonctionnent uniquement de cette façon. La température de la base de ces glaciers est inférieure au point de fusion : la base reste immobile, mais les glaciers s’écoulent. Ils sont appelés glaciers de base froide.
2) Le glissement sur le lit rocheux.
Ce mécanisme d’écoulement par glissement s’ajoute au précédant lorsque la glace basale atteint son point de fusion. Un film liquide très ténu (< 0,2 mm) (10) (identifié récemment comme plutôt un mélange d'eau glacée et de glace pilée [11]), se forme entre la glace et le lit rocheux, facilitant ainsi le déplacement de la glace par écoulement d’eau liquide et érosion du socle rocheux. Dans les Alpes, presque tous les glaciers de vallée, fonctionnent de cette façon. Ils sont appelés glaciers de base tempérée.

      Le fluage"Du latin « fluo », couler, le fluage caractérise la déformation lente d'un solide soumis à de fortes pressions qui le fait se comporter comme un liquide visqueux." de la glace intéresse aussi la formation des crevasses glaciaires. Celles-ci ne restent ouvertes qu’en surface ou proche de la surface et ne dépassent pas la trentaine de mètres en profondeur. Haut-delà, la glace flue sous la pression de son poids, refermant tout début de fracturation. Cependant, dans la zone d’accumulation, la profondeur des crevasses peut atteindre le double de celle de la zone d’ablation. Ainsi la profondeur de la rimaye"Du latin « rimari », « fendre, ouvrir, fouiller », la rimaye est une large et profonde crevasse qui marque la frontière supérieure entre le rocher (ou la glace qui y adhère) et la glace en mouvement." atteint jusqu’à 60 m. (10)

      Trois sortes de glacier peuvent être dénombrés :
- le glacier "vrai", "blanc", formé de glace, comme décrit ci-dessus,
- le glacier noir, formé lui aussi de glace, mais recouvert de débris rocheux,
- le glacier rocheux.
 

Qu'est-ce qu'un glacier rocheux ?

          Un glacier rocheux ne doit pas être confondu avec un glacier noir. Bien qu'ils soient tous les deux recouverts de débris rocheux et qu'ils se déplacent le long d'une pente, le glacier noir est simplement constitué de glace alors que le glacier rocheux est formé d'un mélange glace-pierrailles et contient des interstices assez grands. Avec une vitesse de quelques centimètres à quelques décimètres par an, la très lente progression d'un glacier rocheux est bien inférieure à celle d'un glacier classique (1).

          Le glacier rocheux est actif lorsqu'il possède, un noyau gelé, aussi nommé pergélisol"Mot-valise formé par les mots « permanent », « gel » et « sol », le pergélisol, (en anglais, « permafrost », « permanent frost », « gelé en permanence ») désigne la partie d'un sol gelée en permanence, au moins pendant deux ans, et de ce fait imperméable." ou permafrost"Mot-valise formé par les mots « permanent », « gel » et « sol », le pergélisol, (en anglais, « permafrost », « permanent frost », « gelé en permanence ») désigne la partie d'un sol gelée en permanence, au moins pendant deux ans, et de ce fait imperméable.", de plusieurs dizaines de mètres de profondeur protégé par 2 à 5 m de blocaille, un front raide (>35°) avec des blocs instables et une végétation quasiment absente (3) (4). En outre, dans les Alpes du Sud, ce type de glacier nécessite la présence de hauts vallons d'exposition NORD ou NORD-EST, avec des versants suffisamment raides et constitués de roches susceptibles de se débiter en blocs par gélifraction"La gélifraction (du latin gelu, « gelée, glace, grand froid » et fractio, « action de briser ») ou gélivation (du lation gelare, « geler ») ou cryoclastie (du grec kruos, « froid », et klasis, « briser, rompre ») est un processus géomorphologique d'altération des roches, provoqué par les cycles de gel et de dégel de l'eau. D’où l’expression « geler à pierre fendre ».
La glace occupe un volume de 9% supérieur à celui de l’eau liquide. À volume constant, la pression engendrée par cette dilatation de la glace dans ce qui la contient (roche, tuyau, bouteille,...) est énorme : elle atteint 220 GPa (soit 2 200 bars, soit 2,2 tonnes/cm2) !"
(ou gélivation"La gélifraction (du latin gelu, « gelée, glace, grand froid » et fractio, « action de briser ») ou gélivation (du latin gelare, « geler ») ou cryoclastie (du grec kruos, « froid », et klasis, « briser, rompre ») est un processus géomorphologique d'altération des roches, provoqué par les cycles de gel et de dégel de l'eau. D’où l’expression « geler à pierre fendre ».
La glace occupe un volume de 9% supérieur à celui de l’eau liquide. À volume constant, la pression engendrée par cette dilatation de la glace dans ce qui la contient (roche, tuyau, bouteille,...) est énorme : elle atteint 220 GPa (soit 2 200 bars, soit 2,2 tonnes/cm2) !"
ou cryoclastie"La gélifraction (du latin gelu, « gelée, glace, grand froid » et fractio, « action de briser ») ou gélivation (du latin gelare, « geler ») ou cryoclastie (du grec kruos, « froid », et klasis, « briser, rompre ») est un processus géomorphologique d'altération des roches, provoqué par les cycles de gel et de dégel de l'eau. D’où l’expression « geler à pierre fendre ».
La glace occupe un volume de 9% supérieur à celui de l’eau liquide. À volume constant, la pression engendrée par cette dilatation de la glace dans ce qui la contient (roche, tuyau, bouteille,...) est énorme : elle atteint 220 GPa (soit 2 200 bars, soit 2,2 tonnes/cm2) !"
ou "geler à pierre fendre") (5). De plus, pour que le noyau gelé d'un glacier rocheux ne fonde pas et que son activité soit ainsi conservée, la température moyenne annuelle de l'air doit impérativement rester inférieure à -2 °C (5) (6) (7).

          Le glacier rocheux est inactif lorsque le noyau gelé, indispensable à son fonctionnement, a fondu. Les masses pierreuses se sont affaissées. Le front de ce glacier est alors moins incliné avec des blocs stabilisés et une couverture végétale clairsemée. Il a toutefois conservé son aspect de langue (3) (5).
 

Comment fonctionne un glacier rocheux ?

          La température du mélange glace-pierrailles est inférieure à 0°C. Lorsque le manteau neigeux fond, au printemps, de l'eau s'infiltre entre les blocs et gèle en profondeur. Le volume du mélange glace-pierrailles augmente : le glacier s'écoule alors plus rapidement, sous l'effet de son propre poids. Un glacier rocheux fonctionne ainsi, à vitesse maximale, pendant une quinzaine de jours en fin de printemps, avant de retrouver son volume initial théorique (8).
          À noter qu'un glacier rocheux ne réagit pas aux fluctuations climatiques de la même manière qu'un glacier «vrai» qui connait successivement des périodes d'avancées et de reculs : le glacier rocheux ne peut qu'avancer ! (7).

 

  N°1 d’après le site LA GÉOMORPHOLOGIE GLACIAIRE http://www.geoglaciaire.net de Claude BEAUDEVIN Copyright ©

  N°2 ÉVIN Michèle (1992)
«
Origine et rythmes de progression des glaciers rocheux alpins et nord-américains »
In: Bulletin de l'Association de géographes français, 69e année, 1992-3 ( juin). pp. 271-273

  N°3 Regula FRAUENFELDER et Isabelle ROER (Traduction et adaptation française : Reynald DELALOYE) (2007)
« Les glaciers rocheux et leurs mouvements »
Les Alpes 9/2007 page 34 à 37

  N°4 PERRUCHOUD Eric (2007)
«
Suivi par GPS des déformation de glaciers rocheux et moraines de poussées dans les Alpes valaisannes »
Mémoire de master

  N°5 Pierre COSTE, Michèle ÉVIN (1990)
« ALPES Haute Ubaye - Parc national du Mercantour : Balades et randonnées »
Éditeur : Association pour le développement de la randonnée en Haute-Provence 42 Bd Victor Hugo, 04000 Digne-les-Bains ; p.91-92

  N°6 ÉVIN Michèle, ASSIER A. (1983)
«
Mise en évidence de mouvements sur la moraine et le glacier rocheux de Sainte-Anne (Queyras, Alpes du Sud - France) : le rôle du pergélisol alpin »
In: Revue de géographie alpine. 1983, Tome 71 N°2. pp. 165-178

  N°7 ÉVIN Michèle, de BEAULIEU Jacques Louis (1985)
«
Nouvelles données sur l'âge de la mise en place et les phases d'activité du glacier rocheux de Marinet I (Haute-Ubaye, Alpes du Sud françaises). »
In: Méditerranée, Troisième série, Tome 56, 4-1985. pp. 21-30

  N°8 FISCHESSER Bernard (2009)
« La vie de la montagne »
Éditions de la Martinière

  N°9 Collectif (2019)
«
Réserve naturelle nationale de Ristolas Mont Viso - Plan de gestion II 2019-2028 » page 30, 32 et 46
d'après le site Direction Générale de l'Environnement, de l'Aménagement de du Logement - Provence Alpes Côte d'Azur www.paca.developpement-durable.gouv.fr

  N°10 RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018)
« 
Éléments de Géologie » ; 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod, p. 161

  N°11 CANALE L, COMTET J, NIGNÈS A, COHEN C, CLANET C, SIRIA A, and BOCQUET L (2019)
Nanorheology of Interfacial Water during Ice Gliding
Physical Review X 9, 041025 – Published 4 November 2019

 

  Contexte écologique du Vallon du Torrent de Bouchouse, « Zone de Protection du Biotope »

      Localisé dans la partie EST du département des Hautes-Alpes et à l'EST du Parc Naturel Régional du Queyras, le Vallon du Torrent de Bouchouse, « Zone de Protection du Biotope », se situe dans la partie orientale schisteuse (schistes lustrés"Les schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subi un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.
Les schistes lustrés sont d’anciennes formations de type flysch calcaire plus ou moins gréseux déposées sur la marge distale et au pied de la marge européenne, dans le domaine de la transition continent-océan et sur la lithosphère océanique (futures ophiolites). Ces roches ont subi le métamorphisme alpin HP-BT (Haute Pression - Basse Température) (faciès des schistes bleus) vers -60 Ma puis ont été rétromorphosés (rétrométamorphisme) dans le faciès des schistes verts (T<300°C) vers - 39 et -31 Ma.
(RENARD M, LAGABRIELLE Y, MARTIN E, RAFÉLIS M (2018) ; Éléments de Géologie, 16ème édition du Pomerol, Éditions Dunod pp431-439, 601, 605).."
de la zone piémontaise) du massif du Queyras en limite frontalière avec l'Italie (carte). Cet espace naturel est situé dans la zone biogéographique intra-alpine du Briançonnais-Queyras.

      Bien que de type montagnard continental plutôt sec, le climat de ce secteur subit l’apport de masses d’air humide en provenance de l’Adriatique. Celles-ci remontent la plaine du Pô et la Lombardie vers les reliefs du Piémont et de la frontière franco-italienne où elles se refroidissent. La condensation qui s’ensuit provoque des précipitations abondantes dans les hautes vallées du Piémont et du Queyras, ainsi que la formation de mers de nuages sur les pentes des versants italiens. On donne le nom de "nebbia" (italien nebbia : brouillard) à ces nuages qui débordent de temps en temps depuis la frontière italienne. Les pluies et la "nebbia" entretiennent une certaine humidité qui contribue à l’enrichissement biologique de cette zone naturelle.

      Débutant à environ 1 670 m d'altitude, le site culmine à 3 297 m au Mont Aiguillette. Il est inclus dans les étages de végétation subalpin, alpin et nival. Entouré de crêtes ébouleuses et de barres rocheuses, il est caractérisé par de grandes étendues herbeuses de prairies subalpines, de pelouses alpines et de vastes forêts de mélèzes sur les ubacs. La présence de plusieurs lacs d'altitude, ses paysages remarquables marqués par le pastoralisme et son opulente richesse géologique, écologique et biologique font de ce territoire l'un des joyaux naturalistes des Alpes françaises.

      Les trois habitats déterminants que compte le site sont des marécages :
- les ceintures péri-lacustres des lacs froids et mares d'altitude à Linaigrette de Scheuchzer (Eriophorum scheuchzeri),
- les bas-marais"Partie la plus basse d'un marais." cryophiles d'altitude des bords de sources et suintements à Laîche des frimas (Carex frigida),
- les bas-marais pionniers arctico-alpins à Laîche bicolore (Carex bicolor), milieux d'une très grande valeur patrimoniale, qui apparaissent ponctuellement dans de nombreux secteurs de ce site, de manière très caractéristique, avec l'ensemble de leur cortège floristique.

      Dix habitats remarquables sont également présents :
- les saulaies arctico-alpines des bas-marais et bords de ruisseaux à Saule arbrisseau (Salix foetida) et des saulaies arctico-alpines des pentes rocheuses froides et humides à Saule soyeux (Salix glaucosericea) ou Saule helvétique (Salix helvetica),
- les landes épineuses à Astragale toujours verte (Astragalus sempervirens),
- les mégaphorbiaies"Une mégaphorbiaie (du grec mega, grand et phorbē, paturage) est une formation végétale luxuriante, constituée de grandes herbes, de 1,5 m à plus de 2 m de hauteur, se développant sur des sols riches, frais, non-acides et humides." montagnardes et subalpines, formations opulentes de hautes herbes des combes humides et fraîches,
- les prairies de fauche d'altitude,
- les mélézins"Forêt de Mélèzes."-cembraies"Forêt de Pins cembro ou Arole." ou forêts de Mélèze (Larix decidua) et de Pin cembro (Pinus cembra),
- les bas-marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana),
- les bas-marais acides,
- les éboulis siliceux alpins,
- les formations végétales des rochers et falaises calcaires,
- les formations végétales des rochers et falaises siliceux.

      Trois autres habitats originaux sont à remarquer :
- le glacier d'Asti est le seul du massif du Queyras,
- les fourrés d'Aulne vert (Alnus alnobetula), qui témoignent de situations particulièrement fraîches et humides dans des secteurs exposés régulièrement aux avalanches,
- les landines riches en lichens à Airelle bleue (Vaccinium uliginosum) et Azalée naine (Loiseleuria procumbens), établies au niveau des crêtes ventées et froides.

      Quarante-huit espèces végétales déterminantes sont présentes dans cet espace naturel :
Dix-sept sont protégées au niveau national :
- le Cystoptéris des montagnes (Cystopteris montana), Fougère plus fréquente dans les Alpes du Nord, n'occupant que de rares stations dans les Alpes du Sud où elle affectionne les chaos de blocs,
- la Tofieldie boréale (Tofieldia pusilla), petite plante des bas-marais arctico-alpins, extrêmement rare sur le site,
- le Panicaut des Alpes (Eryngium alpinum), connu sous le nom de Chardon bleu des Alpes, ...mais qui n'est pas un Chardon, extrêmement rare sur le site,
- le Cirse d'Allioni (Cirsium alsophilum), beau Chardon dont il s'agit ici de l'une des rares stations départementales,
- le Pastel des Alpes (Isatis alpina), Crucifère des éboulis, localisée au pourtour du Mont-Viso,
- l'Androsace des Alpes (Androsace alpina),
- l'Androsace de Suisse (Androsace helvetica),
- l'Androsace pubescente (Androsace pubescens),
- l'Androsace de Vandelli (Androsace vandellii),
- l'Astragale queue de renard des Alpes (Astragalus alopecurus), Fabacée atteignant 1 m de hauteur, à floraison spectaculaire, affectionnant les pelouses et landes d'affinités steppiques,
- le Saule à feuilles de myrte (Salix breviserrata),
- le Saule de Suisse (Salix helvetica),
- le Choin ferrugineux (Schoenus ferrugineus),
- le Saxifrage du Pays de Vaud (Saxifraga valdensis),
- la Laîche brun-noirâtre (Carex atrofusca) ,
- la Laîche bicolore (Carex bicolor), rare Cypéracée des marécages arctico-alpins froids d'altitude,
- la Laîche à petite arête (Carex microglochin), rare Cypéracée des marécages arctico-alpins froids d'altitude.
Dix-sept sont protégées en Provence-Alpes-Côte-d'Azur :
- le Dactylorhize couleur de sang (Dactylorhiza incarnata subsp. cruenta),
- l'Orchis nain des Alpes (Chamorchis alpina),
- le Jonc arctique (Juncus arcticus), plante arctico-alpine rare des marécages et bords de ruisselets,
- la Bardanette réfléchie (Lappula deflexa),
- la Cardamine de Plumier (Cardamine plumieri), Crucifère inféodée aux fissures de parois et blocs rocheux sur roches vertes (ophiolites"Du grec ophis, serpent : associations de roches [essentiellement gabbro, serpentinite, basalte] ayant la texture d'écailles de serpent."),
- la Drave des bois (Draba nemorosa),
- la Sabline de Clemente (Minuartia rupestris subsp. clementei),
- la Pyrole moyenne (Pyrola media),
- l'Azalée naine (Kalmia procumbens),
- l'Androsace septentrionalis (Androsace septentrionalis),
- la Violette des collines (Viola collina),
- la Laîche fimbriée (Carex fimbriata),
- le Pâturin vert glauque (Poa glauca),
- le Pâturin hybride (Poa hybrida), Graminée liée aux mégaphorbiaies montagnardes et subalpines, très rare dans le contexte des Alpes du Sud,
- le Trisète en épi à panicule ovale (Trisetum spicatum subsp. ovatipaniculatum),
- le Saxifrage à deux fleurs (Saxifraga biflora),
- le Saxifrage fausse diapensie (Saxifraga diapensioides).
Quatorze sont sans statut de protection particulier :
- le Buplèvre des Alpes (Bupleurum alpigenum), grand Buplèvre localisé en France à la haute-vallée de la Durance et au Queyras, où il occupe les prairies de fauche, les mégaphorbiaies et les lisières forestières fraîches,
- l'Armoise noirâtre (Artemisia atrata),
- la Campanule en thyrse (Campanula thyrsoides), grande Campanule à fleurs jaunes en voie de raréfaction du fait de l'intensification du pastoralisme,
- la Passerage de Villars (Lepidium villarsii),
- le Raisin d'ours des Alpes (Arctostaphylos alpinus),
- le Sainfoin de Briançon (Hedysarum brigantiacum), Fabacée récemment décrite,
- le Scirpe de Hudson (Trichophorum alpinum), rare Cypéracée des bas-marais arctico-alpins,
- la Laîche très noire (Carex atrata var. aterrima),
- la Luzule du Piémont (Luzula pedemontana),
- l'Oréochlora fausse seslérie (Oreochloa seslerioides),
- la Calamagrostide velue (Calamagrostis villosa), Graminée associée aux mégaphorbiaies et aux forêts subalpines de conifères en situations fraîches, sur substrats acides,
- la Renoncule à feuilles de Rue (Callianthemum coriandrifolium),
- le Pied-d'alouette douteux (Delphinium dubium), spectaculaire Renonculacée des mégaphorbiaies subalpines, des aulnaies vertes et des prairies fraiches,
- le Saxifrage à tige dressée (Saxifraga adscendens).

      En outre, ce site abrite dix espèces remarquables.
Trois sont protégées au niveau national :
- la Primevère marginée (Primula marginata), spectaculaire plante des parois calcaires,
- le Scirpe alpin (Trichophorum pumilum), rare Cypéracée circumboréale des bas-marais"Partie la plus basse d'un marais." froids d'altitude,
- l'Ancolie des Alpes (Aquilegia alpina).
Deux sont protégées en Provence-Alpes-Côte-d'azur :
- la Minuartie des rochers (Minuartia rupestris subsp. rupestris),
- le Saule pubescent (Salix laggeri), arbuste endémique des Alpes qui pousse dans les alluvions humides et sur les berges de torrents.
Cinq sont sans statut de protection particulier :
- le Cystoptéris de Dickie (Cystopteris dickieana),
- le Pissenlit à ligules en capuchon (Taraxacum cucullatum),
- le Génépi noir (Artemisia genipi),
- la Gentiane de Schleicher (Gentiana schleicheri),
- l'Anémone de Haller (Pulsatilla halleri), belle Renonculacée à floraison printanière typique des pelouses et rocailles ventées.

      Parmi les Mammifères du site, se trouvent :
- le Bouquetin des Alpes (Capra ibex), Ongulé déterminant dont les populations locales sont issues de réintroductions,
- le Lièvre variable (Lepus timidus), Lagomorphe remarquable, relique de l'époque glaciaire, fréquentant des milieux assez variés (alpages, éboulis, landes, forêts, pelouses, champs, cultures, friches) entre 1 200 à 3 100 m d'altitude.

      Le peuplement d'Oiseaux est représenté par :
- le Gypaète barbus (Gypaetus barbatus), grand rapace charognard réintroduit avec succès dans la vallée voisine de l'Ubaye et qui explore le Queyras à la recherche de nourriture,
- la Bondrée apivore (Pernis apivorus),
- l’Aigle royal (Aquila chrysaetos),
- le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), Falconidé déterminant,
- l'Autour des palombes (Accipiter gentilis),
- la Caille des blés (Coturnix coturnix),
- le Tétras lyre (Tetrao tetrix), Galliforme remarquable, emblématique des Alpes,
- le Lagopède alpin (Lagopus mutus), Galliforme remarquable, d'origine arctique, relique de l'époque glaciaire dans les Alpes, où il occupe les reliefs de croupes et de crêtes, fréquemment balayés par le vent (reliefs qui de ce fait sont à la fois déneigés [l'animal y trouve sa nourriture] et enneigés [l'animal peut s'y enfouir pour se protéger]),
- la Chevêchette d'Europe (Glaucidium passerinum), petit rapace nocturne (Strigidé), caractéristique des forêts de conifères d'altitude,
- le Tichodrome échelette (Tichodroma muraria), espèce paléo-montagnarde remarquable et relativement rare, recherchant les gorges et escarpements rocheux,
- le Grand duc d'Europe (Bubo bubo),
- la Pie grièche écorcheur (Lanius collurio),
- le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), Corvidé nicheur remarquable, peu fréquent, inféodé aux alpages où il vient s'alimenter situés à proximité de falaises où il niche,
- le Tarin des aulnes (Carduelis spinus), Fringillidé montagnard rare dans les Alpes du Sud,
- le Sizerin flammé (Carduelis flammea), Fringillidé nicheur localisé et assez peu fréquent, que l'on rencontre dans les aulnaies vertes, les mélézins et les rhodoraies"Une rhodoraie est une lande à Rhododendron.",
- la Niverolle alpine (Montifringilla nivalis), Passéridé paléo-montagnard remarquable, caractéristique des pelouses avec escarpements rocheux des étages alpin et subnival des massifs montagneux les plus élevés,
- le Bruant fou (Emberiza cia).
- le Bruant ortolan (Emberiza hortulana),
- le Cincle plongeur (Cinclus cinclus), Passereau caractéristique des torrents montagnards,
- le Pic noir (Dryocopus martius),
- la Huppe fasciée (Upupa epops), Oiseau remarquable d'affinité méridionale.

      Parmi les Amphibiens ou Batraciens, se trouve :
- la Salamandre de Lanza (Salamandra lanzai), Urodèle déterminant et rare, endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." du SUD-OUEST de l'arc alpin, habitant les pelouses alpines humides et proches de ruisseaux ainsi que les talus et pentes caillouteuses et herbeuses.

      Parmi les Insectes de cet espace naturel, se trouvent :
- l'Hespérie des frimas (Pyrgus andromedae), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») boréo-alpin remarquable, localisé et peu abondant dans les Alpes fréquentant les prairies et pelouses d'altitude, entre 1 000 et 3 000 m,
- l'Hespérie du pas-d'âne (Pyrgus cacaliae), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable de la famille des Hespéridés, dont la répartition est limitée aux Alpes avec deux isolats"L'isolat désigne une espèce complètement isolée, au sein de laquelle n'existe aucun échange génétique avec le reste du monde, et qui se trouve être ainsi menacée par son confinement." en Bulgarie et Roumanie, lié à des Potentilles dans les pelouses subalpines, surtout en bordure de zones humides,
- le Petit Apollon (Parnassius corybas sacerdos), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable et protégé en France, des bords des torrents et autres zones humides des étages subalpin et alpin, dont la chenille est inféodée au Saxifrage faux-aïzoon (Saxifraga aizoides),
- l'Apollon (Parnassius apollo), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable d'affinité montagnarde, protégé au niveau européen, peuplant les rocailles, pelouses et éboulis à Crassulacées et Saxifragacées entre 500 et 2 500 m d'altitude,
- le Moiré piémontais (Erebia aethiopellus), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») déterminant, endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." franco-italien, cantonné aux Alpes occidentales, inféodé aux pelouses alpines sèches à Fétuque paniculée (Festuca paniculata),
- le Moiré des pâturins (Erebia melampus), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." du massif alpin, rare et localisée au niveau régional,
- l'Azuré du Serpolet (Maculinea arion), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») remarquable et protégé au niveau européen, inféodé aux bois clairs et ensoleillés, pelouses et friches sèches avec présence de ses plantes hôtes, des Serpolets (pour sa chenille) et de sa principale fourmi hôte, Myrmica sabuleti (pour sa larve), jusqu'à 2 400 m d'altitude,
- la Miramelle piémontaise (Epipodisma pedemontana), Criquet remarquable des prés et landes des étages alpin et subalpin, entre 1 800 et 2 900 m d'altitude, endémique des Alpes franco italiennes,
- le Criquet ensanglanté (Stethophyma grossum), espèce remarquable d'affinité euro-sibérienne, en forte régression en dehors des Alpes, strictement liée aux prairies très humides et aux surfaces marécageuses,
- le Sténobothre cottien (Stenobothrus cotticus), Criquet remarquable, endémique des Alpes, inféodé aux éboulis et aux rochers à végétation maigre et  aux pelouses écorchées entre 2 000 et 2 800 m d'altitude, endémique de l'arc alpin.

      Le Vallon du Torrent de Bouchouse est relativement enclavé et dispose de peu de connexions avec les vallons voisins français et italiens par l'intermédiaire de quelques hauts cols, crêtes ébouleuses et entrées de vallons, ce qui a favorisé le développement d'espèces animales et végétales endémiques et la préservation d'un certain nombre de taxons"Du grec taxis « classement », « ordre », le taxon correspond à un rang de classification des êtres vivants, quel qu'en soit le niveau : Espèce, Genre, Famille, Ordre, Classe, Embranchement, Règne, Domaine. Hormis l'espèce, le nom du taxon porte toujours une majuscule." rarissimes.

      La présence même de cols et de lacs de hautes altitudes accessibles au sein de paysages grandioses, engendre une fréquentation touristique estivale très élevée. Cette sur-fréquentation peut avoir des conséquences directes sur la flore et ses habitats, en particulier aux abords des lacs (piétinement du sol et des plantes, cueillette...). À cela s'ajoute l'attrait pour le Génépi noir (Artemisia genipi) et le Génépi des glaciers (Artemisia glacialis) sur les éboulis de calcschiste"Schiste métamorphique calcaire, où la calcite CaCO3 est associée à du mica. Avant le métamorphisme, c'était un mélange de calcaire et d'argile, c'est à dire de marne.". La cueillette à des fins commerciales peut aboutir ponctuellement à l’arrachage excessif de ces plantes ainsi qu’à l’érosion accélérée du sol par piétinement.

(En savoir plus).

      Inventaire de la faune et de la flore: INPN
 

  N°1 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

  N°2 Collectif
Études des lacs de haute altitude comme milieux sentinelles pour le suivi des retombées atmosphériques et de leurs effets - Programme ECCOREV 2012
d’après le site ECCOVEV - Écosystèmes Continentaux et Risques Environnementaux www.eccorev.fr, CNRS - Université Aix Marseille

 

 

Photo n°201507048
Lac d'Asti (2925m) et glacier rocheux d'Asti (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Lac d'Asti (2925m).
Vue direction NORD-NORD-OUEST sur :

- le glacier rocheux d'Asti, à gauche,
- la Crête de la Taillante (3197m), au second plan.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507044
Lac d'Asti (2925m) et glacier rocheux d'Asti (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac d'Asti (2925m).
Vue direction NORD sur :

- le glacier rocheux d'Asti, sur la gauche,
- la Crête de la Taillante (3197m), au second plan.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507049
Lac d'Asti (2925m) et glacier rocheux d'Asti (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac d'Asti (2925m).
Vue direction SUD-SUD-OUEST sur :

- le glacier rocheux d'Asti,
- le Pic d'Asti (3220m), à gauche,
- le Pain de Sucre (3208m), à droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507042
Lac d'Asti (2925m) et glacier rocheux d'Asti (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac d'Asti (2925m).
Vue direction SUD-OUEST sur :

- le glacier rocheux d'Asti,
- le Pain de Sucre (3208m).

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507043
Lac d'Asti (2925m) et glacier rocheux d'Asti (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac d'Asti (2925m).
Vue direction SUD-OUEST sur :

- le glacier rocheux d'Asti,
- le Pain de Sucre (3208m).

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507047
Lac d'Asti (2925m) et glacier rocheux d'Asti (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac d'Asti (2925m).
Vue direction NORD sur :

- le glacier rocheux d'Asti, à gauche,
- la Crête de la Taillante (3197m), au centre,
- la Tête du Pelvas (2929m), sur la droite.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507046
Lac d'Asti (2925m) et glacier rocheux d'Asti (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac d'Asti (2925m).
Vue direction NORD-NORD-OUEST sur :

- le glacier rocheux d'Asti, à gauche,
- la Crête de la Taillante (3197m), au second plan.

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507050
Lac d'Asti (2925m) et glacier rocheux d'Asti (Queyras, Hautes-Alpes)
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Lac d'Asti (2925m).
Vue direction direction EST-SUD-EST sur :

- l'Asti ou Mont Aiguillette (3287m), au centre et au fond.

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Photo n°201507045
Lac d'Asti (2925m) et glacier rocheux d'Asti (Queyras, Hautes-Alpes)
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Face EST du Pic d'Asti (3220m) et glacier rocheux d'Asti.

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Photo n°201507051
Lac d'Asti (2925m) et glacier rocheux d'Asti (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Glacier rocheux d'Asti vers 2930m, à l'OUEST du lac éponyme.
Au loin à droite, se dresse le Pic d'Asti (3220m).

(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

 

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